Égalité Femmes Hommes

Forum des Droits de l’Homme : la journée du 10 décembre 2022

La journée du 10 décembre à Bourg la Reine : point d’orgue du Forum des Droits de l’Homme

Discriminations, paroles de jeunes travailleurs

Et le droit à l’épanouissement ?

Une douzaine de résidents du Foyer des Jeunes Travailleurs de Bourg-la-Reine, autant de filles que de garçons, ont accepté l’invitation de l’ADS à venir débattre des droits de l’homme et des discriminations dans la perspective du forum des droits qui se tiendra en fin d’année. Ce débat a répondu à notre attente, plein de passion, de virulence et de spontanéité.

Loin des généreuses déclarations philosophiques ou morales qui ont présidé à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, reprises par la déclaration universelle des droits de l’homme signée en 1948 par tous les états membres de l’ONU, les jeunes résidents du Foyer des Jeunes Travailleurs,  plus pragmatiques, invités à citer les droits de l’homme essentiels, ont immédiatement dressé la liste de préoccupations plus contemporaines, les droits « sociaux et économiques » que sont le logement, le travail, l’éducation, la santé, la  justice ou la sécurité… L’application de ces droits est accompagnée, pour la plupart des jeunes présents, d’un soupçon de discrimination diffus. Pour ces jeunes, il ne s’agit pas seulement de garantir ces droits : avant même de les faire appliquer, il s’agit surtout de pouvoir y accéder et accéder aux soins, à la justice, à l’éducation, à la formation, au logement, et même à la sécurité n’est pas évident pour tous. En savoir plus…

Paroles de migrants, Bintou

Bintou

Avec un père Ouolof et une mère Peule, ou encore un père Sénégalais et une mère Guinéenne, Bintou, née en 1979, est confiée rapidement à sa grand-mère maternelle en Guinée. Cette dernière, alors que Bintou a tout juste 3 ans, prend l’initiative de la faire exciser.

Son père, non consulté ni prévenu, est naturellement furieux, récupère sa fille et Bintou peut alors faire des études au Sénégal, apprendre le français, et se marier sans aucune contrainte, à 26 ans, avec un cousin. Bintou bénéficie alors d’une certaine autonomie en gérant un petit commerce croisé entre le Sénégal et la France, faisant de nombreux aller et retour entre Paris et Dakar. Elle donne naissance à 3 enfants, deux garçons et une fille, et tout semble aller pour le mieux jusqu’au jour où la tradition la rattrape, le jour où sa belle-mère décide de faire exciser sa petite fille, 7 ans.

Bintou s’y oppose aussitôt. Son mari, lui, n’ose pas s’opposer à sa mère. Bintou se révolte alors, fait une demande de visa pour ses trois enfants et, évoquant des vacances, décide de fuir en France. Son mari achète même les billets d’avion tandis que la belle-mère, furieuse, « lui donne une autre femme ».

Bintou, avec ses 3 enfants, débarque donc à Paris en 2019, demande aussitôt l’asile et loge provisoirement chez un oncle de son père, puis chez des amis avant de connaître le lot commun des migrants, ballotée avec ses enfants entre foyers, centres d’accueil provisoires, refuges du 115 …

Ofpra, OFII, Cada, Cafda, Caritas, Emmaüs, CNDA, Huda, et bien d’autres acronymes n’ont plus de secrets pour elle, ni les différents lieux d’hébergement, entre le centre Cousteau Porte de la Villette, le Centre de la Bastille, l’entassement dans les tentes de Rosa Parks Porte d’Aubervilliers, les expulsions de la police …

Bintou et ses enfants sont finalement casés dans le Huda Bourg-la-Reine. Elle est logée dans une chambre d’un pavillon d’Antony partagé avec trois autres familles, puis, victime du Covid, atterrit enfin dans un petit appartement insalubre de Châtenay-Malabry.

En février 2021, sa demande de droit d’asile lui est refusée mais est accordée à sa fille, au motif de son risque d’excision en Guinée. Une bonne nouvelle quand même, Bintou a alors droit à un titre de séjour comme parent d’enfant mineur réfugiée … une bonne nouvelle qui devient pourtant une galère pour la famille : l’allocation de demandeur d’asile est suspendue, et Bintou est prévenue qu’elle devra quitter le HUDA réservé aux demandeurs d’asile.

Bintou n’obtiendra qu’un an plus tard son titre de séjour malgré l’appui du Défenseur des droits : un an à se débattre pour obtenir des rendez-vous avec la Préfecture et fournir les papiers demandés qui devaient être établis en Guinée. Entre temps, en septembre 2021, Bintou a obtenue enfin un récépissé qui lui permet de travailler : elle ne tarde pas à trouver quelques heures de travail chaque semaine comme aide à domicile, un premier pas vers l’intégration qu’elle saisit à la volée, et finit par obtenir 3 contrats en CDI chez des particuliers. Une aubaine, car, sans carte de séjour, aucune prestation sociale ne lui est accordée pour ses 3 enfants. Fin mars 2022, elle reçoit enfin son titre de séjour, mais la vie ne lui épargne aucun répit. S’en suivent des avis d’expulsion à répétition …

La route vers l’intégration est encore longue. Heureusement, la sortie du tunnel se précise début juin 2022, lorsqu’elle peut intégrer un logement Solibail pour une durée maximum deux ans, profitant enfin d’un peu de stabilité pour elle et ses enfants.

Juin 2022

 

<– tous les articles sur le Forum des Droits de l’Homme

Paroles de migrants, Diallo

Diallo

Diallo, jeune femme de l’ethnie Peule, née en Guinée Conakry, avait quelques atouts en main, mais cela ne suffisait pas pour lutter contre le poids des traditions. Fille d’un commerçant relativement aisé de Conakry, elle avait pu suivre des études, à l’école coranique tout d’abord puis dans une école privée jusqu’au bac, et avait obtenue un diplôme de maîtrise appliquée à la gestion.  Elle était alors soutenue, moralement et financièrement, par son père, son seul confident.

C’était le côté « bonnes cartes », mais le soutien de son père n’est pas suffisant pour s’opposer à la « famille », une grande fratrie de 17 enfants où les garçons bénéficient naturellement d’une grande liberté mais où les filles subissent la loi des gardiennes de la tradition, des grand-mères, tantes, épouses diverses.

Diallo avait été excisée à 8 ans par ses tantes et sa mère, mariée de force à 17 ans avec un fils de la sœur aînée de son père, lequel n’a pas son mot à dire dans ces histoires de femmes. Elle donne naissance peu de temps après à une fille mais ne peut exercer aucun véritable rôle de mère, tenu par ses tantes et sa grand-mère. Cette grand-mère décide de l’excision de la petite fille, âgée de 6 ans, sans même en informer Diallo.

Diallo tente alors de se révolter avec le peu de moyens dont elle dispose. Elle quitte son travail et se consacre avec l’association « Oser Innover » à l’information et le soutien des femmes victimes de toutes sortes de violence. Face à ces initiatives, son mari, qui l’accuse de saper son autorité et les lois de la tradition, redouble de violence. Toute discussion avec lui est inutile, et toute plainte auprès de la police génératrice de nouveaux coups.

Pendant cette période, Diallo donne naissance à deux autres enfants, un garçon et une fille, et c’est quand sa famille décide de faire exciser cette deuxième fille, âgée de 5 ans, que Diallo, qui a elle-même subi cette mutilation et ses conséquences, se révolte vraiment et décide de rompre tout lien avec sa famille.

Grâce à l’appui financier d’un oncle installé aux Etats-Unis, elle déménage avec ses trois enfants chez une cousine, à Boké, une ville sur la côte au nord de Conakry. Menacée par sa famille, en août 2019, Diallo doit s’enfuir avec un passeur vers la Guinée Bissau, à moto sur les pistes détrempées par la mousson, ne pouvant serrer dans ses bras que la plus jeune de ses filles. Elle restera 3 mois en Guinée Bissau, chez un ami de son oncle, le temps de préparer le grand voyage pour la France. Toujours aidée financièrement par son oncle des Etats-Unis, elle peut se faire établir des faux papiers, prendre un avion avec sa fille et se retrouve un beau jour d’octobre 2019 sur un trottoir, devant l’aéroport de Roissy, sa petite fille à la main, sans aucun contact, avec peu d’argent, mais quand même un atout précieux : elle parle parfaitement français, ce qui lui permet, après quelques conseils glanés devant l’aéroport, après s’être rapidement initiée à la notion d’adresse et au nom de rues, une pratique largement inconnue à Conakry, de prendre  le métro toute seule et  se retrouver devant un foyer d’Emmaüs où il faut toute la bienveillance du gardien de nuit pour l’autoriser à y passer une première nuit.

Vont suivre alors de longs mois de galère, passant de foyers en abris provisoires, des jours à dormir au chaud dans les bus, dans les métros, des menaces d’expulsion vers le Portugal puisqu’elle est arrivée sans le savoir avec de faux papiers portugais, l’ancienne puissance coloniale de la Guinée Bissau.

Aidées par les uns, chassées par les autres, Diallo et sa fille finissent, le 16 janvier 2020 précisément, à obtenir une chambre au Huda (Hébergement d’Urgence pour demandeurs d’asile) de Bourg-la-Reine.

Elle peut enfin se consacrer à la régularisation de son statut, avec l’aide de l’Ofpra, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. Heureusement, pourrait-on dire, le confinement alors en vigueur entraîne un ralentissement général de toute démarche administrative et Diallo peut même consacrer un peu de temps libre à traîner dans quelques gares parisiennes pour aider bénévolement ses semblables, les migrants venant d’arriver, reconnaissables à leurs yeux un peu perdus. Par hasard, Diallo retrouve alors une de ses nombreuses sœurs, qu’elle ne connaissait pas, et qui vivait en France depuis 15 ans. Si elle ne peut loger chez cette sœur pour des raisons pratiques, cette rencontre imprévue lui permet au moins de faire état d’une famille en France et, quelques mois et démarches supplémentaires après, en octobre 2020, elle obtient enfin, ainsi que sa fille, la protection internationale avec une autorisation de séjour de 10 ans.

L’avenir s’éclaircit enfin. Sa fille a commencé une scolarité normale, la mairie lui a trouvé un logement grâce à l’association Caritas, elle peut se nourrir grâce aux restos du cœur et accompagnée par l’ADS qui l’encourage à se diriger vers le métier dont elle a toujours rêvé, trouve une formation « technicien et systèmes » correspondant à son expérience précédente.

Un nouvel obstacle, jusqu’alors peu sensible, se manifeste pourtant. Diallo se sent un peu mise à l’écart par ses professeurs, parfois par les autres étudiants. « On » lui fait sentir que sa couleur de peau, son foulard de musulmane, pourtant discret, et même son niveau de français, qu’elle parle depuis plus d’une vingtaine d’années, que tous ces éléments la destine plutôt à une carrière de technicienne de surface, de femme de ménage, plutôt que de technicienne de télécom …

Diallo ne baissera pas les bras, elle signera son CDI de technicienne télécoms en juin 2022. Elle n’a pas fini de se battre… pour se loger dignement et accueillir enfin ses deux autres enfants qu’elle sait en souffrance.

Mai 2022

<– tous les articles sur le Forum des Droits de l’Homme

Paroles de migrants, Malia

Malia

En 2017, quand elle descend de l’avion l’amenant en France, Malia pense certainement que la vie va enfin lui sourire. Elle laisse derrière elle, au Mali, une jeunesse malmenée, piétinée, gâchée.

En 2005, elle a 16 ans et, sur ordre de ses oncles, sans qu’elle ait un mot à dire et sans que son père ou sa mère puisse s’y opposer, elle se retrouve, au village, mariée de force avec un homme de sa grande « famille », avec le rang de troisième épouse, c’est ce qu’on appelle un « mariage traditionnel ». La première épouse a déjà deux enfants plus âgés qu’elle et, le frère de son mari étant mort, sa veuve est devenue automatiquement deuxième épouse, c’est encore la tradition. La troisième épouse, Malia, devient alors tout aussi naturellement la souffre-douleur de la famille. En 2008, son mari lui fait un enfant, juste un an avant sa mort.

Devenue « veuve » à 20 ans, Malia retourne alors chez ses parents, avec son enfant. Dès son retour, pressions et violences reprennent, alors qu’une maladie encore non diagnostiquée l’affecte douloureusement. Son père veut la marier de nouveau, cette fois avec son frère ainé, âgé de 55 ans. Ses deux sœurs aînées et même sa plus jeune sœur ont déjà été mariées avec des hommes de sa famille paternelle mais Malia trouve la force de refuser, ne voulant pas revivre les souffrances de son premier mariage. Les relations avec son père s’enveniment rapidement, les violences deviennent quotidiennes. Sa mère, heureusement, la soutient discrètement et finit même par lui procurer de l’argent pour qu’elle puisse enfin partir en France, pour officiellement se faire soigner, mais aussi dans l’espoir de sortir enfin du cercle infernal de la tradition et des violences conjugales, le lot commun pour bon nombre des femmes maliennes.

Il lui faudra attendre 2017 pour que, invitée par des amis déjà installés en France, aidée financièrement par sa mère, elle puisse enfin prendre un avion pour la France. Elle voyage seule, laissant son enfant à la garde de ses parents. Malia ne sait ni lire ni écrire, parle à peine quelques mots de français et, ne voulant déranger personne, excessivement discrète, elle ne s’installe pas chez ses amis et se contente de regagner tous les soirs l’abri provisoire que lui indique le 115.

Après un rendez-vous à l’hôpital, sa maladie trouve enfin un nom : Hépatite B, une maladie qui ne peut être soignée qu’avec un médicament non accessible au Mali. Elle reste donc en France, et n’ose solliciter ni appui, ni conseil pour régulariser sa situation. Trop timide et pudique, Malia pense que le fait d’être soignée à l’hôpital et d’être prise en charge par la CMU suffit pour avoir le droit de rester en France. Elle se contente donc de renouveler chaque année son fragile titre de séjour mais ne pense pas avoir à faire d’autres démarches, ni même à se renseigner auprès de services sociaux, alors qu’une demande d’asile suite aux violences subies au Mali, suite à l’impossibilité de se soigner au Mali, lui aurait peut-être été accordée et même la possibilité de faire venir son enfant.

Malia arrive a trouver un logement plus pérenne dans un CHRS, réussit à trouver un travail d’insertion dans le domaine des espaces verts,  mais personne ne lui explique que le titre de séjour n’a qu’un temps et, fatalement, elle reçoit un jour l’avis de rejet de la demande de prorogation de son titre de séjour et le redouté OQTF, « l’Ordre de Quitter le Territoire Français », un document rédigé en termes plus ou moins juridiques volontairement agressifs, ordonnant un départ dans les trente jours, après confiscation immédiate du passeport et obligation de visite hebdomadaire à la préfecture pour vérification de l’avancement de ses démarches pour repartir. Généreusement, soufflant le chaud et le froid, l’administration propose quand même une aide pour faciliter cette simple expulsion, le règlement de ses frais de retours et même un petit pécule…

Quelles alternatives se présente alors ? l’OQTF évoque un départ « volontaire » dans un autre pays, à condition d’envoyer tous documents prouvant ce départ, ou encore, pour les plus aisés, le recours à un avocat pour entreprendre un périlleux duel avec l’administration, ou enfin, alternative choisie par beaucoup, reste la possibilité de simplement disparaître en restant en France ou dans un autre pays de l’espace Shengen, en changeant de nom, une clandestinité rarement couronnée de succès.

Pour Malia, c’est la déroute, l’incompréhension. Elle qui a toujours été honnête en France, « j’ai toujours payé mon ticket de métro dira-t-elle », elle ne comprend pas ce qui lui arrive. La perspective de retourner au pays lui est insupportable, retrouver son village où elle sait que les palabres des hommes vont tous les jours l’inciter à se remarier avec un des frères de son mari n’est pas envisageable. Elle tentera le recours en faisant appel à un avocat … une longue procédure pendant laquelle elle n’ose plus sortir, terrorisée.

Février 2022

 

<– tous les articles sur le Forum des Droits de l’Homme

Programme Forum des Droits de l’Homme : 28 novembre-10 décembre 2022

Programme au 11/11/2022

Stage d’engagement citoyen chez ADS, Janvier-Mars 2022

Témoignage : les coulisses de l’organisation du spectacle

Etudiante en troisième année en école d’ingénieurs à l’EPF Cachan, j’ai réalisé mon stage engagement citoyen entre janvier et mars chez ADS en tant que bénévole. L’objectif de ce stage était d’apporter mon aide à l’association pour organiser le concert en l’honneur d’Anne Sylvestre qui était programmé le 11 mars 2022. Pour cela, plusieurs tâches m’ont été confiées. En savoir plus…

Forum des Droits de l’Homme, début décembre 2022

Une préparation active du forum des droits

déclaration des droits de l'homme
Source : Nations Unies

Le Forum des Droits de l’Homme est un ensemble de manifestations organisé à l’occasion de l’anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, à Bourg la Reine et dans les communes voisines.
Quels sont ces droits, comment sont-ils déclinés légalement, et comment sont-ils appliqués dans les faits ?
Comment les faire respecter et lutter contre les discriminations ? Dans le monde et en France ?
Tels sont les thèmes qui seront abordés au forum.

Quelle organisation pour le forum ?

Le planning de l’ensemble des manifestations se précise.On peut distinguer 3 périodes en commençant par la dernière :

  • Le jour du 10 décembre, anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, avec en particulier les activités de « type forum » prévues dans la salle des Colonnes à Bourg la Reine.
  • La quinzaine qui précèdera ce jour, à partir du 29 novembre
  • La période actuelle de préparation.

Période de préparation et ateliers pour le Forum des Droits de l’Homme

Aujourd’hui, 7 groupes de travail représentant sept associations définissent et préparent les événements, l’organisation et la programmation d’ensemble.
Des ateliers ont d’ores et déjà été lancés. Ce sont d’une part des ateliers d’écriture sur les droits et d’autre part des constructions de saynètes, basées sur des témoignages, sur les difficultés d’accès aux droits et les discriminations.
Des contacts ont également été pris avec plusieurs établissements scolaire et des enseignants feront travailler leurs classes sur des sujets liés aux droits ou aux discriminations.
Les résultats de ces ateliers seront présentés au forum et les saynètes serviront essentiellement à introduire des conférences ou tables-rondes.

La quinzaine précédent le jour J

Pendant cette période, à compter du 29 novembre, 5 à 6 conférences sont prévues à Antony, Sceaux et Bourg la Reine : la conférence inaugurale de la quinzaine aura lieu a priori le 29/11 avec des personnalités de premier plan impliqués dans la défense des droits.
Pendant cette même période les cinémas des communes avoisinantes sont pressentis pour passer 6 ou 7 films.
Une pièce sur le droit au logement sera jouée également.
Enfin un spectacle est prévu le vendredi 9 avec des lectures, de la musique, de la danse, des saynètes.

Le jour J : retenez cette date, samedi 10 décembre.

Autour de la salle des Colonnes

Un chemin des droits, balisé quelques jours auparavant, reliera la gare aux Colonnes, en passant par différents points de Bourg la Reine où seront installés des stands ou des expositions.
Une marche ou une course des droits aura lieu dans la journée avec les Colonnes en point d’arrivée.

Village des droits et espace tables-rondes aux Colonnes

Une partie de la salle sera réservée à des tables-rondes et des projections vidéo.
L’autre partie contiendra les différentes maisons des droits.
L’ouverture est prévue à 10 heures.
Ensuite c’est un cadencement horaire qui est prévu, avec de petites animations introductives et 6 à 7 tables-rondes de 45mn.
Il est prévu également de terminer la journée par un petit spectacle.

Un concert pour la semaine internationale des droits des femmes, 11 mars 2022

Anne Sylvestre une magnifique « sorcière »

Le 11 mars, à l’occasion de la semaine internationale des droits des femmes, le groupe « égalité femmes-hommes » de l’ADS a convoqué le souvenir «d’une sorcière comme les autres», l’inoubliable Anne Sylvestre, autrice, compositrice, chanteuse. La «sorcière», disparue depuis un peu plus d’un an, s’était imposée au cours de ses 60 ans de carrière, avec discrétion, humour et tendresse, comme une des principales interprètes qui a tout au long de son oeuvre défendu la cause des femmes, et une éducation joyeuse et non stéréotypée.

L’Agoreine de Bourg-la-Reine a pu ainsi accueillir quelques 300 personnes pour retrouver, ou découvrir pour les plus jeunes, les mélodies et poésies de la chanteuse. A cette occasion, quelques enfants du centre d’hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile assistaient à leur premier spectacle de chansons françaises.

L’équipe d’ADS qui a préparé le projet avait choisi de confier l’interprétation d’une quinzaine de chansons du répertoire d’Anne Sylvestre à des artistes locaux, jeunes ou moins jeunes, pour la plupart de Bourg-la-Reine. Se sont succédés sur scène la chorale Chant’reine, Jeanne Mauvais et Manuela Bley en duo, Nicolas Duclos, Agnès Deutsch et Sacha Brun. Clémence Ruste, de l’EPF, en stage d’engagement citoyen à l’ADS, et qui a participé activement à l’organisation de ce spectacle, assurait l’animation de la soirée.

Nous sommes très heureux d’avoir ainsi fait connaître des chanteurs et chanteuses pleines de talents : tous ont su enchanter le public, et répondu à notre objectif : continuer à faire vivre les chansons d’Anne Sylvestre !.

Les messages reçus par ADS ont permis aux spectateurs et aux artistes eux-mêmes d’exprimer leur plaisir d’avoir participé à cette « superbe soirée », (Agnès et André), à ce « bain de fraicheur, de poésie et parfois d’humour » (Janine), à ce « magnifique spectacle » (Maylis), à « une superbe soirée remplie d’émotion » (Aimée), à ce « Très beau spectacle, du début à la fin, dont les conditions techniques étaient excellentes » (Nicolas)

ADS remercie chaleureusement tous les artistes qui se sont produits bénévolement, les spectateurs pour leur participation, et remercie la mairie de Bourg-la-Reine pour son soutien.

Concert Anne Sylvestre , 11 mars 2022

A l’occasion de la Semaine internationale des droits des femmes …

Illustrations : Artiste Contemporaine | H3lllY
Illustration : https://www.h3llly.com/
Illustration : https://www.h3llly.com/

… chantons et écoutons le magnifique répertoire de Anne Sylvestre, cette grande dame de la chanson. Autrice, compositrice et poétesse, elle a toute sa vie fait résonner la cause des femmes. Elle a aussi promu au travers de ses fabulettes pour enfants une éducation non stéréotypée. A l’Agoreine, nous accueillerons des artistes qui interprèteront des chansons du répertoire pour notre plus grand plaisir : chorale, chanteurs en solo, duo, trio,  ..

Venez nombreux, entrée libre, ouverture des portes 20h, début du concert 20h30
Agoreine, 63 bis boulevard du Maréchal Joffre, Bourg-la-Reine,
A 2 mn du RER B Bourg-la-Reine.

 

 Chant’Reine, groupe vocal de Bourg-la-reine : trente choristes interprètent à 3 voix un répertoire axé majoritairement sur la variété française des chants harmonisés par Agnès Deutsch qui dirige cette chorale.  http://chantreine.blogspot.com/

Agnès Deutsch a débuté dans des troupes d’opérette puis vers 30 ans elle travaille pour des compagnies de théâtre de rue en tant que comédienne-chanteuse, coach et crée des spectacles. Elle revient également à son premier amour : le Jazz. Elle a dirigé de nombreuses formations, enseigné le chant, le déchiffrage chanté et coache régulièrement des professionnels du spectacle

Sacha, jeune réginaburgienne, est passionnée par le chant depuis qu’elle est  toute petite, et a toujours su qu’elle voulait  en faire son métier. Aujourd’hui elle fait ce qu’elle aime et réalise son rêve ! Instagram :  _sacha_brun_   Youtube : Sach’a

Crédit photo : Nelly Kim Chi

Nicolas Duclos : Avec son piano tantôt rêveur et tantôt déchaîné, il parle dans ses chansons de ceux qu’il rencontre et de ce qui l’étonne. En 2018, il conçoit avec Lise Martin un spectacle de chansons d’Anne Sylvestre « La vie en vrai ». Fin 2021, il rend hommage à Anne Sylvestre en écrivant Symphonie Alpestre composé par Nathalie Solence.   www.nicolasduclos.fr 

 

 

Jeanne Mauvais / Manuela Bley : Ancienne élève du conservatoire de Bourg-la-Reine, Jeanne Mauvais est aujourd’hui musicienne professionnelle, instrumentiste et chanteuse. Elle participe à de multiples projets musicaux très variés, du rock progressif à la chanson française. Manuela Bley est aussi musicienne professionnelle et chanteuse. Pour ce concert en duo, les harmonies vocales expriment les talents de Manuela dans son rapport à la voix, et ceux de Jeanne dans son approche poétique de la musique et de son texte.

%d blogueurs aiment cette page :