Coaching professionnel

Paroles de migrants, Bintou

Bintou

Avec un père Ouolof et une mère Peule, ou encore un père Sénégalais et une mère Guinéenne, Bintou, née en 1979, est confiée rapidement à sa grand-mère maternelle en Guinée. Cette dernière, alors que Bintou a tout juste 3 ans, prend l’initiative de la faire exciser.

Son père, non consulté ni prévenu, est naturellement furieux, récupère sa fille et Bintou peut alors faire des études au Sénégal, apprendre le français, et se marier sans aucune contrainte, à 26 ans, avec un cousin. Bintou bénéficie alors d’une certaine autonomie en gérant un petit commerce croisé entre le Sénégal et la France, faisant de nombreux aller et retour entre Paris et Dakar. Elle donne naissance à 3 enfants, deux garçons et une fille, et tout semble aller pour le mieux jusqu’au jour où la tradition la rattrape, le jour où sa belle-mère décide de faire exciser sa petite fille, 7 ans.

Bintou s’y oppose aussitôt. Son mari, lui, n’ose pas s’opposer à sa mère. Bintou se révolte alors, fait une demande de visa pour ses trois enfants et, évoquant des vacances, décide de fuir en France. Son mari achète même les billets d’avion tandis que la belle-mère, furieuse, « lui donne une autre femme ».

Bintou, avec ses 3 enfants, débarque donc à Paris en 2019, demande aussitôt l’asile et loge provisoirement chez un oncle de son père, puis chez des amis avant de connaître le lot commun des migrants, ballotée avec ses enfants entre foyers, centres d’accueil provisoires, refuges du 115 …

Ofpra, OFII, Cada, Cafda, Caritas, Emmaüs, CNDA, Huda, et bien d’autres acronymes n’ont plus de secrets pour elle, ni les différents lieux d’hébergement, entre le centre Cousteau Porte de la Villette, le Centre de la Bastille, l’entassement dans les tentes de Rosa Parks Porte d’Aubervilliers, les expulsions de la police …

Bintou et ses enfants sont finalement casés dans le Huda Bourg-la-Reine. Elle est logée dans une chambre d’un pavillon d’Antony partagé avec trois autres familles, puis, victime du Covid, atterrit enfin dans un petit appartement insalubre de Châtenay-Malabry.

En février 2021, sa demande de droit d’asile lui est refusée mais est accordée à sa fille, au motif de son risque d’excision en Guinée. Une bonne nouvelle quand même, Bintou a alors droit à un titre de séjour comme parent d’enfant mineur réfugiée … une bonne nouvelle qui devient pourtant une galère pour la famille : l’allocation de demandeur d’asile est suspendue, et Bintou est prévenue qu’elle devra quitter le HUDA réservé aux demandeurs d’asile.

Bintou n’obtiendra qu’un an plus tard son titre de séjour malgré l’appui du Défenseur des droits : un an à se débattre pour obtenir des rendez-vous avec la Préfecture et fournir les papiers demandés qui devaient être établis en Guinée. Entre temps, en septembre 2021, Bintou a obtenue enfin un récépissé qui lui permet de travailler : elle ne tarde pas à trouver quelques heures de travail chaque semaine comme aide à domicile, un premier pas vers l’intégration qu’elle saisit à la volée, et finit par obtenir 3 contrats en CDI chez des particuliers. Une aubaine, car, sans carte de séjour, aucune prestation sociale ne lui est accordée pour ses 3 enfants. Fin mars 2022, elle reçoit enfin son titre de séjour, mais la vie ne lui épargne aucun répit. S’en suivent des avis d’expulsion à répétition …

La route vers l’intégration est encore longue. Heureusement, la sortie du tunnel se précise début juin 2022, lorsqu’elle peut intégrer un logement Solibail pour une durée maximum deux ans, profitant enfin d’un peu de stabilité pour elle et ses enfants.

Juin 2022

 

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Paroles de migrants, Diallo

Diallo

Diallo, jeune femme de l’ethnie Peule, née en Guinée Conakry, avait quelques atouts en main, mais cela ne suffisait pas pour lutter contre le poids des traditions. Fille d’un commerçant relativement aisé de Conakry, elle avait pu suivre des études, à l’école coranique tout d’abord puis dans une école privée jusqu’au bac, et avait obtenue un diplôme de maîtrise appliquée à la gestion.  Elle était alors soutenue, moralement et financièrement, par son père, son seul confident.

C’était le côté « bonnes cartes », mais le soutien de son père n’est pas suffisant pour s’opposer à la « famille », une grande fratrie de 17 enfants où les garçons bénéficient naturellement d’une grande liberté mais où les filles subissent la loi des gardiennes de la tradition, des grand-mères, tantes, épouses diverses.

Diallo avait été excisée à 8 ans par ses tantes et sa mère, mariée de force à 17 ans avec un fils de la sœur aînée de son père, lequel n’a pas son mot à dire dans ces histoires de femmes. Elle donne naissance peu de temps après à une fille mais ne peut exercer aucun véritable rôle de mère, tenu par ses tantes et sa grand-mère. Cette grand-mère décide de l’excision de la petite fille, âgée de 6 ans, sans même en informer Diallo.

Diallo tente alors de se révolter avec le peu de moyens dont elle dispose. Elle quitte son travail et se consacre avec l’association « Oser Innover » à l’information et le soutien des femmes victimes de toutes sortes de violence. Face à ces initiatives, son mari, qui l’accuse de saper son autorité et les lois de la tradition, redouble de violence. Toute discussion avec lui est inutile, et toute plainte auprès de la police génératrice de nouveaux coups.

Pendant cette période, Diallo donne naissance à deux autres enfants, un garçon et une fille, et c’est quand sa famille décide de faire exciser cette deuxième fille, âgée de 5 ans, que Diallo, qui a elle-même subi cette mutilation et ses conséquences, se révolte vraiment et décide de rompre tout lien avec sa famille.

Grâce à l’appui financier d’un oncle installé aux Etats-Unis, elle déménage avec ses trois enfants chez une cousine, à Boké, une ville sur la côte au nord de Conakry. Menacée par sa famille, en août 2019, Diallo doit s’enfuir avec un passeur vers la Guinée Bissau, à moto sur les pistes détrempées par la mousson, ne pouvant serrer dans ses bras que la plus jeune de ses filles. Elle restera 3 mois en Guinée Bissau, chez un ami de son oncle, le temps de préparer le grand voyage pour la France. Toujours aidée financièrement par son oncle des Etats-Unis, elle peut se faire établir des faux papiers, prendre un avion avec sa fille et se retrouve un beau jour d’octobre 2019 sur un trottoir, devant l’aéroport de Roissy, sa petite fille à la main, sans aucun contact, avec peu d’argent, mais quand même un atout précieux : elle parle parfaitement français, ce qui lui permet, après quelques conseils glanés devant l’aéroport, après s’être rapidement initiée à la notion d’adresse et au nom de rues, une pratique largement inconnue à Conakry, de prendre  le métro toute seule et  se retrouver devant un foyer d’Emmaüs où il faut toute la bienveillance du gardien de nuit pour l’autoriser à y passer une première nuit.

Vont suivre alors de longs mois de galère, passant de foyers en abris provisoires, des jours à dormir au chaud dans les bus, dans les métros, des menaces d’expulsion vers le Portugal puisqu’elle est arrivée sans le savoir avec de faux papiers portugais, l’ancienne puissance coloniale de la Guinée Bissau.

Aidées par les uns, chassées par les autres, Diallo et sa fille finissent, le 16 janvier 2020 précisément, à obtenir une chambre au Huda (Hébergement d’Urgence pour demandeurs d’asile) de Bourg-la-Reine.

Elle peut enfin se consacrer à la régularisation de son statut, avec l’aide de l’Ofpra, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. Heureusement, pourrait-on dire, le confinement alors en vigueur entraîne un ralentissement général de toute démarche administrative et Diallo peut même consacrer un peu de temps libre à traîner dans quelques gares parisiennes pour aider bénévolement ses semblables, les migrants venant d’arriver, reconnaissables à leurs yeux un peu perdus. Par hasard, Diallo retrouve alors une de ses nombreuses sœurs, qu’elle ne connaissait pas, et qui vivait en France depuis 15 ans. Si elle ne peut loger chez cette sœur pour des raisons pratiques, cette rencontre imprévue lui permet au moins de faire état d’une famille en France et, quelques mois et démarches supplémentaires après, en octobre 2020, elle obtient enfin, ainsi que sa fille, la protection internationale avec une autorisation de séjour de 10 ans.

L’avenir s’éclaircit enfin. Sa fille a commencé une scolarité normale, la mairie lui a trouvé un logement grâce à l’association Caritas, elle peut se nourrir grâce aux restos du cœur et accompagnée par l’ADS qui l’encourage à se diriger vers le métier dont elle a toujours rêvé, trouve une formation « technicien et systèmes » correspondant à son expérience précédente.

Un nouvel obstacle, jusqu’alors peu sensible, se manifeste pourtant. Diallo se sent un peu mise à l’écart par ses professeurs, parfois par les autres étudiants. « On » lui fait sentir que sa couleur de peau, son foulard de musulmane, pourtant discret, et même son niveau de français, qu’elle parle depuis plus d’une vingtaine d’années, que tous ces éléments la destine plutôt à une carrière de technicienne de surface, de femme de ménage, plutôt que de technicienne de télécom …

Diallo ne baissera pas les bras, elle signera son CDI de technicienne télécoms en juin 2022. Elle n’a pas fini de se battre… pour se loger dignement et accueillir enfin ses deux autres enfants qu’elle sait en souffrance.

Mai 2022

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Un atelier « Codes pour les entretiens d’embauche » pour les jeunes de la Vie au Grand Air, Mai 2022

Quand les bénévoles du groupe Ariane se mettent en scène …

Lors des entretiens d’embauche ou au cours de leur débuts dans le monde professionnel, les bénéficiaires de nos actions de coaching rencontrent parfois des difficultés en raison d’une certaine méconnaissance des codes et usages dans les relations de travail. Ce point est bien sûr abordé lors des séances individuelles avec les bénéficiaires, mais après discussion avec certaines de nos institutions partenaires, il est apparu qu’une formation collective serait utile. 

Cela a été l’occasion pour le groupe Ariane de mener une réflexion plus approfondie sur les codes du monde professionnel les plus importants pour nos bénéficiaires, et sur la meilleure manière de leur en faire prendre conscience.  En savoir plus…

3,5 ans de soutien par ADS, Irma témoigne, Janvier 2019 – Juillet 2022

Le soutien par ADS c’est … être là, simplement, et redonner confiance.

Certains changements de vie sont un peu brutaux. Irma peut en témoigner.

Vivant en Centrafrique, employée par un centre missionnaire américain, Irma vit une existence paisible avec ses enfants quand elle est invitée en France pour le mariage de sa sœur. Il s’agit pour elle d’une occasion de vacances et c’est même son employeur qui lui offre le voyage…

Hélas, son avion ne s’est pas encore posé à Paris, en 2012, qu’un coup d’état, un de plus, balaye le président centrafricain François Bozizé. Plus qu’un simple coup d’état, c’est en fait une véritable guerre civile qui débute, les missionnaires américains préfèrent plier bagages, conseillant à Irma de ne pas rentrer immédiatement, et quittent le pays après avoir quand même mis ses enfants en sécurité au Cameroun.

En trois jours, comme dans un cauchemar, Irma, salariée en Centrafrique est devenue une réfugiée en France, bénéficiant grâce à l’OFII, Office Français de l’Immigration et de l’Intégration, d’une carte de séjour provisoire.

Le provisoire va durer. Irma, recueillie par sa cousine, enchaîne alors petits boulots, formations  diverses et fait régulièrement renouveler sa carte de séjour.

En 2017, victime d’une pathologie chronique elle se retrouve à l’hôpital Foch, puis dans un centre de rééducation pour retrouver sa mobilité avant qu’une assistante sociale lui trouve une place au CHRS Auxilia, le Centre d’hébergement et de réinsertion sociale de Bourg la Reine, partenaire d’ADS.

Les malheurs d’Irma ne sont pas terminés. Au cours de l’hiver, elle fait une mauvaise chute sur une plaque de glace, se blesse au genou et fait son retour à l’hôpital. De cette époque, Irma se souvient surtout d’une fatigue continuelle, elle est revenue boitillant à Auxilia, enchaîne quelques missions de ménage chez des particuliers et compense ses malheurs par une boulimie qui, naturellement, accroit son poids, et sa fatigue.

C’est à ce moment qu’elle entend parler d’ADS, qui gère déjà quelques activités dans ce centre : yoga, dessin, sophrologie. En savoir plus…

3 ans de soutien par ADS, Asta témoigne, Janvier 2019 – Octobre 2021

Bien plus qu’un soutien….

Je me suis décidée à fuir mon pays en 2016. La Centrafrique était plongée depuis déjà des années dans une guerre civile entre bandes armées. Aucun avenir n’était envisageable. J’ai laissé provisoirement mes enfants à la garde de mes parents et je suis partie seule pour la France, sans projet véritable, juste dans l’espoir de trouver un avenir possible et de créer les conditions pour que mes enfants me rejoignent rapidement. Je suis arrivée à Paris le 7 août 2016, accueillie par mon beau-frère. J’avais heureusement des contacts auprès d’amis dans la région parisienne et pendant la première année, j’ai dû vivre chez les uns et les autres, pour quelques jours ou quelques semaines.

Ma principale préoccupation, en dehors du logement, fut déjà de régulariser mon statut de migrante, ce qui n’est pas simple sans adresse fixe ni travail. Ce n’est qu’au bout d’un an de démarches incessantes que j’ai réussi à obtenir une autorisation de séjour de 10 ans. Cette régularisation marqua le début de mon insertion. J’ai pu enfin m’inscrire à Pôle Emploi en espérant trouver rapidement un travail auprès de bébés ou de jeunes enfants, ce que je faisais déjà en Centrafrique. En France, c’était déjà plus compliqué. Pôle emploi m’a vite fait comprendre que, sans diplôme, sans qualification, sans expérience reconnue, et surtout sans maîtriser parfaitement le français, je n’avais pas beaucoup de chances de trouver un emploi rapidement. J’ai donc commencé à Asnières, grâce à Pôle Emploi, une remise à niveau en français, tout en faisant des ménages et en m’occupant de personnes âgées. C’est à cette époque que le CCAS m’a proposé un hébergement à Bourg La Reine, au CHRS Auxilia, et c’est là que j’ai eu un premier contact avec l’association ADS.

Je trouvais enfin des gens qui allaient m’ouvrir plusieurs portes, non seulement pour m’apporter un soutien continu dans ma recherche d’emploi, pour me conseiller, mais aussi pour me faire découvrir des tas d’activités qui m’ont donné une nouvelle confiance en moi. Grâce à des cours de français et la rédaction d’un CV avec Michel Giraud, l’association m’a permis de signer un contrat de professionnalisation avec l’agence Babychou pour travailler comme auxiliaire parentale, puis m’a poussée à préparer un CAP, Certificat d’Aptitude Professionnelle pour la petite enfance. Durant cette formation, Michel Pays m’a beaucoup aidée pour préparer le CAP que je menais en alternance avec un travail comme auxiliaire parentale.

En juillet 2020, quatre ans après mon arrivée en France, je passais avec succès mon CAP petite enfance, un premier diplôme que je n’ai malheureusement pas pu fêter avec mes amis comme il se doit, c’était le début du premier confinement. Je devais faire des stages de qualification et le soutien d’ADS s’est poursuivi, et s’est concrétisé pour cette rentrée de septembre 2021 par un emploi à la crèche municipale de Chatenay-Malabry après une période d’essai d’un mois suivie d’un CDD de 6 mois. Je suis donc maintenant officiellement agent technique auxiliaire auprès de bébés de 6 à 11 mois. Je m’occupe, avec une collègue référente, de l’accueil des parents, des jeux avec les bébés, des repas, de la sieste … Tout se passe bien ! et en plus, je viens de quitter Auxilia pour un logement autonome … enfin chez moi !

Je dois ajouter que l’association ADS m’a apporté bien plus qu’un simple soutien pour ce parcours professionnel. En suivant de nouvelles activités, c’est aussi une nouvelle vie que j’ai pu découvrir en suivant avec passion la plupart des activités proposées par les bénévoles d’ADS, des activités que je n’avais jamais envisagées, dont j’ignorais souvent tout. J’ai pu faire ainsi de la peinture, de la couture, fabriquer des bracelets, faire du Yoga, de la sophrologie, une activité que je pratique encore. J’avais une véritable boulimie d’activités…J’ai même participé à la construction d’un poulailler malgré le peu de sympathie que m’inspirent les poules.

Aujourd’hui  je peux dire que j’ai trouvé auprès des responsables et des bénévoles d’ADS une véritable famille. Je n’oublie pas pour autant ma vraie famille et mes enfants. Mon plus grand espoir, mon prochain but, c’est de réunir les conditions pour recevoir au plus vite mes enfants restés en Afrique, dès que j’aurai trouvé un logement plus grand que celui que j’occupe actuellement à Meudon.

Je voudrais envoyer un petit message à ma nouvelle famille, aux bénévoles d’ADS mais aussi aux personnes aidées par ADS : surtout, ne vous découragez jamais. J’ai pu constater que certaines personnes bénéficiant du soutien de l’association considèrent ce soutien comme un dû et ne font pas toujours d’effort pour faciliter le travail des bénévoles, en arrivant en retard, en ne respectant pas toujours les rendez-vous, ce qui entraîne parfois un sentiment de découragement pour le bénévole. Il n’est pas toujours facile d’avouer le besoin d’un soutien tout comme il n’est pas toujours facile d’apporter ce soutien. Des deux côtés, cela demande du courage.

Je pense ne m’être jamais découragée, n’avoir jamais douté. J’envisage d’ailleurs de proposer à Wei Ying de devenir bénévole à mon tour, pour initier à la cuisine africaine … Voilà, le message est lancé.

L’animation du bénévolat à ADS en 2021

Ariane, Esculape, Eurêka, Molière …

Mais que se cache-t-il derrière ces quatre noms ?

Nous avions depuis plusieurs mois la volonté de renforcer l’animation du bénévolat à ADS. En effet avec la croissance continue du nombre de bénévoles et l’extension des demandes en matière de soutien, les quelques temps d’échanges conviviaux de l’association et les rencontres informelles ne suffisaient plus. Il nous fallait un dispositif pour permettre aux bénévoles de se connaître, échanger sur les pratiques et les outils pédagogiques, s’entraider. Dans quel but ? Celui d’améliorer le service rendu aux bénéficiaires tout en créant un environnement plus stimulant et convivial entre bénévoles.

C’est ainsi que dès fin 2020:

  • Le groupe baptisé Eurêka réunit les bénévoles qui assurent un soutien scolaire en math, physique et/ou  chimie. Depuis sa création, le groupe développe une abondante documentation scolaire mise à la disposition de tous ses membres, assure les remplacements en cas d’absence de l’un d’entre eux, échange sur les expériences accumulées, les difficultés et les solutions mises en œuvre.  Ce groupe est animé par Alain Esterle.                 

Puis, début 2021, nous avons créé 3 autres groupes :

  • Le groupe Ariane, animé par Patricia Elsen, qui réunit les bénévoles qui font du coaching professionnel et de l’accompagnement vers l’emploi. Depuis sa création, le groupe a partagé ses expériences et réfléchi sur ce que le coaching recouvre auprès de bénéficiaires en réinsertion. Il a réussi à réunir au pied levé une équipe pour aider un groupe d’étudiants d’Initiatives à préparer leur recherche de stage obligatoire.
  • Le groupe Esculape  (Dieu gréco-romain de la médecine) animé par Laurence Esterle, réunit les professionnels de santé qui dispensent des soins et des conseils sur la santé. Depuis sa création, le groupe a animé une conférence sur la vaccination Covid’19 à destination des adhérents et tient une permanence médicale au centre Huda Aurore chaque semaine. Depuis janvier, plus de 60 personnes ont bénéficié d’une consultation médicale, et beaucoup d’entre eux, sans assurance maladie, ont pu être traités grâce aux médicaments fournis gracieusement par les adhérents d’ADS.
  • Et le groupe Molière animé par Christine Vinée-Jacquin. Il réunit tous les bénévoles qui œuvrent pour l’apprentissage du français : FLE (français langue étrangère) et alphabétisation. Le groupe met en commun des ressources, des outils, constitue une bibliothèque d’ouvrages adaptés et organise des rencontres pour que les bénévoles partagent leurs expériences, interrogations et méthodes afin d’accompagner au mieux les apprenants en fonction de leurs besoins.

Ces groupes permettent à chaque bénévole de s’enrichir des pratiques des autres, de mener des ateliers collectifs plus ambitieux faisant intervenir plusieurs bénévoles, partager des idées … et bien sûr se sentir moins seul en cas de difficulté.

Les groupes actuels reflètent les domaines où l’activité de soutien est la plus développée aujourd’hui : d’autres groupes pourront être créés dès lors que plusieurs bénévoles interviennent sur une même discipline

ADS et le CASP Pôle Asile signent une convention pour le HUDA Jardin du Monde : 22 février 2021

Accompagnement vers l’emploi

Dans le HUDA (Hébergement d’Urgence pour Demandeurs d’Asile) « Jardin du Monde » à Bourg-la-Reine vivent des femmes avec enfants, en attente de l’acceptation de leur demande d’asile en France. ADS intervient à la fin de leur parcours, quand leur statut de réfugiée acquis, elles sont autorisées à travailler et sont alors à la recherche d’un emploi. Nous y aidons des femmes admirables par leur courage et leur détermination. Nous sommes heureux d’avoir déjà permis à l’une d’entre elles d’accéder à son rêve et obtenir une formation de Technicienne Réseaux et Cybersécurité.

 

Un début d’année bien actif au HUDA AURORE – Janvier 2021

Les bénévoles d’ADS expriment leur solidarité envers les personnes hébergées au HUDA AURORE

Engagé dans le plan Migrants depuis 2015, l’association Aurore s’est fortement mobilisée afin de mettre à l’abri les personnes évacuées des campements en Ile-de-France et en province. Son objectif est de fluidifier le parcours des demandeurs d’asile, réduire au minimum le temps passé à attendre l’aboutissement de leurs démarches et répondre à leurs besoins essentiels : hygiène, repas, hébergement, accompagnement social.

Depuis la signature de la convention entre ADS et le HUDA  (Hébergement d’Urgence pour les Demandeurs d’Asile) AURORE le 8 janvier, les bénévoles d’ADS se proposent pour aller aider les personnes hébergées au HUDA. Déjà deux personnes peuvent bénéficier de cours de français, et des ateliers sont programmés chaque semaine : un cours de yoga et un cours de sophrologie, un atelier-jeux pour enfants.
L’accès aux soins a été très vite repéré comme un besoin crucial. Le HUDA a installé « un cabinet médical » et dès sa première permanence, le Dr. Laurence Esterle avait la queue à la porte pour ses consultations !

Tous les bénévoles sont très satisfaits de l’accueil et des conditions d’exercice de leur mission. Accompagnement au français, coaching vers l’emploi, accès aux soins, animation d’ateliers, les besoins sont immenses … Envie de contribuer ?  contactez nous !

Un nouveau partenariat le 12 décembre 2020

Le Service d’Accueil Familial Parisien signe une convention avec ADS

Parfois, lorsque les difficultés traversées par la famille sont trop importantes pour que l’enfant soit maintenu chez lui,  ou pour les Mineurs Non Accompagnés, le placement dans une famille d’accueil peut être envisagé par l’Aide Sociale à l’Enfance. Les assistants familiaux apportent un cadre éducatif à l’enfant et les aident à la mise en œuvre du projet de vie de l’enfant (retour en famille, adoption, préparation à la majorité et à un projet professionnel). Un Service d’Accueil Familial effectue le suivi des enfants confiés à ces familles d’accueil agréées. 

Le Département de Paris dispose de 8 Services d’accueil Familial Parisien (SAFP), situés en région parisienne et en province. Ces services sont composés d’une équipe pluridisciplinaire composée principalement d’assistants sociaux, éducateurs spécialisés, psychologues et de cadres de direction (attachés et conseillers socio-éducatifs). Nous avons établi une convention avec le SAFP situé à Bourg-la-Reine. Nous intervenons auprès des enfants qui résident dans les communes proches de Bourg-la-Reine.et qui ont des besoins de soutien pour leur scolarité ou leur recherche d’emploi ou stage. Le lieu est sympathique et accueillant pour les enfants comme en témoigne ce bonhomme de neige bien de saison ! 
Déjà 5 bénévoles aident 4 jeunes en math, français, anglais. En cette fin d’année, nous sommes très heureux d’aider des jeunes sous la protection de l’enfance.

Conférence Apprendre/Grandir autrement organisée par Colibris ValléeSud 92- 24 juin 2020

Apprendre/Grandir autrement

Le groupe local Colibris ValleeSud92 a pour vocation de réunir tous les citoyens et acteurs locaux qui ont envie de participer au changement à travers des initiatives locales.  Ce mois de juin, il organisait un cycle de conférence en ligne « Préparer Demain » auquel nous avons participé, sur le thème Apprendre / Grandir Autrement.  Invités avec « Le plus petit cirque du Monde » et « La bibliothèque Sonore de Fresnes », chacun a pu expliquer ses pratiques alternatives ou complémentaires d’apprentissage,  et sa façon de répondre aux enjeux sociétaux.

ADS, représentée par Wei-Ying Thang et Michel Pays, a présenté ses modes d’action permettant de donner une seconde, voire une troisième chance à des publics défavorisés ou en difficulté, en l’illustrant par un exemple concret.  Merci au Groupe local Colibris ValleeSud92 pour son invitation qui nous a permis de créer du lien avec d’autres associations !

Retrouvez le support de la conférence  et la vidéo https://vimeo.com/432401188. 

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