Stéréotype

Disparition de Claudine Hermann, une femme exceptionnelle, juillet 2021

Claudine Hermann, une scientifique engagée, grande combattante de la cause des femmes

Claudine Herrmann est décédée le 17 juillet 2021 à l’âge de 75 ans après avoir combattu de longs mois contre le cancer. Ancienne élève de l’école normale supérieure de jeunes filles, agrégée  et docteure en physique, Claudine a été la première femme nommée professeure à l’Ecole Polytechnique en 1992. Très rapidement, elle se sensibilise au déficit de femmes dans les sciences. Son engagement va se traduire tout d’abord  par des études et rapports sur la présence des femmes dans les études et carrières scientifiques qui achèveront de la convaincre de la nécessité d’agir pour les promouvoir.

En 2000, elle co-fonde  l’association Femmes et Sciences aux cotés d’Huguette Delavault, Françoise Cyrot-Lackman, Francoise Gaspard, Colette Kreder et l’association Femmes et Mathématiques. Elle en sera la première présidente et en deviendra présidente d’honneur. Son action institutionnelle va s’étendre  à l’Union européenne en participant entre autres à la création de l’European Platform of Women scientists (EPWS) en 2005, qui regroupe actuellement 15 000 femmes scientifiques et une centaine d’associations. D’abord vice présidente de 2009 à 2017, elle en sera présidente de 2017 à 2021.

Son engagement était total aussi bien auprès des  instances politiques les plus élevées qu’auprès des  collégiennes et lycéennes qu’elle  allait sur place encourager  à s’engager dans les études scientifiques. En 2016, elle était intervenue pour la groupe Egalité Femmes Hommes d’ADS en participant à la soirée «Dépassons les préjugés– Filles ou garçons osons tous les métiers ».

Claudine était exceptionnelle, grande combattante de la cause des femmes, loyale avec ses partenaires, fidèle en amitié, simple et empathique, active jusqu’au bout de sa vie. C’était une chance immense d’œuvrer à ses côtés, elle nous manquera.

Spectacle à l’Agoreine pour l’égalité filles-garçons, 8 juin 2021

Un projet inter-écoles de sensibilisation à l’égalité filles-garçons

Durant l’année scolaire qui se termine, le groupe Égalité Femmes Hommes (EFH) de l’ADS a accompagné trois enseignantes qui ont réalisé avec leur classe des projets portant sur l’égalité entre les filles et les garçons.

Ce travail a permis la rencontre des élèves d’Edwige Lebrun (classe de CE2A et CM1, école Lallier à L’Haÿ-les-Roses), Géraldine Lorenté (classe de CE1A Jules Verne à Châtenay-Malabry) et Cécile Thuillier (classe de CM1B, école République à Bourg-la-Reine).

Tout au long de l’année, les élèves ont échangé de manière épistolaire, réalisé des dessins et exposés et le 8 juin dernier, devant une salle enthousiaste, ils ont donné un spectacle à l’Agoreine avec le soutien de la mairie de Bourg la Reine.

Maryse Langlais, maire adjointe déléguée à l’éducation et Raymonde Awono, conseillère municipale déléguée à la prévention et à l’égalité femmes/hommes avaient invité des classes des écoles Faïencerie et Pierre Loti à y assister.

Afin de respecter les mesures sanitaires et notamment les demi-jauges, nos acteurs en herbe se sont produits matin et après-midi. Contrainte à laquelle ils se sont prêtés bien volontiers! Une journée entière donc, consacrée à la sensibilisation de la nécessaire égalité entre les filles et les garçons et qui a concerné au total plus de 200 enfants !

Aux dires des enseignantes, c’est une expérience que les élèves ont beaucoup appréciée. Pour notre part, nous sommes convaincues que la fierté d’être les créateurs d’un spectacle décuple, chez ces enfants, la portée du message d’égalité entre les filles et les garçons qui doit conduire à une société donnant aux femmes leur juste place. Une expérience à renouveler qui nous l’espérons suscitera des projets analogues associant d’autres enseignants de Bourg la reine !

Café-débat : Les stéréotypes de genre

Dans une société qui prône l’égalité Femme-Homme, les stéréotypes de genre persistent dans les mentalités. En effet les jeunes générations sont toujours confrontées à des normes sociales liées à leurs genres. Dès lors que nous nous extirpons de ces stéréotypes en quête d’affirmation d’identité, nous nous exposons au harcèlement puisque la tendance générale décide que ce n’est pas normal… Dans l’inconscient collectif, ces stéréotypes sont véhiculés par l’ensemble de la société notamment à travers les réseaux sociaux, l’éducation, et l’école. Pour briser les codes, il faut en parler.

Anne Sylvestre, «  une femme qui chante » décembre 2020

Un héritage féministe

Le témoignage de Marie

Dans un premier temps, je ne voulais pas ajouter ma voix aux nombreux hommages posthumes, à ceux qui découvrent l’importance de quelqu’une, de son œuvre quand elle décède. Surtout en ce qui concerne Anne Sylvestre mise au ban de beaucoup de médias pendant des années ou réduite à une compositrice de chansons pour enfants, aussi chouettes soit elles.
Et puis j’ai eu envie de vous dire, de partager combien cette «femme qui chante», comme elle aimait à se définir, cette poète avait accompagné ma vie de jeune femme adulte, de mère, aujourd’hui de grand-mère, bref toute ma vie de femme, de mon engagement féministe à mon quotidien (souvenirs de couple, de maman…..).
Je me suis aussi aperçue qu’en lisant ou écoutant certains témoignages de nombreuses femmes mais aussi de quelques hommes emprunts le plus souvent d’une forte émotion, nous avions été nombreux à avoir été irrigué des chansons de cette artiste amoureuse des mots, profondément féministe, même si elle ne brandissait aucun étendard .
Alors j’ai eu envie de vous dire : écoutez, réécoutez, faites connaître les chansons d’Anne Sylvestre pour qu’elles restent bien vivantes dans la mémoire collective et dans notre patrimoine culturel .

Portrait Anne SylvestreADS a choisi des chansons d’Anne Sylvestre pour illustrer les thématiques abordées lors de deux des évènements publics préparés par le groupe égalité femmes hommes d’ADS :

« Non tu n’as pas de nom » à l’occasion des 40 ans de la loi Veil à l’espace Kessel de Bourg la Reine et « Douce maison » interprétée lors de l’événement sur les violences envers les femmes au Centre social et culturel des Blagis à Sceaux.

Les inégalités de genre au coeur de la crise du Covid-19 : avril 2020

Les femmes principales actrices mais aussi premières victimes

Les inégalités de genre sont au cœur de la pandémie du Covid-19, comme le montre un article de Messilia Saidj dans le magazine en ligne féministe 50-50, en s’appuyant sur une analyse de Malika Bennabi, psychologue clinicienne et maîtresse de conférences à l’Université de Picardie Jules Verne. La psychologue explique notamment les raisons qui ont conduit à une explosion des violences psychologiques et même physiques au sein des foyers pendant le confinement.

Espérons que cette crise permettra à tous d’ouvrir les yeux sur la nécessité de construire une société plus égalitaire.  C’est le sens des actions du groupe Egalité Femmes-Hommes de notre association.

Voir l’article de Messilia Saidj

Les femmes et le sport

Les femmes et le sport en mars 2019

Le 9 mars dernier c’est près de 70 personnes qui ont participé à la conférence-débat organisée par le groupe égalité femmes-hommes de l’association ADS (BLR dynamique et solidaire) et co-organisée avec les étudiants de l’IUT de Sceaux.
Catherine Louveau , sociologue, professeure émérite de l’université Paris sud, spécialiste des problématiques femmes, sports, genres et inégalités a introduit son exposé en indiquant que le sport n’était pas qu’un loisir mais était présent dans la vie quotidienne notamment pour les jeunes scolarisés au travers des activités physiques et sportives.
Si le sport est doté de toutes les vertus et bénéficie « d’une charge extrêmement positive » dans les représentations, le sport c’est aussi un domaine qui classe, hiérarchise et est inégalitaire. Le monde du sport en dit long notamment sur les rapports sociaux de sexe.
De plus en plus de femmes pratiquent mais pas toutes les femmes. On dit souvent « la femme » mais « la femme » n’existe pas socialement. Les femmes qui font du sport sont plus nombreuses dans les catégories sociales supérieures, parmi les enseignantes et les professions libérales. Elles sont moins nombreuses dans les milieux populaires en particulier chez les ouvrières.  Cet écart n’est pas le même pour les hommes.

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Pour un Noël sans préjugés Décembre 2017

Le rôle de la presse magazine  dans la socialisation des enfants

Personnages enfants rose et bleuDeux sociologues, Sylvie Cromer de l’université Lille 2 et Mona Zegaï de l’université Paris 8 ont exposé, devant une trentaine de personnes, la façon dont les magazines pour enfants (Sylvie Cromer) et les catalogues de jouets (Mona Zegaï) contribuent à la socialisation des enfants selon leur sexe. 

S. Cromer, dans son exposé intitulé « Quel projet d’éducation ? L’exemple des magazines pour petites filles », a d’abord expliqué que la socialisation est la façon dont la société forme et transforme les individus. Or, malgré le principe juridique de l’égalité des sexes, cette socialisation reste très différenciée. La conférencière a étudié deux magazines pour petites filles qui tous deux décrivent des vies de filles ou de femmes très stéréotypées (beauté, ménage, soins aux enfants). Y sont encouragées les qualités « féminines » (ne pas être jalouse ou égoïste, se marier, être attentive aux autres). Les rôles parentaux y sont clairement départagés (mère au foyer, père au travail).

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Femmes dans la ville le 30 mai 2017

Chaque ville est unique

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Mais, pour autant, est-elle conçue, vue et vécue de la même manière par les femmes et par les hommes ?

Pour en parler et en débattre, nous avons convié 3 intervenantes qui partagent le même enjeu : faire la ville ensemble », femmes et hommes, une ville qui, parce qu’elle aura su tenir compte des attentes et des aspirations des femmes, deviendra plus attractive, plus égalitaire, plus accessible et  facile à vivre pour toutes et tous.

Les interventions, extrêmement pédagogiques, convaincantes  et complémentaires entre elles, ont manifestement beaucoup intéressé les 35 participants au débat.
Vous retrouverez la synthèse des présentations, l’ensemble des supports et des photos de la soirée en cliquant ici

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C. Guillemaut – Mairie de Paris
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C. Luxembourg
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G. Blache Genre et Ville

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« Cerveau, Sexe et Préjugés » le 7 décembre 2016 avec Catherine Vidal à l’EPF

Le 7 décembre, le groupe Égalité Femmes-Hommes de Bourg-la-reine était pour la première fois à l’EPF !

Nous aahz_85021vions invité Catherine Vidal pour sa conférence « Cerveau, Sexe et Préjugés ».

Comme en ont témoigné les nombreuses questions et retours que nous avons eu, la présentation de Catherine Vidal extrêmement pédagogique et pleine d’humour, a passionné les 70 participants venus ce soir là. Elle a brillamment déconstruit les préjugés tendant à justifier les inégalités par un « déterminisme biologique ». Trouvez le résumé de sa présentation ici ainsi qu’une bibliographie de livres et vidéos en ligne sur Internet ici.

La soirée a été agrémentée par Françoise Thuillier, conteuse de talent, qui a introduit le sujet avec un conte de Turquie, « Le père aux 7 filles », et conclut avec un dernier conte tout aussi approprié « L’homme qui voulait plus d’intelligence ».

Nous remercions Monsieur Le Directeur Adjoint de l’EPF qui nous a fait l’honneur d’ouvrir la séance, et Martine Venineaux, responsable Entreprises et Développement, et référente Egalité Femmes-Hommes pour l’EPF, pour sa coopération à l’organisation de cette manifestation.

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 Plus de photos et la synthèse  => ici

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