Bénévolat

Stage engagement citoyen, 15 juin – 10 juillet 2026

Pourquoi les sciences attirent-elles moins les filles?

Trois étudiants de l’école d’ingénieurs EPF, motivés par l’envie de s’investir dans une cause qui a résonné dans leur quotidien, ont récemment effectué leur stage d’engagement citoyen du 15 juin  au 10 juillet 2026  autour d’un projet proposé par l’association.

Le sujet s’intitulait : Comment expliquer que l’attrait pour les disciplines scientifiques soit moindre chez les filles que chez les garçons ?

ADS a bénéficié de leur dynamisme et de leur réseau de jeunes étudiant-es, une belle collaboration.

 

Découvrez leurs témoignages avec des propos qui se recoupent :

TEOMAN D. :

Lors de mon stage d’engagement citoyen au sein d’ADS, j’ai travaillé, avec deux autres étudiants, sur la question : « Comment expliquer que l’attrait pour les disciplines scientifiques soit moindre pour les filles que pour les garçons ? ».
Le fait de travailler en groupe de trois a été très bénéfique. Chacun a apporté ses idées, ses connaissances et son point de vue, ce qui a enrichi nos échanges et notre réflexion. Cette collaboration nous a permis de mieux répartir les tâches, de confronter nos opinions et de construire un travail plus complet et plus pertinent.
Au cours de ce stage, j’ai compris que cette différence d’intérêt ne vient pas des capacités des filles, mais surtout des stéréotypes de genre, de l’éducation et du manque de modèles féminins dans les domaines scientifiques. Les recherches et les discussions m’ont permis de mieux comprendre les freins qui peuvent influencer les choix d’orientation.
Cette expérience a été très enrichissante. Elle m’a permis de développer mon esprit d’équipe, mon sens de l’écoute et mon esprit critique, tout en prenant conscience de l’importance de promouvoir l’égalité des chances dans les filières scientifiques.

THOMAS R. :

Effectuer ce stage au sein d’ADS BLR a été une expérience très enrichissante, tant sur le plan humain que sur le plan méthodologique. Notre mission consistait à mener une enquête autour de la problématique suivante : « Comment expliquer que l’attrait pour les disciplines scientifiques soit moindre chez les filles que chez les garçons ? ».
Pour y répondre, nous avons réalisé des interviews, conçu et diffusé un sondage, analysé des statistiques et des statistiques croisées, tout en nous appuyant sur des témoignages ainsi que sur différentes ressources mises à disposition par l’EPF. Ce travail nous a permis de mieux comprendre les nombreux facteurs qui influencent les choix d’orientation, mais aussi de découvrir des parcours inspirants et des points de vue variés.
Au-delà de cette enquête, ce stage nous a appris à communiquer avec des interlocuteurs très différents, à travailler efficacement en équipe et à mener un projet de recherche de A à Z. Il nous a également sensibilisés aux enjeux de l’égalité des chances et de la place des femmes dans les filières scientifiques. Une expérience formatrice qui nous sera précieuse pour la suite de notre parcours.

ISAAC B. :

Durant ce stage dans l’association ADS BLR, j’ai dû travailler en collaboration avec deux autres étudiants de ma classe sur le sujet : « Comment expliquer que l’attrait pour les disciplines scientifiques soit moindre pour les filles que pour les garçons ? ».
Pour mieux comprendre notre sujet sur l’intérêt des femmes et leur place dans les études scientifiques, nous avons lu deux ouvrages consacrés à cette thématique. Ces lectures nous ont permis d’approfondir nos connaissances et de mieux cerner les enjeux liés aux stéréotypes de genre afin de construire notre réflexion.

Nous avons également conçu et diffusé un sondage afin de recueillir des témoignages et des avis sur le sujet. L’analyse des réponses nous a permis de confronter nos recherches théoriques à la réalité des gens. En parallèle, nous nous sommes organisés pour contacter plusieurs intervenantes et planifier des interviews en visioconférence. Ces échanges ont enrichi notre travail grâce aux témoignages de professionnelles et de personnes engagées sur cette question.
Enfin, ce stage m’a permis de développer des compétences tant sur le plan humain que méthodologique. Tout d’abord, il m’a appris à travailler efficacement en équipe, en répartissant les tâches, en échangeant régulièrement avec mes camarades et en coordonnant notre travail tout au long du projet. Il m’a aussi fait améliorer mes capacités d’analyse, en travaillant sur une problématique de société actuelle et particulièrement enrichissante.

Forum des associations, 5 septembre 2026

Un moment d’échange pour s’investir En savoir plus…

Soirée des bénévoles, 2 juin 2026

Ensemble, on fait la différence

C’est désormais un rendez-vous ancré dans la vie d’ADS : la soirée bi-annuelle des bénévoles

Comme toujours dans la bonne humeur et dans une dynamique de partage,  les bénévoles se sont retrouvés ce 2 juin autour d’un petit buffet convivial, en profitant de cette soirée pour faire connaissance.

41 bénévoles étaient présents, se côtoyaient ainsi les plus anciens (5 ans et plus), ceux déjà expérimentés avec plus de deux ans de bénévolat à ADS et les nouveaux de l’année. L’association a eu aussi eu le plaisir d’accueillir 3 futurs bénévoles, prêts à démarrer leur première mission !

Au cours de la soirée Arnaud Hertz a abordé la nécessité d’aller plus loin dans l’aide à l’intégration des étrangers en les aidant à préparer l’examen civique . Il comporte désormais des questions de connaissance générale sur la France (histoire, géographie, culture générale, droit ..). Depuis le 1er janvier c’est devenu obligatoire pour obtenir des titres de séjour pluriannuels (2,4 ans),  une carte de résident (10 ans) ou la nationalité française. 10 bénévoles se sont déclarés intéressés pour constituer un groupe de travail sur le sujet, ce qui montre combien ADS est sensible à la précarité des étrangers.

partage bénévolesUne soirée agréable, où chacun a pu échanger librement, partager son expérience, proposer ses compétences aux 6 animateurs des groupes voire même (re) découvrir les différentes activités de notre association. C’est ainsi que, Agnès nouvelle bénévole, Véronique jusque-là bénévole à EFH, et Josette qui venait de finir une mission, se sont vues proposées des accompagnements en FLE. Carole et Béatrice ont concocté une idée d’atelier d’encadrement, Pierre a proposé de rejoindre l’équipe des bénévoles en math et Hervé le groupe EFH.

 

Nous voici prêts à accueillir les demandes de nos partenaires. Rendez-vous en décembre pour la prochaine soirée !

Stage engagement citoyen EPF, Mars-Avril 2026

Mon bilan d’engagement citoyen

À l’approche de la fin de mon stage, j’avais envie de partager avec vous un petit retour sur ces quelques semaines passées ici. Dans le cadre de ma 3ème année à l’EPF, école d’ingénieurs généralistes engagée dans les transitions, j’ai rejoint ADS BLR pour mon stage d’engagement citoyen de 10 demi-journées.

Ce que j’ai fait
J’ai eu deux missions principales :

  • Les cours de français écrit : j’ai encadré des élèves de niveaux A1/A2 et A2/B1. L’idée était vraiment de donner des clés concrètes pour que les élèves puissent progresser à l’écrit.
  • La préparation au questionnaire de connaissances : une mission plus théorique, mais essentielle pour les demandes de titres de séjours.

Ma petite touche personnelle
Pour aider les élèves à mémoriser, j’ai créé des questionnaires sur Google Forms. L’idée était de proposer une alternative à la longue fiche de questions et de rendre les révisions plus interactives. Cela devrait rendre l’apprentissage plus fluide et moins stressant pour les futurs candidats. Je suis heureux de laisser cet outil à l’association pour les prochains bénévoles.

Ce qui m’a étonné
Cette immersion m’a permis de voir les choses sous un autre angle :

  • La complexité de notre grammaire : j’ai découvert à quel point notre grammaire peut être complexe. Expliquer des règles que l’on utilise instinctivement demande beaucoup d’efforts.
  • La motivation des personnes : j’ai été marqué par la détermination des élèves. Ils avaient été peu scolarisés dans leur pays d’origine, ce qui rend leur effort encore plus impressionnant. Repartir de zéro avec de telles barrières est une leçon de persévérance admirable.
  • Les interrogations des élèves : j’ai été surpris par les questions des élèves. Leurs interrogations sur le vocabulaire et la culture française m’ont obligé à repenser ma façon d’expliquer les choses.

Ce que j’en retire 
Ces 10 demi-journées m’ont appris à être beaucoup plus flexible. J’ai compris que pour bien transmettre, il faut surtout savoir écouter et s’adapter au rythme de l’autre. C’est une expérience humaine très enrichissante.

Merci beaucoup pour votre accueil !

Parole d’éducateur/ éducatrice, 16 avril 2024

Sara, éducatrice spécialisée à Auxilia témoigne

Depuis plusieurs années, les bénévoles d’ADS s’engagent auprès de personnes et de familles hébergées par l’Association Auxilia, qui leur offre un accompagnement socio-éducatif vers un logement autonome.

Qu’apporte la complémentarité entre les bénévoles et les professionnels d’Auxilia ?

Nous posons la question à Sara Ducarteron, éducatrice spécialisée.

Sara me reçoit ce jeudi 16 avril au centre d’hébergement de l’avenue Galois à Bourg-la-Reine, là où les bénévoles d’ADS rencontrent les bénéficiaires. Auxilia gère différents services d’hébergement et de réinsertion avec au total environ 180 places. Sara intervient plus particulièrement auprès de mères seules avec leurs enfants, logées en appartement.

Elle précise les trois activités qu’ADS déploie auprès des personnes accueillies :

  • Les cours de français,
  • L’aide à l’insertion professionnelle et
  • L’atelier de soutien scolaire auprès des enfants.

Sara assure depuis 3 ans la responsabilité de ce dernier atelier et l’anime avec 2 bénévoles. Si l’accompagnement scolaire en constitue la base, son objectif est plus global : favoriser l’autonomie et la socialisation de l’enfant dans un espace différent de leur domicile, où les difficultés des parents peuvent prendre beaucoup de place.

Une partie de l’atelier est consacrée au soutien scolaire individuel et une autre aux jeux. Pendant les vacances scolaires d’autres activités, par exemple autour de la cuisine, sont proposées. La composition changeante du groupe d’enfants (les âges et les besoins de chacun), demande de la part des accompagnant(e)s beaucoup de souplesse. Les bénévoles d’ADS ont parfaitement intégré cette donnée, explique Sara. L’atelier de soutien scolaire s’enrichit grâce à leur collaboration. Sara affirme que sans les bénévoles, l’activité ne pourrait pas se maintenir sous sa forme actuelle.

Les travailleurs sociaux d’Auxilia ont inclus l’action bénévole d’ADS dans leurs pratiques d’accompagnement. Ainsi les cours de français sont évoqués avec les personnes sollicitant un hébergement dès la procédure d’admission, comme étant un axe de leur projet d’autonomie. Il en va de même pour l’insertion professionnelle, après évaluation au cours de l’hébergement. Sara souligne que la complémentarité du travail des bénévoles dans ces deux domaines permet aux travailleurs sociaux de se consacrer davantage aux questions d’ouverture des droits, de parentalité et d’accès à un logement pérenne.

Sara se soucie de la bonne intégration des bénévoles, essentielle dit-elle, pour leur bien-être et leur motivation. Le résultat est un respect mutuel de la place de chacun, professionnels et bénévoles.

Enfin, lorsque je demande de caractériser en deux mots la relation qu’elle a bâtie avec ADS, Sara répond sans hésiter :

« indispensable et fluide ».

Merci Sara pour cet échange sympathique.

 

Forum des associations

Un moment d’échange pour s’investir En savoir plus…

La soirée des bénévoles d’ADS, 17 juin 2025

Un moment d’échange et de partage

Le 17 juin en toute fin d’après-midi, une trentaine de bénévoles d’ADS se sont retrouvés dans une salle communale près de la gare RER de Bourg-la-Reine pour échanger sur leurs satisfactions, leurs préoccupations et leurs attentes dans leur mission de bénévolat.

Le président de l’association a rappelé qu’ADS avait constitué des groupes de compétences :

chacun disposant d’un référent qu’il présente. Enfin, Marie a présenté le groupe Égalité Femmes-Hommes qu’elle anime et qui organise des évènements sur de nombreux sujets liés à cette problématique et a invité celles et ceux qui le souhaitent à se joindre à ce groupe.

C’est ensuite sous une forme ludique que les participants ont pu exprimer de manière concise leurs préoccupations et leurs satisfactions dans l’exercice de leurs missions. En savoir plus…

Formation à l’approche interculturelle proposée par EthnoArt, 27-28 janvier 2025

Témoignage

Bénévole depuis quelques mois au sein de ADS, j’ai eu la chance de participer à la formation proposée par l’association EthnoArt sur l’approche interculturelle. Mon parcours professionnel de directeur de projets dans des grands groupes du BTP français ne m’avait pas donné l’occasion de me confronter à des cultures non européennes.

Ces deux jours de formation ont attiré mon attention sur une part de notre société que je connaissais peu et  m’ont permis d’acquérir une certaine confiance pour aborder les situations de mixité culturelle, que je vis dans le cadre de mes actions avec ADS ou dans mon quotidien.

Après une présentation des concepts et des démarches de l’anthropologie, nous avons abordé dans cette formation différents exemples de tensions ou de conflits interculturels pour proposer ensuite une démarche de résolution. Les stagiaires, qui travaillent majoritairement dans l’insertion et la médiation culturelle, ont pu témoigner de leur expérience concrète de ces situations.

Par exemple, quelle posture adopter quand un nourrisson arrive à la crèche avec des bracelets ou des colliers interdits par le règlement alors que, pour la famille, ces ornements représentent surtout des gris-gris de protection pour la santé de l’enfant ?
Que dire encore quand un enfant, à qui l’institutrice demande de faire un dessin pour sa maman, en réalise deux, l’un pour sa mère biologique, l’autre pour sa petite maman, la deuxième épouse de son père polygame ?

La démarche proposée par EthnoArt reprend la méthodologie de la psychologue sociale Magalit Cohen-Emerique qui repose sur les étapes suivantes :

  1. tenter de décentrer son point de vue pour prendre davantage conscience de ses propres codes culturels, valeurs et croyances et rendre ainsi visibles nos propres stéréotypes et préjugés. Ceux-ci peuvent conditionner nos comportements et ceux de nos interlocuteurs
  2. découvrir le cadre de référence de l’autre, c’est-à-dire ses valeurs, ses croyances, les modèles qui soutiennent ses comportements.
  3. rechercher ensuite, par la négociation, un compromis afin de trouver une solution à un problème concret, de manière à respecter autant que possible les identités des deux parties, avec leurs composantes visibles (manifestations culturelles) et invisibles (valeurs, croyances, représentations).

Ces deux jours de formation m’ont donc permis d’acquérir des concepts et des outils pour appréhender d’autres cultures et l’occasion de les mettre en parallèle avec la nôtre.

EthnoArt est une association née en 2002. Son objet est d’initier nos contemporains aux modes de réflexion de l’ethnologie et de l’anthropologie sociale. Ce bagage doit leur permettre de comprendre les cultures et les logiques d’actions, et d’éviter les jugements de valeur stigmatisants. Le dialogue et le débat en sont grandement facilités.
L’association est animée par une équipe de 5 ethnologues et s’appuie sur de nombreux intervenants.

Pour en savoir plus sur EthnoArt, cliquer ici

Stage Engagement citoyen HEC, Septembre-Décembre 2024

Témoignage d’Hugo, stagiaire de HEC à ADS

J’ai été amené à accompagner un élève en difficulté au sein de l’association ADS dans le cadre d’une mission de bénévolat durant 4 mois.

Actuellement étudiant à HEC, notre école nous encourage à nous investir dans une association en tant que bénévole. J’ai donc choisi d’aider Ahmed, un jeune élève de Terminale à Bourg la Reine, à la fois en anglais et en mathématiques. De septembre à décembre, nous nous sommes donc vus régulièrement afin que je l’aide aussi bien à faire ses devoirs qu’à préparer ses évaluations. Il s’est rapidement avéré que toutes nos séances allaient être dédiées aux mathématiques tant cette matière se révèle discriminante pour les élèves en difficulté. Je suis content d’avoir pu venir en aide à une personne éprouvant des difficultés scolaires.

Je suis conscient de la chance que j’ai de pouvoir effectuer des études exigeantes et c’est pour cela que je souhaitais faire du tutorat bénévolement, afin de participer à l’égalité des chances et offrir à d’autres jeunes cette opportunité. Cet engagement m’a également permis de réaliser le flou informationnel dans lequel sont plongés certains lycéens quant à leur orientation dans les études supérieures et en particulier Parcoursup. En effet, en dehors des séances de soutien scolaire, j’ai également tenté d’aider Ahmed à utiliser Parcoursup tant il m’a paru complètement démuni face aux échéances de la plateforme (il n’avait toujours absolument aucune idée en novembre des voeux qu’il allait mettre). J’espère donc, en plus d’un soutien scolaire, avoir réussi à l’aider, même si ce n’est pas grand-chose, à préparer son orientation future.
Je remercie ADS pour ces 4 mois passés au sein de l’association. C’était vraiment le moyen pour moi de réaliser pleinement à quel point être accompagné dans nos études et nos choix d’orientation est un avantage précieux.

Témoignage d’une bénévole, Catherine Enault, Décembre 2024

Comment devient-on bénévole auprès d’ADS ?

Vous avez un peu de temps à partager, vous êtes bien sûr concerné par la vie sociale, vous ressentez peut-être une envie de vous sentir utile et, par hasard, vous croisez la route de Wei Ying Thang, l’éminente cheville ouvrière d’ADS. Il y a fort à parier que, quelques semaines plus tard, vous aurez trouvé une nouvelle raison de vous lever le matin.

C’est en s’époumonant dans la même chorale que Wei-Ying et Catherine Enault se sont rencontrées. Catherine, jeune retraitée après une carrière d’infirmière en psychiatrie, était soucieuse de rester active en s’occupant des autres, avec des activités sportives et même une petite expérience d’alphabétisation à Arcueil, trop vite interrompue par la covid.

Cette rencontre avec Wei-Ying semblait donc prédestinée et il ne fallut pas longtemps pour qu’une réunion, en avril 2023, soit organisée avec Christine, responsable du groupe Molière d’ADS, chargé en particulier de l’insertion par la pratique du français, écrit ou oral, pour les jeunes dont ce n’est pas la langue maternelle.

Dès le mois de juillet, Catherine avait rendez-vous avec une éducatrice de l’association Esperem et se retrouvait bientôt face à deux jeunes d’environ 16 ans pour le premier de ses deux cours d’alphabétisation hebdomadaires d’une heure et demi. Cette première mission se termina au bout d’un mois et demi, les deux « élèves » partant en formation.

Les cours ne reprendront qu’en avril 2024, cette fois-ci pour un groupe de six adolescents. N’ayant aucune directive particulière, Catherine prend l’initiative de demander aux jeunes ce qu’ils désirent. Le groupe, plutôt dynamique, s’entend rapidement pour demander une aide à l’écrit en français, seul l’un d’entre eux souhaitant une aide en calcul. Pas de problème, le cours collectif, en dehors de dictées et autres exercices d’écriture, va donc intégrer quelques exercices de calcul. Ces jeunes, qui maitrisent assez bien le français, préparent pour la plupart un CAP ou sont en recherche d’un premier emploi. Ils s’essayent donc avec sérieux à la maîtrise de l’écriture et les échanges avec Catherine se passent plutôt bien.

Le principal problème, pour Catherine, réside dans la difficulté de préparer ses interventions, ne sachant pas toujours à l’avance à combien d’élèves elle va s’adresser.  Ces jeunes, tous volontaires, n’ont aucune véritable obligation de suivre ces cours. Viennent ceux qui peuvent, ceux qui veulent, et si ces absences sont toujours justifiées par une autre occupation, les imprévus ne sont pas rares. Seule l’équipe d’Esperem prend parfois le temps de passer un coup de fil pour secouer les absents.

En novembre 2024, la nouvelle « rentrée » n’intéresse plus que 3 « élèves » et les cours « collectifs » se transforment finalement en 2 cours individuels à la demande des responsables d’Esperem, un des trois élèves, ayant réussi son CAP, ne se consacrant plus qu’à la recherche d’un emploi. Ce passage en cours individuels avait de toute façon la préférence de Catherine.

Entre temps, en décembre 2023, ADS avait confié à Catherine une autre mission auprès du REP (Relais enfants/parents). Là, il s’agissait de donner des cours d’alphabétisation à deux jeunes femmes seules, souffrant d’une maladie chronique et soignées en France. Le fait que l’une d’elles ne savait ni lire, ni écrire, ne facilitait pas vraiment le cours « collectif » de deux personnes, mais les bénévoles savent toujours faire face.

« La principale qualité à laquelle doit s’astreindre un ou une bénévole, reconnait Catherine, c’est de savoir continuellement s’adapter à de nouvelles situations imprévues, Il faut toujours faire avec … Faire parfois avec le manque de motivation des jeunes que l’on doit aider, souvent avec leur manque d’assiduité. Faire avec l’impossibilité de préparer sérieusement des « cours » quand on ignore le nombre « d’élèves » que nous allons trouver. Faire avec des jeunes qui semblent ne donner aucune suite à nos demandes. Faire avec une communication parfois difficile avec le personnel de certaines structures aidées, au fait que les questions posées peuvent être laissées lettre morte ».

Au sein même d’ADS, Catherine souhaiterait que des réunions régulières avec les autres bénévoles du groupe Molière, ou même des autres groupes, soient instituées, au moins pour échanger quelques expériences, mais la diversité des calendriers de chacun rend la chose difficile.  Les échanges ne se font qu’à l’occasion, individuellement. Elle a pu connaître les bénévoles intervenant sur le même site début novembre, le jour de la répartition des missions de chacun, le point de départ à de futurs échanges peut-être.

Malgré ces « petits » problèmes, le besoin de se sentir utile, pour Catherine, reste intact, tout comme la stimulation intellectuelle née des réussites comme des échecs. Reste enfin, essentielle, la reconnaissance et les remerciements que lui adressent les jeunes et les éducateurs des structures aidées.