Aide à l’insertion

Théâtre et Chant au CSCB, 17 avril 2026

Liberté Egalité Fraternité … Solidarité

Mais que se passait-il au Centre Social et Culturel des Blagis ce 17 avril en fin de journée ?

Dès l’entrée, on pouvait percevoir au fond du couloir des cris, parfois des hurlements, puis des rires, des applaudissements et, très distinctement, le cri de : « Liberté !, égalité !, fraternité !». Une émeute ?  Une révolution ?

C’était en effet quelque chose comme une petite révolution pour les quelque 35 enfants, du CP au CM2, qui allaient, pour la plupart, avoir pour la première fois un vrai rôle d’acteur à jouer devant un public d’adultes.

L’excitation l’emportait heureusement largement sur le trac et gagnait même les animateurs de l’évènement, qui voyaient enfin, après quelques aléas ayant émaillé la création de l’évènement, leurs efforts récompensés.

Le chemin avait été particulièrement accidenté car si, pour réaliser un spectacle, il faut une idée, une équipe, un peu de sous, des acteurs, et un calendrier favorable, ces divers éléments avaient eu quelques difficultés à se coordonner correctement.

L’idée première répondait, à l’initiative d’ADS, à un appel à projet de la mission Ville de la préfecture des Hauts de Seine fin 2024.

ADS avait proposé un spectacle sur le thème « Apprivoiser la parole en public par le théâtre et le chant », avec l’idée que le thème pourrait être l’orthographe. Deux professionnels étaient pressentis Jeannine Manant, professeur d’art théâtral, et Cyril Adda chanteur et compositeur, avec l’idée de faire le projet avec une association de Bourg-la-Reine

La subvention fut une première fois refusée, nous avions déjà renoncé au projet quand finalement la subvention fut accordée fin septembre 2025. Trop tard pour envisager faire le projet avec les enfants de l’association de Bourg-la-Reine avec qui il était envisagé un spectacle avant les vacances d’été.

Heureusement, le CSCB, partenaire d’ADS depuis longtemps, prit rapidement le relais avec le groupe des 35 enfants de l’Accompagnement à la Scolarité. Le projet pouvait enfin démarrer, nous étions le 6 novembre 2025, les enfants étaient réunis, et compte tenu de la période des élections municipales, Jeannine Manant proposa un texte poétique propre à inculquer quelques principes démocratiques aux futurs acteurs sur le thème de la devise républicaine ; Cyril, musicien et compositeur se proposa pour mettre en musique et chanter avec les enfants quelques passages du texte. Et le projet a profité de 5 bénévoles, dont 1 musicienne pour faire répéter les chants, 2 artistes peintres pour les ateliers décors.

Nidhal, responsable jeunesse du CSCB ainsi que Birama, éducateur très apprécié des enfants, veillaient au bon déroulement des séances tout en appelant à tour de rôle les 35 enfants pour aller faire leurs devoirs avec les bénévoles du CSCB. Et à l’exception du temps « devoirs », les enfants se consacraient au théâtre et au chant.

Animateurs comme futurs acteurs ne regretteront pas ces petites difficultés de départ qui apportèrent au contraire, à tous, enfants et adultes, une énergie supplémentaire au cours des répétitions.

On comprend donc mieux l’excitation partagée par tous alors que prenait place le public, constitué principalement des mères et grands-mères des petits acteurs, certainement plus crispées que leurs enfants.

Et c’est ainsi que débuta, avec juste une petite quinzaine de minutes de retard, la première réplique de la pièce :

« Vraiment trop belle la mairie ! » une mairie dont le fronton s’ornait des mots « Liberté, Egalité, Fraternité » que trois jeunes acteurs vont hurler peu après pour lancer la pièce.

Vidéo

En quelques minutes, ce 17 avril 2026,  le CSCB était devenu aussi exalté que l’esplanade de La Bastille le 14 juillet 1789.

 

Le spectacle se déroula ensuite parfaitement jusqu’à la dernière réplique, les petits acteurs faisant rire à plusieurs reprises le public. Mères et grands-mères, qui connaissaient par cœur le rôle de leur enfant, et dont les lèvres avaient murmuré discrètement la plupart des répliques et des chansons, purent enfin laisser couler leurs larmes d’émotion et de fierté.

Les organisateurs et animateurs de la soirée purent également respirer plus calmement, les applaudissements couvrant les cris enthousiastes des enfants qui avaient effectivement oser prendre la parole en public pour parler de démocratie, mais aussi de solidarité et d’amour.

Peu après, les animateurs de ce spectacle reçurent le plus sincère des remerciements quand les institutrices et directeur de l’école des enfants, visiblement impressionnés, avouèrent qu’ils allaient maintenant regarder leurs élèves avec un œil nouveau « nous ne les aurions jamais cru capables de faire ça ».

Et pour la grande fierté des enfants, le Maire de Sceaux les a invités pour le prochain conseil municipal à venir chanter « Liberté Egalité Fraternité ».

Pour revivre ou découvrir ce moment inédit : Le spectacle,

 

Parole d’éducateur/éducatrice, 16 avril 2026

Sara, éducatrice spécialisée à Auxilia témoigne

Depuis plusieurs années, les bénévoles d’ADS s’engagent auprès de personnes et de familles hébergées par l’Association Auxilia, qui leur offre un accompagnement socio-éducatif vers un logement autonome.

Qu’apporte la complémentarité entre les bénévoles et les professionnels d’Auxilia ?

Nous posons la question à Sara Ducarteron, éducatrice spécialisée.

Sara me reçoit ce jeudi 16 avril au centre d’hébergement de l’avenue Galois à Bourg-la-Reine, là où les bénévoles d’ADS rencontrent les bénéficiaires. Auxilia gère différents services d’hébergement et de réinsertion avec au total environ 180 places. Sara intervient plus particulièrement auprès de mères seules avec leurs enfants, logées en appartement.

Elle précise les trois activités qu’ADS déploie auprès des personnes accueillies :

  • Les cours de français,
  • L’aide à l’insertion professionnelle et
  • L’atelier de soutien scolaire auprès des enfants.

Sara assure depuis 3 ans la responsabilité de ce dernier atelier et l’anime avec 2 bénévoles. Si l’accompagnement scolaire en constitue la base, son objectif est plus global : favoriser l’autonomie et la socialisation de l’enfant dans un espace différent de leur dom

icile, où les difficultés des parents peuvent prendre beaucoup de place.

Une partie de l’atelier est consacrée au soutien scolaire individuel et une autre aux jeux. Pendant les vacances scolaires d’autres activités, par exemple autour de la cuisine, sont proposées. La composition changeante du groupe d’enfants (les âges et les besoins de chacun), demande de la part des accompagnant(e)s beaucoup de souplesse. Les bénévoles d’ADS ont parfaitement intégré cette donnée, explique Sara. L’atelier de soutien scolaire s’enrichit grâce à leur collaboration. Sara affirme que sans les bénévoles, l’activité ne pourrait pas se maintenir sous sa forme actuelle.

Les travailleurs sociaux d’Auxilia ont inclus l’action bénévole d’ADS dans leurs pratiques d’accompagnement. Ainsi les cours de français sont évoqués avec les personnes sollicitant un hébergement dès la procédure d’admission, comme étant un axe de leur projet d’autonomie. Il en va de même pour l’insertion professionnelle, après évaluation au cours de l’hébergement. Sara souligne que la complémentarité du travail des bénévoles dans ces deux domaines permet aux travailleurs sociaux de se consacrer davantage aux questions d’ouverture des droits, de parentalité et d’accès à un logement pérenne.

Sara se soucie de la bonne intégration des bénévoles, essentielle dit-elle, pour leur bien-être et leur motivation. Le résultat est un respect mutuel de la place de chacun, professionnels et bénévoles.

Enfin, lorsque je demande de caractériser en deux mots la relation qu’elle a bâtie avec ADS, Sara répond sans hésiter :

« indispensable et fluide ».

Merci Sara pour cet échange sympathique.

 

Atelier « Origamis et expériences scientifiques » à Cités-Caritas le 24 septembre 2025

Ouvrir la curiosité des enfants pour les sciences

Ce texte est rédigé par Isabelle, nouvelle bénévole à ADS. Elle a fait une atelier avec Christine . 

Après une première séance avec les enfants d’Auxilia en juillet, nous avons proposé à l’équipe éducative de Cités-Caritas d’animer un atelier d’origamis (pliages japonais) et d’expériences de 2 heures. J’avais en effet constaté que mon élève en soutien scolaire appréciait de terminer les séances de travail par la confection d’un origami. Alors, pour en faire profiter d’autres enfants, les éducatrices ont organisé la séance le 24/9/2025.

Trois expériences ont été réalisées montrant la pression de l’eau ou de l’air :

L’eau ne tombe pas du verre retourné, car l’air dans le verre appuie sur l’eau du bas vers le haut , faisant coller la feuille au verre. Enfin … malgré l’application des enfants, heureusement que la bassine était sous le verre, l’exercice n’était pas si simple pour les petites mains !

Un origami (pliage japonais) d’un bateau a été fait par les enfants. Ils ont pu ensuite expérimenter que le bateau flotte car le bateau sur l’eau est poussé du bas vers le haut , ce qui lui permet de flotter.

Expérience montrant la pression de l’air sur l’avion : un avion en origami a ensuite été fait par les enfants. Ils ont testé que l’avion vole d’autant plus vite qu’on le lance fort, ce qui fait plus d’air (de vent) sur l’avion

 

Les enfants étaient très concentrés pendant l’atelier, ils ont beaucoup apprécié ces activités et ont été très intéressés. De plus, il y a eu une grande entraide entre les petits et les grands, ce qui a été très appréciable aussi pour nous. Deux bénévoles pour animer l’atelier, avec 10 enfants ce n’était pas de trop ! Merci à Christine pour son aide.
Nous étions ravies et tant mieux, si ces ateliers ont pu donner une petite lumière sur la science aux enfants et si les origamis ont pu exercer leur vision dans l’espace !

Atelier ChatGpt au foyer jeunes travailleurs, 26 juin 2025

Un atelier intergénérationnel et interculturel autour de ChatGPT : apprendre ensemble pour mieux agir au quotidien

Le 26 juin 2025, le Foyer Jeunes Travailleurs a accueilli un atelier organisé par ADS autour de ChatGPT, se sont rassemblés des jeunes en pleine démarche administrative, des bénévoles curieux de découvrir un nouvel outil et des étudiants de l’EPF en stage à ADS, venus animer la séance.

Un joyeux mélange d’âges, de cultures et de parcours de vie s’est alors mis en mouvement, avec un objectif commun : découvrir comment cette IA peut devenir un coup de pouce au quotidien.

🎯 Des jeunes avec des besoins concrets
Les jeunes participants n’étaient pas venus les mains vides : lettre de motivation, demande de logement, courrier à la préfecture ou à la CAF… Ils avaient des objectifs très précis, souvent freinés par la barrière de la langue ou l’inconfort avec l’écrit. Surprise : ChatGPT ne parle pas le langage SMS, et écrire une question claire peut déjà représenter un défi. Mais grâce à la fonction micro et à l’accompagnement sur place, chacun a pu trouver ses mots… et repartir heureux de pouvoir faire ses démarches “tout seul”.

🧪 Des bénévoles curieux et bluffés
Côté bénévoles, c’était plutôt l’heure des tests tous azimuts : générer des exercices, rédiger des lettres types, créer du contenu pour leurs missions… L’émerveillement était au rendez-vous : Des rires, des « Whaaa » « Et dire que je n’avais jamais osé essayer » …  ChatGPT, jusque-là un peu mystérieux, est devenu un nouvel outil dans leur boîte à idées.

🎓 Un apprentissage aussi pour les étudiants
Et pour les étudiants de l’EPF, ce fut une expérience pleine de surprises. Ils ont découvert que tout commence par des choses simples : lancer l’application, taper un texte, s’adapter à des personnes éloignées du numérique. Patience, pédagogie et écoute ont été les maîtres-mots. Mais au final, la satisfaction d’avoir contribué à un vrai moment de transmission… et quelques échanges complices avec les plus âgés ont largement récompensé leurs efforts.

💬 Un atelier riche de liens
Cet atelier a permis de croiser les regards, les expériences et les compétences. Un bel exemple de ce que l’on peut créer quand on met ensemble des personnes de générations, d’horizons culturels et de milieux sociaux différents. Le tout dans une ambiance bienveillante, joyeuse, et pleine d’envie d’apprendre.

 

 

La soirée des bénévoles d’ADS, 17 juin 2025

Un moment d’échange et de partage

Le 17 juin en toute fin d’après-midi, une trentaine de bénévoles d’ADS se sont retrouvés dans une salle communale près de la gare RER de Bourg-la-Reine pour échanger sur leurs satisfactions, leurs préoccupations et leurs attentes dans leur mission de bénévolat.

Le président de l’association a rappelé qu’ADS avait constitué des groupes de compétences :

chacun disposant d’un référent qu’il présente. Enfin, Marie a présenté le groupe Égalité Femmes-Hommes qu’elle anime et qui organise des évènements sur de nombreux sujets liés à cette problématique et a invité celles et ceux qui le souhaitent à se joindre à ce groupe.

C’est ensuite sous une forme ludique que les participants ont pu exprimer de manière concise leurs préoccupations et leurs satisfactions dans l’exercice de leurs missions. En savoir plus…

Formation à l’approche interculturelle proposée par EthnoArt, 27-28 janvier 2025

Témoignage

Bénévole depuis quelques mois au sein de ADS, j’ai eu la chance de participer à la formation proposée par l’association EthnoArt sur l’approche interculturelle. Mon parcours professionnel de directeur de projets dans des grands groupes du BTP français ne m’avait pas donné l’occasion de me confronter à des cultures non européennes.

Ces deux jours de formation ont attiré mon attention sur une part de notre société que je connaissais peu et  m’ont permis d’acquérir une certaine confiance pour aborder les situations de mixité culturelle, que je vis dans le cadre de mes actions avec ADS ou dans mon quotidien.

Après une présentation des concepts et des démarches de l’anthropologie, nous avons abordé dans cette formation différents exemples de tensions ou de conflits interculturels pour proposer ensuite une démarche de résolution. Les stagiaires, qui travaillent majoritairement dans l’insertion et la médiation culturelle, ont pu témoigner de leur expérience concrète de ces situations.

Par exemple, quelle posture adopter quand un nourrisson arrive à la crèche avec des bracelets ou des colliers interdits par le règlement alors que, pour la famille, ces ornements représentent surtout des gris-gris de protection pour la santé de l’enfant ?
Que dire encore quand un enfant, à qui l’institutrice demande de faire un dessin pour sa maman, en réalise deux, l’un pour sa mère biologique, l’autre pour sa petite maman, la deuxième épouse de son père polygame ?

La démarche proposée par EthnoArt reprend la méthodologie de la psychologue sociale Magalit Cohen-Emerique qui repose sur les étapes suivantes :

  1. tenter de décentrer son point de vue pour prendre davantage conscience de ses propres codes culturels, valeurs et croyances et rendre ainsi visibles nos propres stéréotypes et préjugés. Ceux-ci peuvent conditionner nos comportements et ceux de nos interlocuteurs
  2. découvrir le cadre de référence de l’autre, c’est-à-dire ses valeurs, ses croyances, les modèles qui soutiennent ses comportements.
  3. rechercher ensuite, par la négociation, un compromis afin de trouver une solution à un problème concret, de manière à respecter autant que possible les identités des deux parties, avec leurs composantes visibles (manifestations culturelles) et invisibles (valeurs, croyances, représentations).

Ces deux jours de formation m’ont donc permis d’acquérir des concepts et des outils pour appréhender d’autres cultures et l’occasion de les mettre en parallèle avec la nôtre.

EthnoArt est une association née en 2002. Son objet est d’initier nos contemporains aux modes de réflexion de l’ethnologie et de l’anthropologie sociale. Ce bagage doit leur permettre de comprendre les cultures et les logiques d’actions, et d’éviter les jugements de valeur stigmatisants. Le dialogue et le débat en sont grandement facilités.
L’association est animée par une équipe de 5 ethnologues et s’appuie sur de nombreux intervenants.

Pour en savoir plus sur EthnoArt, cliquer ici

Journée des droits des femmes chez Cités-Caritas, 8 mars 2025

Un après-midi pour la santé des femmes

Ce 8 mars 2025, nous étions invités à participer à l’événement organisé par Cités-Caritas pour la journée des droits des femmes. Un après-midi pour les femmes, sous le signe de la santé et du bien-être pour qu’elles aient un moment privilégié, sans leurs enfants. Une parenthèse dans leur quotidien.
ADS, invitée à enrichir le programme de la journée, a sollicité le docteur ITOKO LIBANA Bertin, gynécologue-obstétricien et expert en santé de reproduction, ainsi qu’Alice, bénévole de longue date à ADS, qui a offert à chaque participante une séance de shiatsu très appréciée !

Invité à parler de la santé reproductive, le docteur ITOKO a insisté sur le droit des femmes à accéder à la contraception et à l’IVG. Il a souligné l’importance de l’usage d’une méthode qui leur correspond. Très délicatement, il a fait passer des messages pour dire qu’il y a des moments dans la vie où il n’est pas indiqué d’avoir des enfants. Il a parlé également des infections sexuellement transmissibles, abordant le sujet sous l’angle de la prévention et des symptômes.

Un échange joyeux où les participantes ont pu s’exprimer librement et questionner le médecin sur des points de santé spécifiquement féminins.

Elles sont reparties tout sourire, en emportant les produits de gommage naturels fabriqués en atelier avec les éducatrices. Détendues après leur shiatsu, toutes sont ressorties de la séance en disant « Ça fait du bien » !.

Nous remercions Cités-Caritas de nous avoir associés à leur projet. Ce fut un plaisir de contribuer à l’organisation de la journée et de la vivre ensemble.

 

Témoignage d’une bénévole, Catherine Enault, Décembre 2024

Comment devient-on bénévole auprès d’ADS ?

Vous avez un peu de temps à partager, vous êtes bien sûr concerné par la vie sociale, vous ressentez peut-être une envie de vous sentir utile et, par hasard, vous croisez la route de Wei Ying Thang, l’éminente cheville ouvrière d’ADS. Il y a fort à parier que, quelques semaines plus tard, vous aurez trouvé une nouvelle raison de vous lever le matin.

C’est en s’époumonant dans la même chorale que Wei-Ying et Catherine Enault se sont rencontrées. Catherine, jeune retraitée après une carrière d’infirmière en psychiatrie, était soucieuse de rester active en s’occupant des autres, avec des activités sportives et même une petite expérience d’alphabétisation à Arcueil, trop vite interrompue par la covid.

Cette rencontre avec Wei-Ying semblait donc prédestinée et il ne fallut pas longtemps pour qu’une réunion, en avril 2023, soit organisée avec Christine, responsable du groupe Molière d’ADS, chargé en particulier de l’insertion par la pratique du français, écrit ou oral, pour les jeunes dont ce n’est pas la langue maternelle.

Dès le mois de juillet, Catherine avait rendez-vous avec une éducatrice de l’association Esperem et se retrouvait bientôt face à deux jeunes d’environ 16 ans pour le premier de ses deux cours d’alphabétisation hebdomadaires d’une heure et demi. Cette première mission se termina au bout d’un mois et demi, les deux « élèves » partant en formation.

Les cours ne reprendront qu’en avril 2024, cette fois-ci pour un groupe de six adolescents. N’ayant aucune directive particulière, Catherine prend l’initiative de demander aux jeunes ce qu’ils désirent. Le groupe, plutôt dynamique, s’entend rapidement pour demander une aide à l’écrit en français, seul l’un d’entre eux souhaitant une aide en calcul. Pas de problème, le cours collectif, en dehors de dictées et autres exercices d’écriture, va donc intégrer quelques exercices de calcul. Ces jeunes, qui maitrisent assez bien le français, préparent pour la plupart un CAP ou sont en recherche d’un premier emploi. Ils s’essayent donc avec sérieux à la maîtrise de l’écriture et les échanges avec Catherine se passent plutôt bien.

Le principal problème, pour Catherine, réside dans la difficulté de préparer ses interventions, ne sachant pas toujours à l’avance à combien d’élèves elle va s’adresser.  Ces jeunes, tous volontaires, n’ont aucune véritable obligation de suivre ces cours. Viennent ceux qui peuvent, ceux qui veulent, et si ces absences sont toujours justifiées par une autre occupation, les imprévus ne sont pas rares. Seule l’équipe d’Esperem prend parfois le temps de passer un coup de fil pour secouer les absents.

En novembre 2024, la nouvelle « rentrée » n’intéresse plus que 3 « élèves » et les cours « collectifs » se transforment finalement en 2 cours individuels à la demande des responsables d’Esperem, un des trois élèves, ayant réussi son CAP, ne se consacrant plus qu’à la recherche d’un emploi. Ce passage en cours individuels avait de toute façon la préférence de Catherine.

Entre temps, en décembre 2023, ADS avait confié à Catherine une autre mission auprès du REP (Relais enfants/parents). Là, il s’agissait de donner des cours d’alphabétisation à deux jeunes femmes seules, souffrant d’une maladie chronique et soignées en France. Le fait que l’une d’elles ne savait ni lire, ni écrire, ne facilitait pas vraiment le cours « collectif » de deux personnes, mais les bénévoles savent toujours faire face.

« La principale qualité à laquelle doit s’astreindre un ou une bénévole, reconnait Catherine, c’est de savoir continuellement s’adapter à de nouvelles situations imprévues, Il faut toujours faire avec … Faire parfois avec le manque de motivation des jeunes que l’on doit aider, souvent avec leur manque d’assiduité. Faire avec l’impossibilité de préparer sérieusement des « cours » quand on ignore le nombre « d’élèves » que nous allons trouver. Faire avec des jeunes qui semblent ne donner aucune suite à nos demandes. Faire avec une communication parfois difficile avec le personnel de certaines structures aidées, au fait que les questions posées peuvent être laissées lettre morte ».

Au sein même d’ADS, Catherine souhaiterait que des réunions régulières avec les autres bénévoles du groupe Molière, ou même des autres groupes, soient instituées, au moins pour échanger quelques expériences, mais la diversité des calendriers de chacun rend la chose difficile.  Les échanges ne se font qu’à l’occasion, individuellement. Elle a pu connaître les bénévoles intervenant sur le même site début novembre, le jour de la répartition des missions de chacun, le point de départ à de futurs échanges peut-être.

Malgré ces « petits » problèmes, le besoin de se sentir utile, pour Catherine, reste intact, tout comme la stimulation intellectuelle née des réussites comme des échecs. Reste enfin, essentielle, la reconnaissance et les remerciements que lui adressent les jeunes et les éducateurs des structures aidées.

Fête de fin d’année chez Cités-Caritas, 30 novembre 2024

Une pincée de contes, un zeste de poésie, un souffle de magie, mélangez le tout, vous obtenez rires et sourires

Joyeux remue-ménage le 30 novembre dans le local que se partagent à Bagneux le Secours Populaire, le Secours Catholique et la Croix -Rouge. Cités-Caritas y fêtait la fin d’année avec ses familles hébergées. ADS avait apporté sa contribution en invitant le photographe et conteur Amadou Gaye, et en préparant les enfants à un petit spectacle.

Le repas à peine terminé, les conversations animées des parents furent couvertes par les cris des enfants qui venaient rapidement s’asseoir au sol devant une chaise haute où patientait Amadou Gaye,  attendant le silence pour interpréter de sa voix chaude et rocailleuse quelques contes et poèmes.

« Je vais vous parler d’un petit enfant noir qui ne voulait plus aller à l’école… » C’était parti, le silence s’était établi et les enfants, les yeux écarquillés, fixaient le conteur.

Après un dernier conte sur la création du monde, avec des enfants de toutes les couleurs, noirs, blancs, rouges, jaunes, verts et bleus, un dernier chant des rameurs et pêcheurs de la côte, repris en cœur par les parents et les enfants,  les enfants se sont regroupés au fond de la salle pour former, coiffés de magnifiques chapeaux pointus, un défilé plein de couleur, sur la musique de l’apprenti sorcier.personne debout face à des enfants qui l'écoutent
Le moment tant attendu de leur spectacle, préparé en atelier avec 4 bénévoles de l’ADS, Catherine, Sylvie, Daniel et Wei-Ying, était enfin arrivé ! Ils ont rejoint une petite table où l’un d’eux, coiffé d’un superbe chapeau haut de forme, a provoqué rires et applaudissements en exécutant son premier tour de magie. Les tours se sont ensuite enchaînés, exécutés par les 3 enfants qui avaient appris à faire réapparaître une carte cachée ou faire disparaître  une pièce… Chaque tour fut salué par un roulement de djembé et les applaudissements des parents pour la plus grande fierté de nos petits magiciens. Enfin, c’est en chantant « c’est nous les magiciens » que les enfants ont clos leur petit spectacle.

Une belle fête qui s’est terminée en dansant au rythme du djembé et bien sûr l’arrivée du père Noel.

Pour les bénévoles de l’ADS, ces ateliers de préparation du spectacle, auront été une belle aventure avec les enfants, et de beaux moments partagés.

Les 10 ans d’ADS, 21 septembre 2024

Un joyeux anniversaire

Que va-t-on retenir de l’année 2014 ? La nomination de Gérard Larcher à la présidence du Sénat ? La déroute de la gauche qui perd 151 villes de plus de 9000 habitants aux élections municipales ? La victoire de Conchita Wurtz qui, le 10 mai, remporte le concours de l’Eurovision déguisé en femme à barbe ?
Certains, sans doute un peu moins nombreux, se souviendront que c’est ce même jour que la création d’une association « BLR Dynamique et Solidaire », ADS, était déclarée à la sous-préfecture d’Antony par quelques amis et militants concernés par le quotidien des habitants de Bourg-La-Reine.
caligraphie 10 ans ADSC’est donc pour célébrer les 10 ans de cette aventure que, le 21 septembre, ADS avait invité à la Villa Saint-Cyr de Bourg-la-Reine ses différentes familles, adhérents, bénévoles, bénéficiaires, partenaires, amis, amies, sans oublier quelques cousines et cousins chanteurs, comédiens, ou même danseurs.
Il s’agissait donc d’un anniversaire qui se voulait joyeux et même si personne n’a soufflé les dix bougies d’un gâteau, les organisateurs de l’évènement ont bien mérité les applaudissements nourris qui ont conclu cette magnifique journée.
Le programme était ambitieux, il s’agissait tout à la fois de se retrouver, de faire renaître quelques souvenirs, d’informer les invités sur les récentes missions et projets de l’association, de convaincre certains de nous rejoindre, mais aussi, et surtout, de faire la fête, de trinquer, de chanter, danser…Bref, de passer une bonne journée. En savoir plus…