Soutien scolaire

Paroles de migrants, Hadiyetou

Hadiyetou

Un soir, son oncle maternel lui annonce : « Prépare-toi, tu pars demain en Europe, ce n’est pas ici que tu vas trouver un avenir ».

Hadiyetou a 14 ans, il ne pense pas un instant à contester la décision familiale, son oncle a payé le voyage d’avance et il se retrouve dès le lendemain dans un bus, quittant la Mauritanie, le pays de son enfance, pour rejoindre le Mali, son pays de naissance. De là, jeté avec d’autres jeunes dans un pick-up Toyota, va commencer un périple infernal pour traverser le Mali, l’Algérie, et la Lybie, où il va retrouver son frère, de deux ans son aîné qui, lui aussi, malgré des problèmes de santé, a pris la route de l’Europe.

Hadiyetou est parti sans bagages, sans argent, avec pour tout papier une photocopie de son acte de naissance. Son passeport a été confisqué par les passeurs.

De ce voyage, Hadiyetou se souviendra surtout d’une constante violence, entassé avec d’autres jeunes dans la benne du pick-up, si serrés les uns contre les autres qu’ils ne peuvent pas retrouver l’usage de leurs jambes avant de longues minutes quand ils descendent. Le pick-up est arrêté fréquemment par des barrages de groupes armés non identifiables qui leurs font réciter des sourates du Coran pour s’assurer qu’ils sont bien musulmans. Heureusement, Hadiyetou avait suivi une formation dans une école coranique. Malheur aux jeunes qui ne connaissent pas le Coran. Hadiyetou se souvient d’un jeune garçon, sans doute chrétien, qui est mis à l’écart, ne pouvant répondre aux questions des passeurs. Hadiyetou ne le reverra pas.
Ils arrivent enfin, quelques semaines plus tard, sur une plage libyenne. Leur groupe compte maintenant quelque 500 personnes, pour la plupart de jeunes mineurs. C’est la première fois que Hadiyetou voit la mer, mais il ne s’agit pas de vacances. Les jeunes vont rester 3 jours sur la plage pour une petite cure d’amaigrissement, sans eau ni nourriture, pour ne pas surcharger le bateau, avant d’embarquer dans une nuit noire, sur une grosse barque. Ils vont devoir s’allonger sur le côté, collés les uns aux autres, alignés comme on peut le voir sur les gravures des navires de la traite des esclaves au XVIIIe siècle : 250 dans la cale, 250 sur le pont supérieur.
Le voyage va durer 2 jours et demi, toujours sans possibilité de boire, avec juste quelques biscuits secs pour tenir le coup.
Le troisième jour, à l’approche de l’île de Lampedusa, un bateau des garde-côtes italiennes les intercepte pour les déposer sur l’île où un service d’accueil va enfin, après avoir isolé les mineurs non accompagnés, leur donner de l’eau, de la nourriture et également quelques soins, en particulier pour le frère de Hadiyetou.
Le séjour sur l’île va durer près de 3 mois. Ils sont nourris, logés, soignés, et même dotés d’un petit pécule de 30€ chaque mois, mais sans aucune activité ni information sur ce qui les attend.
Une nuit, Hadiyetou et son frère décident de s’enfuir, trouvent un bateau pour rejoindre la côte italienne et, après quelques nuits dans la rue, avec leurs petites économies, arrivent à acheter 2 billets de train pour Paris. A la frontière française, ils n’ont pas d’autres documents à montrer aux douaniers que leur acte de naissance. A leur grand étonnement, les douaniers français se contentent de vérifier qu’ils ont au moins un billet de train et les laissent passer. Dans la nuit, ils entendent enfin : « Terminus, gare de Lyon, les voyageurs descendent de voiture », une phrase magique dont se souviendra longtemps Hadiyetou.
« C’est là que la vraie vie a commencé » écrira-t-il plus tard dans un court texte biographique. 

Après une nuit dans la rue, après s’être adressés à différentes personnes dans la gare, ils trouvent enfin un Malien qui partait au boulot et qui, sans doute habitué à cette situation , leur indique l’adresse du service d’accueil des jeunes mineurs non accompagnés. Ils sont alors dirigés vers un service éducatif qui, après un certain nombre de questions pour établir un premier dossier, leur donne des tickets-restaurant et l’adresse d’un hôtel à Belleville dans lequel ils vont enfin pouvoir se reposer. Leur avenir se limite dans un premier temps à passer leur journée devant la télé ou à satisfaire différentes visites médicales puisque leur ignorance du français et leur peur de ne pas retrouver l’adresse de leur hôtel les empêche de s’éloigner trop de leur refuge.
Au bout de quatre mois, les deux frères doivent se séparer quand Hadiyetou est confié à une famille d’accueil dans l’Essonne, chez Josiane et Jean Claude, dont les enfants ont déjà quitté la maison. Hadiyetou, dans cette petite ville, trouve enfin le calme qu’il recherche depuis son départ de Mauritanie.
Dès la rentrée scolaire de septembre, après un test de connaissances, Hadiyetou va commencer sa formation, dans un collège puis à l’unité pédagogique pour étrangers, enchainant apprentissage du français, stages … En 2017, il change de famille d’accueil, se retrouve à Vitry-sur-Seine, obtient un CAP de serrurerie métallerie mais ne trouve pas de place dans un lycée professionnel.

Ce n’est qu’à l’approche de sa majorité, en 2018, qu’il commence à se soucier de ses papiers et cherche à régulariser sa situation. Quelques jours avant son anniversaire de 18 ans, Hadiyetou dépose donc une demande de naturalisation et commence alors le long chemin des rapports compliqués avec l’administration, avec la justice, soutenu par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) et son éducatrice référente au sein du SAFP, le Service d’Accueil Familial Parisien.
C’est à cette époque que son chemin croise l’ADS et qu’il va pouvoir bénéficier d’un soutien en français et en maths alors qu’il prépare un bac pro de logistique. Il a trouvé depuis trois ans un contrat de travail en alternance à la SNCF, et rejoint enfin une école privée financée par la SNCF qui bénéficie d’une subvention de l’Etat pour préparer un diplôme de technicien supérieur en méthode d’exploitation dont l’examen de sortie aura lieu en juin 2023.

En cas de succès, ce dont il ne doute pas, il s’attaquera alors à une licence…Hadiyetou a aujourd’hui 21 ans, un logement, un CAP de serrurerie métallerie, un travail en alternance avec une formation de technicien supérieur en méthode d’exploitation logistique, l’espoir d’une future licence et, depuis peu de temps, la nationalité française.

Hadiyetou est « un enfant qui marche », titre d’une courte mais surprenante biographie qu’il a récemment écrite avec pour seule philosophie de ne jamais regarder en arrière, d’aller de l’avant pour trouver le bonheur.

Mai 2022

 

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Soutien scolaire : un accompagnement individualisé, 2021-2022

Tableau d’honneur

Tous les jeunes accompagnés par ADS passent au niveau supérieur, et pour ceux qui avaient un examen, 12 jeunes ont réussi sur les 14 qui ont été accompagnés dans leur scolarité :
– 4 CAP, 4 Bac Pro dont 1 avec mention Bien

– 2 brevets, dont 1 avec mention AB

Tous ces jeunes sont ravis, et sont en route vers leur projet professionnel : Daba a déjà son alternance acquise pour un nouveau CAP boulangerie, Moussa couvreur chez les Compagnons du devoir va poursuivre en BEP, Assia va s’engager dans un BEP Coiffure, Deborah et Natacha vont s’inscrire en BTS, Amel va entrer en formation « éducatrice spécialisée » le rêve qu’elle revendique comme « un droit à l’épanouissement », …
Citons aussi :
– Un diplôme d’assistante de vie aux familles obtenu par VAE
– Une validation des écrits et mémoire pour le diplôme d’infirmière.

Nous regrettons les deux échecs au BAC, et avons demandé aux structures partenaires de nous adresser les jeunes en position de passer un examen dès le début de l’année … sans attendre le mois de juin …
Si certains tardent à se faire accompagner, d’autres ont bénéficié d’un accompagnement sur plusieurs années.
C’est le cas de Djenabou du Foyer Jeunes Travailleurs.

Les bénévoles sont aussi très heureux de la réussite des jeunes comme en témoignent ces quelques mots :

« J’ai amené Aïcha au château de Versailles, nous y avons passé la journée ! Elle était épuisée mais contente. J’ai été vraiment heureuse d’apprendre qu’elle a eu les félicitations, avec une moyenne de 14 », Sylvie

« Natacha a obtenu son bac Pro Systèmes numériques. Je pense que le soutien (maths et anglais) lui a bien convenu car lors du bilan que j’ai pu faire avec elle et son éducatrice, elle a émis le souhait de bénéficier de ce soutien pour son BTS. », Marielle

« J’ai eu des nouvelles d’Assia, elle a réussi son CAP, maintenant elle va faire un BEP. Elle est super contente. On a bien travaillé au cours de cette année, je l’ai vue progresser. », Patrick

« C’est un vrai plaisir d’aider Hadiyetou, je vais poursuivre l’an prochain, il m’apprend aussi beaucoup. L’apport est réciproque », Marie

« Daba est très content. Il a obtenu son CAP, il est inscrit en CAP boulangerie pour la rentrée (stage à BLR, rue Roeckel). Je continue à le voir et je continuerai en septembre. », Jean-Yves

Des bénévoles sont déjà « réservés » par leurs élèves comme Moussa, bien timide, mais qui a établi une belle relation de confiance avec Anne-Marie depuis deux ans.

Vous voulez rejoindre l’aventure des bénévoles ?
D’autres jeunes nous seront adressés à la rentrée, tentez l’expérience d’un soutien scolaire individualisé, mission sur mesure en fonction de vos compétences, vos envies et votre temps ! N’hésitez pas, contactez-nous !

3 ans de soutien par ADS, Asta témoigne, Janvier 2019 – Octobre 2021

Bien plus qu’un soutien….

Je me suis décidée à fuir mon pays en 2016. La Centrafrique était plongée depuis déjà des années dans une guerre civile entre bandes armées. Aucun avenir n’était envisageable. J’ai laissé provisoirement mes enfants à la garde de mes parents et je suis partie seule pour la France, sans projet véritable, juste dans l’espoir de trouver un avenir possible et de créer les conditions pour que mes enfants me rejoignent rapidement. Je suis arrivée à Paris le 7 août 2016, accueillie par mon beau-frère. J’avais heureusement des contacts auprès d’amis dans la région parisienne et pendant la première année, j’ai dû vivre chez les uns et les autres, pour quelques jours ou quelques semaines.

Ma principale préoccupation, en dehors du logement, fut déjà de régulariser mon statut de migrante, ce qui n’est pas simple sans adresse fixe ni travail. Ce n’est qu’au bout d’un an de démarches incessantes que j’ai réussi à obtenir une autorisation de séjour de 10 ans. Cette régularisation marqua le début de mon insertion. J’ai pu enfin m’inscrire à Pôle Emploi en espérant trouver rapidement un travail auprès de bébés ou de jeunes enfants, ce que je faisais déjà en Centrafrique. En France, c’était déjà plus compliqué. Pôle emploi m’a vite fait comprendre que, sans diplôme, sans qualification, sans expérience reconnue, et surtout sans maîtriser parfaitement le français, je n’avais pas beaucoup de chances de trouver un emploi rapidement. J’ai donc commencé à Asnières, grâce à Pôle Emploi, une remise à niveau en français, tout en faisant des ménages et en m’occupant de personnes âgées. C’est à cette époque que le CCAS m’a proposé un hébergement à Bourg La Reine, au CHRS Auxilia, et c’est là que j’ai eu un premier contact avec l’association ADS.

Je trouvais enfin des gens qui allaient m’ouvrir plusieurs portes, non seulement pour m’apporter un soutien continu dans ma recherche d’emploi, pour me conseiller, mais aussi pour me faire découvrir des tas d’activités qui m’ont donné une nouvelle confiance en moi. Grâce à des cours de français et la rédaction d’un CV avec Michel Giraud, l’association m’a permis de signer un contrat de professionnalisation avec l’agence Babychou pour travailler comme auxiliaire parentale, puis m’a poussée à préparer un CAP, Certificat d’Aptitude Professionnelle pour la petite enfance. Durant cette formation, Michel Pays m’a beaucoup aidée pour préparer le CAP que je menais en alternance avec un travail comme auxiliaire parentale.

En juillet 2020, quatre ans après mon arrivée en France, je passais avec succès mon CAP petite enfance, un premier diplôme que je n’ai malheureusement pas pu fêter avec mes amis comme il se doit, c’était le début du premier confinement. Je devais faire des stages de qualification et le soutien d’ADS s’est poursuivi, et s’est concrétisé pour cette rentrée de septembre 2021 par un emploi à la crèche municipale de Chatenay-Malabry après une période d’essai d’un mois suivie d’un CDD de 6 mois. Je suis donc maintenant officiellement agent technique auxiliaire auprès de bébés de 6 à 11 mois. Je m’occupe, avec une collègue référente, de l’accueil des parents, des jeux avec les bébés, des repas, de la sieste … Tout se passe bien ! et en plus, je viens de quitter Auxilia pour un logement autonome … enfin chez moi !

Je dois ajouter que l’association ADS m’a apporté bien plus qu’un simple soutien pour ce parcours professionnel. En suivant de nouvelles activités, c’est aussi une nouvelle vie que j’ai pu découvrir en suivant avec passion la plupart des activités proposées par les bénévoles d’ADS, des activités que je n’avais jamais envisagées, dont j’ignorais souvent tout. J’ai pu faire ainsi de la peinture, de la couture, fabriquer des bracelets, faire du Yoga, de la sophrologie, une activité que je pratique encore. J’avais une véritable boulimie d’activités…J’ai même participé à la construction d’un poulailler malgré le peu de sympathie que m’inspirent les poules.

Aujourd’hui  je peux dire que j’ai trouvé auprès des responsables et des bénévoles d’ADS une véritable famille. Je n’oublie pas pour autant ma vraie famille et mes enfants. Mon plus grand espoir, mon prochain but, c’est de réunir les conditions pour recevoir au plus vite mes enfants restés en Afrique, dès que j’aurai trouvé un logement plus grand que celui que j’occupe actuellement à Meudon.

Je voudrais envoyer un petit message à ma nouvelle famille, aux bénévoles d’ADS mais aussi aux personnes aidées par ADS : surtout, ne vous découragez jamais. J’ai pu constater que certaines personnes bénéficiant du soutien de l’association considèrent ce soutien comme un dû et ne font pas toujours d’effort pour faciliter le travail des bénévoles, en arrivant en retard, en ne respectant pas toujours les rendez-vous, ce qui entraîne parfois un sentiment de découragement pour le bénévole. Il n’est pas toujours facile d’avouer le besoin d’un soutien tout comme il n’est pas toujours facile d’apporter ce soutien. Des deux côtés, cela demande du courage.

Je pense ne m’être jamais découragée, n’avoir jamais douté. J’envisage d’ailleurs de proposer à Wei Ying de devenir bénévole à mon tour, pour initier à la cuisine africaine … Voilà, le message est lancé.

Stage d’engagement citoyen à l’ADS : Juin-Juillet 2021

Témoignage de mon stage d’engagement citoyen

Etudiante en école d’ingénieurs à l’EPF Troyes, j’ai effectué durant six semaines, pendant les mois de juin et juillet, un stage Engagement Citoyen au sein de l’ADS. Le programme de ce stage était d’assurer d’une part une mission de soutien auprès d’enfants et d’adolescents comme une bénévole lambda de l’Association, et d’autre part  de réaliser une enquête téléphonique auprès des adhérents de l’association avec une synthèse de toutes les réponses. Les actions de soutien que j’ai effectuées étaient principalement avec des enfants-ados car c’était le public avec qui j’étais le plus à l’aise.

Tout d’abord, je suis beaucoup allée au HUDA (Aurore) pour faire des ateliers avec les enfants qui y vivent. Nous nous installions dans une grande salle d’activités très lumineuse et agréable où nous faisions principalement des jeux de société et de la lecture. Il nous est arrivé aussi de préparer des projets plus ambitieux comme lors du 14 juillet où tous les enfants étaient déguisés avec des dons récupérés. Lorsque les enfants avaient encore école, Clarisse et moi faisions aussi de l’aide aux devoirs. J’ai adoré aller au HUDA, les enfants sont très gentils et je sens qu’ils sont vraiment contents quand il y a des bénévoles. En savoir plus…

Nouvelles estivales d’ADS : Juillet-Août 2021

Envie d’apporter votre aide pendant l’été ?

Pour vous consoler d’avoir renoncé, pour cause de Covid, à vos vacances aux Seychelles, l’ADS vous a préparé un petit programme estival pour lequel certificats de vaccination, quarantaines et provisions de masques ne seront pas toujours exigés.

Des expos …

La saison s’est déjà ouverte avec la soirée du 25 juin, organisée dans le salon Dalpayrat de la Villa Saint Cyr, à l’occasion du décrochage de l’exposition de H3IIIy, artiste engagée notamment sur l’égalité Femmes-Hommes. L’artiste et Philippe Tariel ont lu les poèmes illustrant les peintures à l’attention des 45 invités heureux de se retrouver enfin en chair et en os après 266 jours de rencontres virtuelles.

A cette occasion, nous avons pu faire connaissance avec Léa Corcos, jeune artiste peintre qui, en présentant ses œuvres dès le 3 juillet au Crédit Mutuel, réalisera sa première exposition. ADS a remercié les deux adhérentes qui nous ont fait connaître ces artistes, l’occasion de rappeler que tout adhérent souhaitant présenter et parrainer un artiste pour une prochaine exposition, peintures, dessins ou photographies, sera bienvenu.

Par ailleurs, l’exposition photo-poésie « Allô », de Thierry le Fouillé et les Rencontres Poétiques de Bourg-la-Reine, présentée récemment sur les murs du Crédit Mutuel, rejoindra la galerie des Colonnes dès le 6 juillet.

Des sorties et des ateliers…

Plusieurs sorties pour un groupe hébergé au Huda Aurore sont programmées au cours de l’été :  Sortie à Paris mardi 29 juin 2021 Montée à l’Arc de Triomphe et promenade au Trocadéro avec les bénévoles Clarisse et Caroline et, Sortie à Paris mercredi 7 juillet 2021  visite du Musée des Arts et métiers avec Clarisse et Sophie.

Une sortie au Château de Versailles est également envisagée, dans l’attente de bénévoles pour organiser et accompagner des visites … Avis aux amateurs !

Les enfants et adolescents ne seront pas oubliés avec, le 13 juillet, des ateliers pour enfants de 4 à 13 ans du CHU Auxilia.  L’ADS accueillerait volontiers des bénévoles pour animer ces ateliers du 13 juillet, et au fil de l’été, proposer des ateliers de loisirs, de lecture, des jeux de société, des sorties … pour les enfants et les adultes du Huda et du CHRS qui ne partent pas en vacances.

Du soutien scolaire…

Nous attendons aussi des bénévoles pour aider les enfants et collégiens du SAFP et du HUDA Aurore à préparer au mieux leur rentrée scolaire avec quelques séances de révision dans différentes matières, en particulier la dernière semaine d’août.

Même pour quelques heures de bénévolat, votre aide sera toujours appréciée !

Des actions au sein de l’association…

En interne, les groupes thématiques Molière, Eurêka et EFH, font une dernière réunion avant les vacances, pour un bilan des actions menées et la préparation de la rentrée qui verra sans doute la création d’un nouveau groupe, constitué pour aider les gens un peu démunis dans leurs différentes démarches administratives.

Une enquête pour recueillir les avis sur l’ADS et propositions des adhérents est en cours avec Caroline et donnera à la rentrée, nous l’espérons, de bonnes pistes pour améliorer notre fonctionnement, notre communication et notre champ d’activités. 

L’ADS reste donc dynamique et solidaire au cours de l’été, en attendant, début septembre, nos rencontres habituelles : le 4 septembre le forum des associations, la publication du prochain ADS info qui rendra compte des différentes activités estivales et surtout le samedi 11 septembre, le traditionnel pique-nique des adhérents.

Bon été solidaire à toutes et tous et merci pour votre engagement !

L’animation du bénévolat à ADS en 2021

Ariane, Esculape, Eurêka, Molière …

Mais que se cache-t-il derrière ces quatre noms ?

Nous avions depuis plusieurs mois la volonté de renforcer l’animation du bénévolat à ADS. En effet avec la croissance continue du nombre de bénévoles et l’extension des demandes en matière de soutien, les quelques temps d’échanges conviviaux de l’association et les rencontres informelles ne suffisaient plus. Il nous fallait un dispositif pour permettre aux bénévoles de se connaître, échanger sur les pratiques et les outils pédagogiques, s’entraider. Dans quel but ? Celui d’améliorer le service rendu aux bénéficiaires tout en créant un environnement plus stimulant et convivial entre bénévoles.

C’est ainsi que dès fin 2020:

  • Le groupe baptisé Eurêka réunit les bénévoles qui assurent un soutien scolaire en math, physique et/ou  chimie. Depuis sa création, le groupe développe une abondante documentation scolaire mise à la disposition de tous ses membres, assure les remplacements en cas d’absence de l’un d’entre eux, échange sur les expériences accumulées, les difficultés et les solutions mises en œuvre.  Ce groupe est animé par Alain Esterle.                 

Puis, début 2021, nous avons créé 3 autres groupes :

  • Le groupe Ariane, animé par Patricia Elsen, qui réunit les bénévoles qui font du coaching professionnel et de l’accompagnement vers l’emploi. Depuis sa création, le groupe a partagé ses expériences et réfléchi sur ce que le coaching recouvre auprès de bénéficiaires en réinsertion. Il a réussi à réunir au pied levé une équipe pour aider un groupe d’étudiants d’Initiatives à préparer leur recherche de stage obligatoire.
  • Le groupe Esculape  (Dieu gréco-romain de la médecine) animé par Laurence Esterle, réunit les professionnels de santé qui dispensent des soins et des conseils sur la santé. Depuis sa création, le groupe a animé une conférence sur la vaccination Covid’19 à destination des adhérents et tient une permanence médicale au centre Huda Aurore chaque semaine. Depuis janvier, plus de 60 personnes ont bénéficié d’une consultation médicale, et beaucoup d’entre eux, sans assurance maladie, ont pu être traités grâce aux médicaments fournis gracieusement par les adhérents d’ADS.
  • Et le groupe Molière animé par Christine Vinée-Jacquin. Il réunit tous les bénévoles qui œuvrent pour l’apprentissage du français : FLE (français langue étrangère) et alphabétisation. Le groupe met en commun des ressources, des outils, constitue une bibliothèque d’ouvrages adaptés et organise des rencontres pour que les bénévoles partagent leurs expériences, interrogations et méthodes afin d’accompagner au mieux les apprenants en fonction de leurs besoins.

Ces groupes permettent à chaque bénévole de s’enrichir des pratiques des autres, de mener des ateliers collectifs plus ambitieux faisant intervenir plusieurs bénévoles, partager des idées … et bien sûr se sentir moins seul en cas de difficulté.

Les groupes actuels reflètent les domaines où l’activité de soutien est la plus développée aujourd’hui : d’autres groupes pourront être créés dès lors que plusieurs bénévoles interviennent sur une même discipline

Un nouveau partenariat le 12 décembre 2020

Le Service d’Accueil Familial Parisien signe une convention avec ADS

Parfois, lorsque les difficultés traversées par la famille sont trop importantes pour que l’enfant soit maintenu chez lui,  ou pour les Mineurs Non Accompagnés, le placement dans une famille d’accueil peut être envisagé par l’Aide Sociale à l’Enfance. Les assistants familiaux apportent un cadre éducatif à l’enfant et les aident à la mise en œuvre du projet de vie de l’enfant (retour en famille, adoption, préparation à la majorité et à un projet professionnel). Un Service d’Accueil Familial effectue le suivi des enfants confiés à ces familles d’accueil agréées. 

Le Département de Paris dispose de 8 Services d’accueil Familial Parisien (SAFP), situés en région parisienne et en province. Ces services sont composés d’une équipe pluridisciplinaire composée principalement d’assistants sociaux, éducateurs spécialisés, psychologues et de cadres de direction (attachés et conseillers socio-éducatifs). Nous avons établi une convention avec le SAFP situé à Bourg-la-Reine. Nous intervenons auprès des enfants qui résident dans les communes proches de Bourg-la-Reine.et qui ont des besoins de soutien pour leur scolarité ou leur recherche d’emploi ou stage. Le lieu est sympathique et accueillant pour les enfants comme en témoigne ce bonhomme de neige bien de saison ! 
Déjà 5 bénévoles aident 4 jeunes en math, français, anglais. En cette fin d’année, nous sommes très heureux d’aider des jeunes sous la protection de l’enfance.

Un reportage de juillet 2020 concernant ADS BLR sur le site du programme AlphaB

portraits bénévole et bénéficiaireLes activités de soutien à l’honneur !

ADS BLR vient de faire l’objet d’un reportage du programme AlphaB de l’association Tous Bénévoles à laquelle nous avons adhéré il y a un peu plus d’un an.

Après une présentation de l’association, figure l’interview de ASTA, que nous accompagnons, et d’un de nos talentueux bénévoles qui l’a soutenue tout au long de sa formation au CAP « petite enfance ».

Félicitations à Asta pour sa réussite au CAP et à Michel pour son accompagnement !

Cette réussite couronne les efforts méritoires de ASTA et nous encourage à poursuivre nos actions pour l’égalité des chances !

Conférence Apprendre/Grandir autrement organisée par Colibris ValléeSud 92- 24 juin 2020

Apprendre/Grandir autrement

Le groupe local Colibris ValleeSud92 a pour vocation de réunir tous les citoyens et acteurs locaux qui ont envie de participer au changement à travers des initiatives locales.  Ce mois de juin, il organisait un cycle de conférence en ligne « Préparer Demain » auquel nous avons participé, sur le thème Apprendre / Grandir Autrement.  Invités avec « Le plus petit cirque du Monde » et « La bibliothèque Sonore de Fresnes », chacun a pu expliquer ses pratiques alternatives ou complémentaires d’apprentissage,  et sa façon de répondre aux enjeux sociétaux.

ADS, représentée par Wei-Ying Thang et Michel Pays, a présenté ses modes d’action permettant de donner une seconde, voire une troisième chance à des publics défavorisés ou en difficulté, en l’illustrant par un exemple concret.  Merci au Groupe local Colibris ValleeSud92 pour son invitation qui nous a permis de créer du lien avec d’autres associations !

Retrouvez le support de la conférence  et la vidéo https://vimeo.com/432401188. 

Conférence Apprendre / Grandir Autrement – 24 juin 2020

Aide à l’insertion, apprendre autrement

Apprendre et réussir … Donner une deuxième, voire une troisième chance, oui c’est possible ! Nous sommes invités au cycle de conférence « Préparer Demain » organisé par le groupe local Colibris ValleeSud92 durant ce mois de juin. Nous intervenons sur le thème Apprendre / Grandir Autrement, centré sur les pratiques alternatives et complémentaires d’apprentissage, d’accompagnement individuel / collectif et de réponses aux enjeux sociétaux.

Les invités : Le Plus Petit Cirque du Monde (Bagneux), BLR Dynamique et Solidaire, et La bibliothèque Sonore de Fresnes.

Mercredi 24 juin à 20h30, conférence en ligne

Pour recevoir le lien de connexion, écrivez nous :

adsblr92340@gmail.com

valleesud92@colibris-lemouvement.org

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