Aide à l’insertion

Formation bénévoles , webinaire le 29 juin 2026

ADS continue à s’impliquer dans le soutien aux immigrés.

Un nouveau champ d’intervention s’ouvre pour les bénévoles d’ADS !

Un examen civique vient désormais compléter les formalités en vue de l’obtention des divers niveaux de titres de séjour ; nous pourrions être amenés à traiter un nombre croissant de demandes d’aides en vue de l’obtention de ce certificat.

Le GISTI  (groupe d’information et de soutien des immigré -e-s) a organisé une session d’information sous forme de webinaire sur les « Nouvelles exigences civiques et linguistiques pour le droit au séjour et à la nationalité française ».

Huit bénévoles ont pu la suivre ; un nombre plus important s’était déclaré intéressé par le sujet mais n’avait pu se libérer. Cette demi-journée a été jugée très intéressante (quoique très dense), bien structurée, et nous disposons des supports de formation qui étaient très bien faits. Cela contextualise en particulier la mise en place des derniers décrets de loi sur le sujet ainsi que les conditions associées à chaque type de permis de séjour.

Le test que nous avons pu faire en fin de session d’information montre la réelle difficulté de cette nouvelle procédure et induit de manière évidente un besoin de formation en amont pour les candidats, nos futurs bénéficiaires.

Les bénévoles qui se positionneront pour réaliser ces formations pourront se retrouver à la rentrée de Septembre pour décider des modalités de ce type d’aide. Dans un souci d’efficacité d’une part et de bienveillance d’autre part, il paraît judicieux que nous soyons capables de proposer un cursus susceptible d’amener nos bénéficiaires au succès : une évaluation de leur niveau de départ serait un plus, car il ne pourra s’agir de leur proposer de faire du « par cœur » sur des séries de notions qu’ils ne comprendraient pas. Il est nécessaire qu’ils aient un niveau suffisant de compréhension des questions.

J’ai trouvé cette formation très intéressante, bien structurée et avec de bons supports de formation. J’ai bien aimé la remise en contexte des derniers décrets.La question reste ouverte sur la façon dont sont posées les questions de l’examen civique pour les permis de séjours pluriannuels.Ce serait bien d’organiser à la rentrée une session de travail sur la base de la formation et des documents transmis pour qu’on se réexplique les conditions associées à chaque type de permis de séjour et les cas où les différents tests ne sont clairement pas applicables.Par rapport à l’idée d’organiser des groupes de travail par thématique de l’examen civil, je propose également d’organiser une séance de travail pour définir  » les livrables » de chaque groupe de travail . Véronique 

 

J’ai trouvé la formation intéressante, parfois un peu rapide mais bon, puisqu’ils nous ont envoyé le support, ça ira. Je me suis dis que pour chaque bénéficiaire, il faudrait vérifier s’il est dispensé des examens.
Le test que nous avons fait a confirmé que les questions n’étaient pas faciles du tout, et qu’il faudrait préparer nos bénéficiaires.
Leur faire apprendre par cœur ne suffit pas, vu la complexité des réponses suggérées au quiz, cela nécessite une compréhension. Avoir un bénévole par domaine qui puisse former d’autres bénévoles serait bien. Wei Ying

Stage engagement citoyen, 15 juin – 10 juillet 2026

Des jeux pour transmettre la notion de laïcité

Lors de notre stage chez ADS BLR, nous avons eu pour mission principale de concevoir des jeux pédagogiques autour de la laïcité, destinés à deux publics très différents : des enfants de primaire pour une animation au Centre Social et Culturel des Blagis à Sceaux et des jeunes adultes dans un foyer. Nous avons imaginé plusieurs formats pour rendre ce sujet accessible et ludique : des jeux de cartes, des débats, ainsi que des situations à résoudre. Chaque groupe d’enfants, ont eu à la fin des jeux, un numéro permettant d’ouvrir un coffre surprise. L’objectif était clair : leur faire comprendre les bases et les principes de la laïcité tout en gardant une dimension amusante et interactive, loin d’un cours théorique classique.

Nous avons aussi préparé des activités destinées au foyer de jeunes adultes, avant de nous consacrer à l’animation avec les enfants du CSCB de Sceaux, qui a eu lieu le 9 juillet. Malgré la canicule qui a compliqué l’organisation, nous avons pu mener cette journée avec eux. Ce fut une journée plaisante, il y avait une bonne ambiance avec les enfants. Les enfants ont plutôt apprécié, et ils ont pu bien saisir les bases de la laïcité grâce à cela.

Ce stage nous a permis de développer notre créativité, notre capacité à travailler en équipe, ainsi que notre sens de la pédagogie : transformer un sujet parfois complexe en une expérience concrète et compréhensible pour un jeune public. Nous remercions toute l’équipe d’ADS BLR pour sa confiance et son accompagnement tout au long de ce stage.

 

 

 

 

 

Concevoir ces jeux m’a appris à me mettre à la place d’un enfant de primaire face à un sujet aussi délicat que la laïcité : chaque carte, chaque question devait être pensée pour ne heurter personne, sans pour autant tomber dans la langue de bois ou perdre en clarté. C’est un exercice d’équilibriste auquel je ne m’attendais pas en arrivant, et c’est justement ce qui a rendu ce travail passionnant. -Talia RIEFFEL

 

J’ai eu beaucoup de plaisir à concevoir ces jeux sur la laïcité, un travail qui m’a permis de laisser parler ma créativité tout en réfléchissant à la meilleure façon de transmettre des valeurs essentielles. Personnellement, ce projet m’a beaucoup plu car il m’a poussé à imaginer des formats variés et adaptés à chaque public, du Tribunal de la Laïcité pour les plus jeunes aux cartes Time’s Up pour des échanges plus approfondis avec des adultes. De plus, j’ai eu l’occasion, au cours de ce travail, de porter une attention particulière à la mise en page et à la présentation, afin que ces outils soient à la fois clairs, ludiques et agréables à utiliser au quotidien en classe.  Martin CHEVALIER

 

J’ai particulièrement apprécié ce stage car il m’a permis de travailler au contact des enfants autour d’une cause qui me tient à cœur : la sensibilisation à la laïcité. Lors de notre intervention au CSCB, les enfants ont participé avec beaucoup d’enthousiasme aux activités que nous avions préparées. Leur curiosité, leurs questions et leur expériences ont rendu cette expérience très enrichissante. Voir les enfants repartir avec le sourire et avoir le sentiment d’avoir contribué à transmettre des valeurs importantes a été une véritable satisfaction. Je garderai un très bon souvenir de cette expérience. – Elias AMEUR

 

J’ai beaucoup apprécié ce stage, car il m’a permis de développer ma créativité en faisant des jeux pour des enfants, dans un type de travail que je n’ai pas l’habitude de faire. J’ai beaucoup aimé faire jouer les enfants du CSCB avec les jeux que j’avais préparés. On les sentait intéressés et captivés, ce qui donnait une véritable impression de transmission des valeurs républicaines dans une ambiance accueillante. Je garderais un très bon souvenir de ces expériences. – Florian VUILLIN—GOARRIN.

Parole de bénévole, juin 2026

Devenir bénévole : le témoignage de Josette après sa première mission

Une mission pour ADS « s’éprouve à travers le donner et le recevoir », sans aucune contrainte ou enjeu qui pourrait ternir ce moment, transmettre ce que l’on peut de la meilleure façon et redonner confiance à ceux qui reçoivent. Cet échange procure un enrichissement de profonde qualité humaine.

Depuis longtemps, je souhaitais m’investir dans du bénévolat. Cela demande du temps, pas toujours compatible avec une activité professionnelle. C’est seulement à la retraite que j’ai pu trouver la disponibilité nécessaire et surtout…connaître l’association ADS, grâce au site https://www.jeveuxaider.gouv.fr/

Je suis donc devenue bénévole auprès d’ADS, plus particulièrement au sein du groupe Eurêka en charge de l’aide à la préparation des examens et concours. On me confie très vite une première mission, le 15 décembre 2025 ! Accompagner Nga, une jeune femme d’origine vietnamienne, très motivée et dynamique, dans la préparation de son examen de monitrice éducatrice au Centre de formation Initiatives.

Nga parle français avec un accent prononcé. L’objectif est également de lui permettre d’avoir confiance en elle. Concrètement, elle prépare deux blocs de compétences. Il lui est demandé de présenter son activité durant les stages qu’elle effectue en détaillant ce qu’elle a appris, ce qu’elle a mis en place et les difficultés qu’elle a rencontrées.

Les entretiens ont démarré à trois. Marie-France, une autre bénévole qui s’occupait déjà de Nga, m’a fait profiter de son expérience. J’ai observé son comportement adéquat dans l’échange.

Nous avons travaillé sur les textes écrits par Nga : elle apporte la matière première, nous lui proposons des améliorations. Pendant le partage de ces moments, j’ai pu comprendre et ressentir ce que je devais donner et comment. Rencontrer au cours d’une première mission une apprenante volontaire comme Nga et une collègue comme Marie-France fut un pur bonheur.

Six mois plus tard, l’objectif a été atteint. Nga m’a contactée, avec joie et reconnaissance, pour m’annoncer ses réussites !

ADS propose plusieurs domaines de bénévolat. Chacun pourra trouver celui où il se sentira le mieux. Je suis à présent impliquée sur deux autres missions au sein du groupe Molière (apprendre le français aux étrangers). Cette fois-ci, c’est à moi d’apporter la matière première, de construire. Je me pose des questions, je doute parfois mais suis prête à relever ce nouveau défi !

 

Stage engagement citoyen EPF, Mars-Avril 2026

Mon bilan d’engagement citoyen

À l’approche de la fin de mon stage, j’avais envie de partager avec vous un petit retour sur ces quelques semaines passées ici. Dans le cadre de ma 3ème année à l’EPF, école d’ingénieurs généralistes engagée dans les transitions, j’ai rejoint ADS BLR pour mon stage d’engagement citoyen de 10 demi-journées.

Ce que j’ai fait
J’ai eu deux missions principales :

  • Les cours de français écrit : j’ai encadré des élèves de niveaux A1/A2 et A2/B1. L’idée était vraiment de donner des clés concrètes pour que les élèves puissent progresser à l’écrit.
  • La préparation au questionnaire de connaissances : une mission plus théorique, mais essentielle pour les demandes de titres de séjours.

Ma petite touche personnelle
Pour aider les élèves à mémoriser, j’ai créé des questionnaires sur Google Forms. L’idée était de proposer une alternative à la longue fiche de questions et de rendre les révisions plus interactives. Cela devrait rendre l’apprentissage plus fluide et moins stressant pour les futurs candidats. Je suis heureux de laisser cet outil à l’association pour les prochains bénévoles.

Ce qui m’a étonné
Cette immersion m’a permis de voir les choses sous un autre angle :

  • La complexité de notre grammaire : j’ai découvert à quel point notre grammaire peut être complexe. Expliquer des règles que l’on utilise instinctivement demande beaucoup d’efforts.
  • La motivation des personnes : j’ai été marqué par la détermination des élèves. Ils avaient été peu scolarisés dans leur pays d’origine, ce qui rend leur effort encore plus impressionnant. Repartir de zéro avec de telles barrières est une leçon de persévérance admirable.
  • Les interrogations des élèves : j’ai été surpris par les questions des élèves. Leurs interrogations sur le vocabulaire et la culture française m’ont obligé à repenser ma façon d’expliquer les choses.

Ce que j’en retire 
Ces 10 demi-journées m’ont appris à être beaucoup plus flexible. J’ai compris que pour bien transmettre, il faut surtout savoir écouter et s’adapter au rythme de l’autre. C’est une expérience humaine très enrichissante.

Merci beaucoup pour votre accueil !

Parole d’éducateur/ éducatrice, 16 avril 2024

Sara, éducatrice spécialisée à Auxilia témoigne

Depuis plusieurs années, les bénévoles d’ADS s’engagent auprès de personnes et de familles hébergées par l’Association Auxilia, qui leur offre un accompagnement socio-éducatif vers un logement autonome.

Qu’apporte la complémentarité entre les bénévoles et les professionnels d’Auxilia ?

Nous posons la question à Sara Ducarteron, éducatrice spécialisée.

Sara me reçoit ce jeudi 16 avril au centre d’hébergement de l’avenue Galois à Bourg-la-Reine, là où les bénévoles d’ADS rencontrent les bénéficiaires. Auxilia gère différents services d’hébergement et de réinsertion avec au total environ 180 places. Sara intervient plus particulièrement auprès de mères seules avec leurs enfants, logées en appartement.

Elle précise les trois activités qu’ADS déploie auprès des personnes accueillies :

  • Les cours de français,
  • L’aide à l’insertion professionnelle et
  • L’atelier de soutien scolaire auprès des enfants.

Sara assure depuis 3 ans la responsabilité de ce dernier atelier et l’anime avec 2 bénévoles. Si l’accompagnement scolaire en constitue la base, son objectif est plus global : favoriser l’autonomie et la socialisation de l’enfant dans un espace différent de leur domicile, où les difficultés des parents peuvent prendre beaucoup de place.

Une partie de l’atelier est consacrée au soutien scolaire individuel et une autre aux jeux. Pendant les vacances scolaires d’autres activités, par exemple autour de la cuisine, sont proposées. La composition changeante du groupe d’enfants (les âges et les besoins de chacun), demande de la part des accompagnant(e)s beaucoup de souplesse. Les bénévoles d’ADS ont parfaitement intégré cette donnée, explique Sara. L’atelier de soutien scolaire s’enrichit grâce à leur collaboration. Sara affirme que sans les bénévoles, l’activité ne pourrait pas se maintenir sous sa forme actuelle.

Les travailleurs sociaux d’Auxilia ont inclus l’action bénévole d’ADS dans leurs pratiques d’accompagnement. Ainsi les cours de français sont évoqués avec les personnes sollicitant un hébergement dès la procédure d’admission, comme étant un axe de leur projet d’autonomie. Il en va de même pour l’insertion professionnelle, après évaluation au cours de l’hébergement. Sara souligne que la complémentarité du travail des bénévoles dans ces deux domaines permet aux travailleurs sociaux de se consacrer davantage aux questions d’ouverture des droits, de parentalité et d’accès à un logement pérenne.

Sara se soucie de la bonne intégration des bénévoles, essentielle dit-elle, pour leur bien-être et leur motivation. Le résultat est un respect mutuel de la place de chacun, professionnels et bénévoles.

Enfin, lorsque je demande de caractériser en deux mots la relation qu’elle a bâtie avec ADS, Sara répond sans hésiter :

« indispensable et fluide ».

Merci Sara pour cet échange sympathique.

 

Théâtre et Chant au CSCB, 17 avril 2026

Liberté Egalité Fraternité … Solidarité

Mais que se passait-il au Centre Social et Culturel des Blagis ce 17 avril en fin de journée ?

Dès l’entrée, on pouvait percevoir au fond du couloir des cris, parfois des hurlements, puis des rires, des applaudissements et, très distinctement, le cri de : « Liberté !, égalité !, fraternité !». Une émeute ?  Une révolution ?

C’était en effet quelque chose comme une petite révolution pour les quelque 35 enfants, du CP au CM2, qui allaient, pour la plupart, avoir pour la première fois un vrai rôle d’acteur à jouer devant un public d’adultes.

L’excitation l’emportait heureusement largement sur le trac et gagnait même les animateurs de l’évènement, qui voyaient enfin, après quelques aléas ayant émaillé la création de l’évènement, leurs efforts récompensés.

Le chemin avait été particulièrement accidenté car si, pour réaliser un spectacle, il faut une idée, une équipe, un peu de sous, des acteurs, et un calendrier favorable, ces divers éléments avaient eu quelques difficultés à se coordonner correctement.

L’idée première répondait, à l’initiative d’ADS, à un appel à projet de la mission Ville de la préfecture des Hauts de Seine fin 2024.

ADS avait proposé un spectacle sur le thème « Apprivoiser la parole en public par le théâtre et le chant », avec l’idée que le thème pourrait être l’orthographe. Deux professionnels étaient pressentis Jeannine Manant, professeur d’art théâtral, et Cyril Adda chanteur et compositeur, avec l’idée de faire le projet avec une association de Bourg-la-Reine

La subvention fut une première fois refusée, nous avions déjà renoncé au projet quand finalement la subvention fut accordée fin septembre 2025. Trop tard pour envisager faire le projet avec les enfants de l’association de Bourg-la-Reine avec qui il était envisagé un spectacle avant les vacances d’été.

Heureusement, le CSCB, partenaire d’ADS depuis longtemps, prit rapidement le relais avec le groupe des 35 enfants de l’Accompagnement à la Scolarité. Le projet pouvait enfin démarrer, nous étions le 6 novembre 2025, les enfants étaient réunis, et compte tenu de la période des élections municipales, Jeannine Manant proposa un texte poétique propre à inculquer quelques principes démocratiques aux futurs acteurs sur le thème de la devise républicaine ; Cyril, musicien et compositeur se proposa pour mettre en musique et chanter avec les enfants quelques passages du texte. Et le projet a profité de 5 bénévoles, dont 1 musicienne pour faire répéter les chants, 2 artistes peintres pour les ateliers décors.

Nidhal, responsable jeunesse du CSCB ainsi que Birama, éducateur très apprécié des enfants, veillaient au bon déroulement des séances tout en appelant à tour de rôle les 35 enfants pour aller faire leurs devoirs avec les bénévoles du CSCB. Et à l’exception du temps « devoirs », les enfants se consacraient au théâtre et au chant.

Animateurs comme futurs acteurs ne regretteront pas ces petites difficultés de départ qui apportèrent au contraire, à tous, enfants et adultes, une énergie supplémentaire au cours des répétitions.

On comprend donc mieux l’excitation partagée par tous alors que prenait place le public, constitué principalement des mères et grands-mères des petits acteurs, certainement plus crispées que leurs enfants.

Et c’est ainsi que débuta, avec juste une petite quinzaine de minutes de retard, la première réplique de la pièce :

« Vraiment trop belle la mairie ! » une mairie dont le fronton s’ornait des mots « Liberté, Egalité, Fraternité » que trois jeunes acteurs vont hurler peu après pour lancer la pièce.

Vidéo

En quelques minutes, ce 17 avril 2026,  le CSCB était devenu aussi exalté que l’esplanade de La Bastille le 14 juillet 1789.

 

Le spectacle se déroula ensuite parfaitement jusqu’à la dernière réplique, les petits acteurs faisant rire à plusieurs reprises le public. Mères et grands-mères, qui connaissaient par cœur le rôle de leur enfant, et dont les lèvres avaient murmuré discrètement la plupart des répliques et des chansons, purent enfin laisser couler leurs larmes d’émotion et de fierté.

Les organisateurs et animateurs de la soirée purent également respirer plus calmement, les applaudissements couvrant les cris enthousiastes des enfants qui avaient effectivement oser prendre la parole en public pour parler de démocratie, mais aussi de solidarité et d’amour.

Peu après, les animateurs de ce spectacle reçurent le plus sincère des remerciements quand les institutrices et directeur de l’école des enfants, visiblement impressionnés, avouèrent qu’ils allaient maintenant regarder leurs élèves avec un œil nouveau « nous ne les aurions jamais cru capables de faire ça ».

Et pour la grande fierté des enfants, le Maire de Sceaux les a invités pour le prochain conseil municipal à venir chanter « Liberté Egalité Fraternité ».

Pour revivre ou découvrir ce moment inédit : Le spectacle,

 

Atelier « Origamis et expériences scientifiques » à Cités-Caritas le 24 septembre 2025

Ouvrir la curiosité des enfants pour les sciences

Ce texte est rédigé par Isabelle, nouvelle bénévole à ADS. Elle a fait une atelier avec Christine . 

Après une première séance avec les enfants d’Auxilia en juillet, nous avons proposé à l’équipe éducative de Cités-Caritas d’animer un atelier d’origamis (pliages japonais) et d’expériences de 2 heures. J’avais en effet constaté que mon élève en soutien scolaire appréciait de terminer les séances de travail par la confection d’un origami. Alors, pour en faire profiter d’autres enfants, les éducatrices ont organisé la séance le 24/9/2025.

Trois expériences ont été réalisées montrant la pression de l’eau ou de l’air :

L’eau ne tombe pas du verre retourné, car l’air dans le verre appuie sur l’eau du bas vers le haut , faisant coller la feuille au verre. Enfin … malgré l’application des enfants, heureusement que la bassine était sous le verre, l’exercice n’était pas si simple pour les petites mains !

Un origami (pliage japonais) d’un bateau a été fait par les enfants. Ils ont pu ensuite expérimenter que le bateau flotte car le bateau sur l’eau est poussé du bas vers le haut , ce qui lui permet de flotter.

Expérience montrant la pression de l’air sur l’avion : un avion en origami a ensuite été fait par les enfants. Ils ont testé que l’avion vole d’autant plus vite qu’on le lance fort, ce qui fait plus d’air (de vent) sur l’avion

 

Les enfants étaient très concentrés pendant l’atelier, ils ont beaucoup apprécié ces activités et ont été très intéressés. De plus, il y a eu une grande entraide entre les petits et les grands, ce qui a été très appréciable aussi pour nous. Deux bénévoles pour animer l’atelier, avec 10 enfants ce n’était pas de trop ! Merci à Christine pour son aide.
Nous étions ravies et tant mieux, si ces ateliers ont pu donner une petite lumière sur la science aux enfants et si les origamis ont pu exercer leur vision dans l’espace !

Atelier ChatGpt au foyer jeunes travailleurs, 26 juin 2025

Un atelier intergénérationnel et interculturel autour de ChatGPT : apprendre ensemble pour mieux agir au quotidien

Le 26 juin 2025, le Foyer Jeunes Travailleurs a accueilli un atelier organisé par ADS autour de ChatGPT, se sont rassemblés des jeunes en pleine démarche administrative, des bénévoles curieux de découvrir un nouvel outil et des étudiants de l’EPF en stage à ADS, venus animer la séance.

Un joyeux mélange d’âges, de cultures et de parcours de vie s’est alors mis en mouvement, avec un objectif commun : découvrir comment cette IA peut devenir un coup de pouce au quotidien.

🎯 Des jeunes avec des besoins concrets
Les jeunes participants n’étaient pas venus les mains vides : lettre de motivation, demande de logement, courrier à la préfecture ou à la CAF… Ils avaient des objectifs très précis, souvent freinés par la barrière de la langue ou l’inconfort avec l’écrit. Surprise : ChatGPT ne parle pas le langage SMS, et écrire une question claire peut déjà représenter un défi. Mais grâce à la fonction micro et à l’accompagnement sur place, chacun a pu trouver ses mots… et repartir heureux de pouvoir faire ses démarches “tout seul”.

🧪 Des bénévoles curieux et bluffés
Côté bénévoles, c’était plutôt l’heure des tests tous azimuts : générer des exercices, rédiger des lettres types, créer du contenu pour leurs missions… L’émerveillement était au rendez-vous : Des rires, des « Whaaa » « Et dire que je n’avais jamais osé essayer » …  ChatGPT, jusque-là un peu mystérieux, est devenu un nouvel outil dans leur boîte à idées.

🎓 Un apprentissage aussi pour les étudiants
Et pour les étudiants de l’EPF, ce fut une expérience pleine de surprises. Ils ont découvert que tout commence par des choses simples : lancer l’application, taper un texte, s’adapter à des personnes éloignées du numérique. Patience, pédagogie et écoute ont été les maîtres-mots. Mais au final, la satisfaction d’avoir contribué à un vrai moment de transmission… et quelques échanges complices avec les plus âgés ont largement récompensé leurs efforts.

💬 Un atelier riche de liens
Cet atelier a permis de croiser les regards, les expériences et les compétences. Un bel exemple de ce que l’on peut créer quand on met ensemble des personnes de générations, d’horizons culturels et de milieux sociaux différents. Le tout dans une ambiance bienveillante, joyeuse, et pleine d’envie d’apprendre.

 

 

La soirée des bénévoles d’ADS, 17 juin 2025

Un moment d’échange et de partage

Le 17 juin en toute fin d’après-midi, une trentaine de bénévoles d’ADS se sont retrouvés dans une salle communale près de la gare RER de Bourg-la-Reine pour échanger sur leurs satisfactions, leurs préoccupations et leurs attentes dans leur mission de bénévolat.

Le président de l’association a rappelé qu’ADS avait constitué des groupes de compétences :

chacun disposant d’un référent qu’il présente. Enfin, Marie a présenté le groupe Égalité Femmes-Hommes qu’elle anime et qui organise des évènements sur de nombreux sujets liés à cette problématique et a invité celles et ceux qui le souhaitent à se joindre à ce groupe.

C’est ensuite sous une forme ludique que les participants ont pu exprimer de manière concise leurs préoccupations et leurs satisfactions dans l’exercice de leurs missions. En savoir plus…

Formation à l’approche interculturelle proposée par EthnoArt, 27-28 janvier 2025

Témoignage

Bénévole depuis quelques mois au sein de ADS, j’ai eu la chance de participer à la formation proposée par l’association EthnoArt sur l’approche interculturelle. Mon parcours professionnel de directeur de projets dans des grands groupes du BTP français ne m’avait pas donné l’occasion de me confronter à des cultures non européennes.

Ces deux jours de formation ont attiré mon attention sur une part de notre société que je connaissais peu et  m’ont permis d’acquérir une certaine confiance pour aborder les situations de mixité culturelle, que je vis dans le cadre de mes actions avec ADS ou dans mon quotidien.

Après une présentation des concepts et des démarches de l’anthropologie, nous avons abordé dans cette formation différents exemples de tensions ou de conflits interculturels pour proposer ensuite une démarche de résolution. Les stagiaires, qui travaillent majoritairement dans l’insertion et la médiation culturelle, ont pu témoigner de leur expérience concrète de ces situations.

Par exemple, quelle posture adopter quand un nourrisson arrive à la crèche avec des bracelets ou des colliers interdits par le règlement alors que, pour la famille, ces ornements représentent surtout des gris-gris de protection pour la santé de l’enfant ?
Que dire encore quand un enfant, à qui l’institutrice demande de faire un dessin pour sa maman, en réalise deux, l’un pour sa mère biologique, l’autre pour sa petite maman, la deuxième épouse de son père polygame ?

La démarche proposée par EthnoArt reprend la méthodologie de la psychologue sociale Magalit Cohen-Emerique qui repose sur les étapes suivantes :

  1. tenter de décentrer son point de vue pour prendre davantage conscience de ses propres codes culturels, valeurs et croyances et rendre ainsi visibles nos propres stéréotypes et préjugés. Ceux-ci peuvent conditionner nos comportements et ceux de nos interlocuteurs
  2. découvrir le cadre de référence de l’autre, c’est-à-dire ses valeurs, ses croyances, les modèles qui soutiennent ses comportements.
  3. rechercher ensuite, par la négociation, un compromis afin de trouver une solution à un problème concret, de manière à respecter autant que possible les identités des deux parties, avec leurs composantes visibles (manifestations culturelles) et invisibles (valeurs, croyances, représentations).

Ces deux jours de formation m’ont donc permis d’acquérir des concepts et des outils pour appréhender d’autres cultures et l’occasion de les mettre en parallèle avec la nôtre.

EthnoArt est une association née en 2002. Son objet est d’initier nos contemporains aux modes de réflexion de l’ethnologie et de l’anthropologie sociale. Ce bagage doit leur permettre de comprendre les cultures et les logiques d’actions, et d’éviter les jugements de valeur stigmatisants. Le dialogue et le débat en sont grandement facilités.
L’association est animée par une équipe de 5 ethnologues et s’appuie sur de nombreux intervenants.

Pour en savoir plus sur EthnoArt, cliquer ici