Égalité Femmes Hommes

Ciné – Débat lutte des femmes en Amérique latine, 25 mars 2026

Femmes rurales : histoires de résistance, d’émancipation et d’espoir

Le 25 mars, notre association a organisé une projection à l’espace Joséphine Baker du CAEL de Bourg-la-Reine, réunissant environ 60 participants autour d’un moment à la fois engagé et convivial.

À cette occasion, nous avons diffusé le documentaire « Mulheres rurais en movimento » (Femmes rurales en mouvement), une œuvre participative co-construite entre Héloïse Prévost, doctorante en sociologie, réalisatrice et les militantes du Mouvement de la Femme Travailleuse Rurale du Nord-Est du Brésil.

Ce documentaire met en lumière les luttes, les engagements et les réalités des femmes rurales brésiliennes, offrant un regard fort et inspirant sur leur combat pour leurs droits et leur autonomie. Les femmes y expriment tour à tour ce que signifient pour elles l’agroécologie, le féminisme, l’identité noire, l’oppression… Il montre leur implication et la force qu’elles tirent de la mobilisation collective. Il témoigne également du fait que le cinéma documentaire peut être pensé comme un outil d’émancipation.

La projection a été suivie d’un débat en présence de Jocelyne Adriant Mebtoul, fondatrice et présidente de Femmes du Monde et Réciproquement (FMR),  experte reconnue des droits des femmes à l’international.

Forte de son parcours, notamment en tant que Directrice de cabinet (2012-2013) de Yamina Benguigugi, ministre de la Francophonie, où elle a contribué à l’organisation du premier Forum mondial des femmes francophones en 2013, puis Déléguée spéciale aux Relations internationales de la Ville de Paris et présidente de la CLEF (2018 -2022), elle a éclairé les enjeux globaux de l’égalité femmes-hommes.

Les échanges avec le public ont été particulièrement enrichissants, permettant de prolonger la réflexion autour des thématiques abordées dans le film et de créer un véritable espace de dialogue et de partage d’expériences.

Cet événement, soutenu par les sections locales d’Amnesty international et de la ligue des droits de l’homme, a ainsi été une belle réussite, illustrant l’importance de sensibiliser et de mobiliser autour des droits des femmes à l’échelle internationale.

Formation Ethnoart, 19-20 mars 2026

Témoignage : formation « Le genre en question : approche interculturelle »

Depuis quelques années, ADS est adhérente de EthnoArt, une association loi 1901, intégrée au réseau d’éducation populaire. Son objet est d’initier le public aux modes de réflexion des sciences sociales et plus particulièrement de l’ethnologie. Les formations s’appuient sur le décentrement (sortir du point de vue de son propre groupe socioculturel) comme objectivation pour que chacun apprenne à ne pas émettre des jugements de valeur stigmatisants.

Source EthnoArt

Véronique et moi, adhérentes de l’association,  avons suivi la formation « Le genre en question : approche interculturelle », et nous vous livrons ce témoignage.

Pendant deux jours, nous avons eu l’occasion de nous questionner sur le premier marqueur identitaire, la différenciation sexuelle qui s’inscrit dès la naissance au cœur des modalités éducatives.

La formation nous met en lumière que la culture occidentale nous baigne dans une vision binaire du sexe biologique, assigné dès la naissance. Cela conditionne notre conception du genre, avec tous les rôles qui en découlent. Or au cours de la formation, nous avons pu nous rendre à l’évidence que le monde n’est pas aussi binaire que ça, qu’il existe d’autres cas, par exemple les intersexes ou les trans qui sont pourtant reconnus dans d’autres cultures.

Nous avons pu voir aussi des vidéos sur d’autres parties du monde où des communautés existent et sont reconnus, par exemple : les Hijras en Inde, communauté transgenre, qui depuis 2014 sont reconnus avec la création d’un troisième genre.

Une autre notion très intéressante a été abordée : l’intersectionnalité, avec la roue des privilèges, une vision intersectionnelle pour voir les inégalités comme un croisement de différentes situations sociales.

Deux jours pour sortir du cadre social que l’on connaît, où chacun peut échanger librement de ses représentations avec les autres stagiaires, pour mettre en lumière ses propres stéréotypes. Une formation enrichissante que l’on ne peut que recommander.

 

Pour approfondir le sujet, une bibiographie est disponible : Bibliographie-formation-genre MAJ2026

La maison des femmes, 13 mars 2026

Un moment fort

Le 13 mars dernier, notre association a organisé un ciné-débat au cinéma Le Trianon à Sceaux, autour du film La Maison des femmes. Cet événement a rencontré un vif succès, rassemblant près de 160 participants venus assister à cette projection suivie d’un échange riche et engagé.

Ce film, profondément humain et nécessaire, met en lumière le parcours de femmes victimes de violences et le travail essentiel des structures qui les accompagnent. Il a suscité beaucoup d’émotion dans la salle, ouvrant la voie à une discussion sincère et constructive.

 

Nous avons eu l’honneur d’accueillir, pour le débat qui a suivi la projection, la Dr Ghada Hatem, fondatrice en 2016 de la première Maison des femmes de Saint-Denis.

Son témoignage, à la fois poignant et inspirant, a permis d’éclairer concrètement les enjeux abordés dans le film. Elle a partagé son expérience de terrain, les défis rencontrés, mais aussi les avancées significatives dans la prise en charge des femmes victimes de violences.

Les échanges avec le public ont été particulièrement riches, témoignant d’un réel intérêt et d’un besoin de dialogue autour de ces sujets encore trop souvent tabous. De nombreuses questions ont été posées, permettant d’approfondir la réflexion collective et de mieux comprendre les dispositifs existants ainsi que les actions à soutenir.

Cet événement s’inscrit pleinement dans les engagements de notre association : sensibiliser, informer et favoriser les échanges autour des enjeux sociaux majeurs. Le succès de cette soirée confirme l’importance de créer des espaces de parole et de réflexion accessibles à toutes et tous.

Nous remercions chaleureusement l’ensemble des participants pour leur présence, leur écoute et la qualité des échanges.

Un grand merci à Ghada Hatem pour sa précieuse participation et à Stéphanie Debaye , directrice du cinéma le Trianon pour la co-organisation de cet événement.

 

 

 

Forts de cette belle mobilisation, nous poursuivrons nos actions pour continuer à porter ces sujets essentiels au cœur du débat public.

Ciné – Débat – film iranien My Stolen Planet, 8 mars 2026

 Femmes en résistance avec lesquels ADS est partenaire organise une soirée projection – débat  

My stolen planet

Dans le cadre du mois de l’égalité de la ville d’Arcueil et de la Journée internationale des droits des femmes, le cinéma d’Arcueil  propose le très beau film iranien de Farahnaz Sharifi : « My stohlen planet »dimanche 8 mars à 15h45 à L’Espace Jean Vilar d’Arcueil, 1 rue Pierre Signac

Le film explore la vie sous la dictature iranienne à travers le regard d’une enfant née durant la révolution islamique de 1979, utilisant des archives et des enregistrements pour créer une histoire alternative de l’Iran.

La séance sera suivie d’un échange avec Sandrine Goldschmidt*, journaliste spécialisée sur l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes et Nadja Ringart, sociologue, féministe et co – réalisatrice du film « Maso et Miso vont en bateau », aux côtés de Carole Roussoupoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder.

 

*Sandrine Goldschmidt est chargée de communication au Mouvement du Nid et militante féministe. 

Ciné-débat, La maison des femmes

Soigner et accompagner Dans le En savoir plus…

Sortie théâtre, studio Hébertot, 08 novembre 2025

Le coeur des femmes

Dans le prolongement de la projection débat sur l’interruption volontaire de grossesse organisée le 15 octobre dernier, le groupe égalité femmes hommes d’ADS a proposé aux adhérents et à leurs proches d’aller voir au studio Hébertot la pièce de théâtre « le chœur des femmes ».

Cette pièce tirée du roman éponyme de Martin Winckler est admirablement mise en scène et jouée par 2 actrices et 1 acteur, tous.tes formidables !

Cette pièce propose une réflexion stimulante sur la prise en charge de la santé des femmes, l’écoute qui est au cœur de la relation soignant soigné. Elle interroge également sur ce qui différencie un soignant d’un docteur. L’esprit du livre y est parfaitement conservé. La petite salle du théâtre confère une ambiance intimiste et nous plonge rapidement au sein du service de santé de la femme de l’hôpital de Tourmens. L’œuvre nous suggère que le lien soignant.e – patiente peut évoluer vers plus d’humanisme.

La pièce étant prolongée jusqu’au 7 décembre, réservez-vous un moment pour y aller sans hésiter !

 

 

 

Projection rencontre – loi Veil, 15 octobre 2025

50 ans après la loi Veil, la veille continue

29 novembre 1974, à 3h40, par 284 voix contre 189, l’Assemblée nationale légalise l’Interruption Volontaire de Grossesse

A l’occasion du cinquantième anniversaire de la loi Veil, l’association ADS -BLR et le CAEL ont organisé une soirée qui allait au-delà de la commémoration. L’occasion de partager avec un large auditoire, les avancées en matière d’accès à l’IVG et de mettre en lumière les défis qui restent à relever.

La soirée démarra par des chansons, la chanteuse Sandra Hamaidi* interpréta avec brio et émotion « Non, tu n’as pas de nom » d’Anne Sylvestre et « Maudite prière »  de Linda Lemay. Ensuite la projection du documentaire « Histoire de combattantes » diffusé par Public Sénat, fut suivie d’un débat avec la participation de Laurence Rossignol, sénatrice féministe du Val-de-Marne et présidente de l’association l’Assemblée des femmes*.

En parallèle, deux animations  dans le hall du CAEL : une exposition et une table de livres, tenue par L’Infinie Comédie, notre librairie partenaire à Bourg la Reine rappelant les étapes clés de la loi et la situation sur l’accès à l’IVG en France en 2025, ainsi qu’ à l’international où le droit à l’IVG régresse parfois. En savoir plus…

Projection-débat , 50 ans après la loi Veil

Cinquante ans après , la En savoir plus…

Spectacle des écoles sur l’égalité filles-garçons, 10 juin 2025

Et pourquoi pas ?

ADS a organisé le 10 juin dernier un spectacle en collaboration avec la Mairie et la participation de plusieurs classes élémentaires. Destiné aux écoles élémentaires CP, CE1 et CE2, il a mis en avant comme désormais chaque année l’égalité filles- garçons.

– Tu peux pas jouer au foot, t’es une fille !
–Les filles, ça joue à la corde ou à la marelle, pas au ballon
–C’est un jeu de garçons !

Dans la cour de récréation, ces phrases résonnent encore trop souvent. Elles paraissent banales, mais en réalité, ce sont des « injonctions », des stéréotypes qu’on répète sans y penser. Elles enferment les filles et les garçons dans des rôles qu’ils n’ont pas choisis.
Les filles n’auraient pas le droit de courir ou de marquer un but.
Les garçons, eux, doivent se montrer forts, rapides, conquérants.
Et si l’un ou l’une ose sortir du cadre, il ou elle s’expose aux moqueries.

Et toujours…L’égalité filles-garçons

Pourquoi les filles ne pourraient-elles pas jouer au foot ? Pourquoi les garçons ne pourraient-ils pas aimer d’autres jeux ?

Avec l’aide de Paco et Samuel, de l’association « Les Cris des Villes » les enfants ont échangé, raconté leurs histoires et leurs questions. Petit à petit, les enfants se sont écoutés et ont proposé de nouvelles règles pour partager la cour ou le terrain de foot et plus encore, jouer ensemble. En savoir plus…

Café débat « Préjugés et Intolérance », le 18 mars 2025

Lien entre préjugés et intolérance : des étudiants mènent l’enquête

Comprendre l’origine des préjugés, la manière dont les jeunes y sont confrontés au quotidien, mieux appréhender comment ils contribuent à la montée de l’intolérance, analyser leurs conséquences et explorer des pistes pour les combattre., c’est le thème qu’ont choisi 3 étudiants de l’IUT de Sceaux, dans le cadre de leur projet tutoré et proposé par ADS.

Pour nourrir leur réflexion, ils ont conçu un questionnaire auquel 70 étudiants, soit plus du tiers des personnes interrogées, ont répondu. Ce questionnaire couvrait plusieurs aspects : la perception des préjugés et leur fréquence, les domaines de la vie quotidienne où ils sont les plus présents, leur influence sur les interactions au sein de l’IUT, la perception de l’environnement de l’IUT comme inclusif ou non, les facteurs responsables des préjugés et les pistes de réflexion pour les déconstruire. Deux témoignages en vidéo sont venus étayer la façon dont ces jeunes pouvaient être confrontés dans leur quotidien à des préjugés.

Les résultats de cette enquête corroborés par ceux d’études externes de référence ont mis en lumière plusieurs facteurs contribuant à la formation et au renforcement des préjugés. Le rôle des médias, le manque d’interaction entre personnes différentes limitant la compréhension mutuelle, l’influence du groupe d’appartenance et l’éducation qui façonne notre perception des choses, ont été identifiés comme les principales causes de cette situation. Ils ont montré clairement que les préjugés, en particulier ceux liés à l’origine et aux stéréotypes de genre, renforcent les discriminations. Ils entretiennent également un sentiment d’opposition entre groupes et peuvent alimenter des discours de haine. Par ailleurs, les préjugés sont souvent profondément enracinés et difficiles à combattre.

Enfin, les étudiants ont conclu sur la nécessité d’encourager le dialogue et les rencontres interculturelles afin de favoriser la découverte et la compréhension des autres, développer un esprit critique face aux médias pour déceler les biais, mais aussi, plus localement, renforcer les actions de sensibilisation au sein de l’IUT (formation, ateliers, espaces de dialogue, décloisonnement au sein des promotions, …). Déjà, ce projet, pour lequel le groupe est constitué arbitrairement par le professeur et non par les étudiants est une action qui rompt leur tendance à se regrouper entre amis ou avec ceux qui leur ressemblent.

La présentation de ce travail a eu lieu lors d’un café-débat le 18 mars dernier qui réunissait des adhérents de l’ADS et des étudiants. Cette rencontre a permis de nombreux échanges et confrontations d’idées avec l’auditoire, tous mettant en évidence l’importance d’une prise de conscience collective pour lutter contre les préjugés, d’un dialogue apaisé pour faciliter la compréhension mutuelle et acceptée des différences et favoriser une société plus tolérante. Un des moyens les plus efficaces pour sensibiliser les jeunes à ce problème passe par l’éducation : éduquer dès le plus jeune âge, encourager la diversité, s’informer et remettre en cause les biais, oser en parler et corriger les stéréotypes.

Les étudiants ont été félicités pour leur engagement dans ce projet et la qualité de la restitution de leurs travaux. Un point positif : la réalisation de ce travail leur a aussi permis de se découvrir mutuellement, ce qu’ils n’auraient peut-être pas fait naturellement, nous ont-ils dit.