Égalité des chances

Conférence – Débat , 27 novembre 2021

Comment protéger les enfants des En savoir plus…

Projection-débat « Choisir sa fin de vie » 14 octobre 2021

Un documentaire suivi d’une conférence

ADS a choisi d’aborder le thème de la fin de vie, un thème délicat qui nous touche tous. Cette soirée, organisée par Anne-Marie Lambert et Marianne Lederer, fait suite au café-débat du 10/10/2020 dont la conclusion avait été de poursuivre par une conférence ouverte au public, et d’aborder le thème à partir d’un film. Le choix s’est porté sur la projection du documentaire d’Anne Georget, « Quand un homme demande à mourir » (2011).

La salle Dolto a accueilli quarante personnes venues de Bourg-la-Reine et des environs pour cette soirée, un public de personnes se sentant concernées et des personnes des associations « Le Choix », « ADMD », ou « Ultime Liberté ».

La soirée a débuté par la projection du documentaire, suivie d’une conférence d’Emmanuelle Huisman-Perrin, professeur de philosophie. Le documentaire est avant tout un témoignage, témoignage d’un homme d’une cinquantaine d’années atteint d’un locked-in syndrome (syndrome d’enfermement dans un corps qui ne répond plus – tétraplégie et incapacité à parler, à communiquer sauf par mouvements oculaires codés – ou, dans ce cas-ci,  par le mouvement d’un seul doigt), témoignage d’une famille, sa femme, ses filles, son frère, sa belle-sœur qui l’accompagnent pendant son long combat et acceptent, par amour pour lui, son désir de mettre fin à sa vie. En savoir plus…

Café-Débat Logement social et mal logement, 4 octobre 2021

Logement social et mal logement (Partie 1)

Une bonne vingtaine de personnes a suivi le café-débat sur la situation du mal logement dans la Métropole du Grand Paris proposé le 4 octobre par Olivier Gueudré de l’ADS, et Pierre Maréchal, de l’Observatoire de la précarité et du Mal Logement. L’état des lieux a été présenté grâce à la projection de quelques 80 tableaux, chiffres et pourcentages comparatifs.  

Compte tenu de la complexité du sujet, cette présentation a réclamé beaucoup de pédagogie de la part d’Olivier Gueudré pour ne pas perdre son auditoire dans les multiples acteurs et sigles peu compréhensibles pour tout citoyen non averti. Le public, qui a posé un grand nombre de questions très précises, semblait compter heureusement plus de personnes déjà familières du sujet que de mal logés.

Pour les néophytes, cette présentation aura permis de comprendre que le problème du mal logement occupe et préoccupe de multiples services de l’Etat, des élus au niveau local et national, de nombreuses associations, des syndicats, des entreprises du bâtiment, des bailleurs … autant d’institutions qui se concertent dans des structures aux sigles barbares pour tenter de réduire la conséquence fatale de la précarité et de la pauvreté : la difficulté de se loger. On comprend également que face à la pénurie de logements sociaux, malheureusement, les plus pauvres ne sont pas les mieux servis, les bailleurs devant quand même rentrer dans leurs frais.

La situation des Hauts de Seine et de Bourg-la-Reine fut naturellement mise en avant, notre commune, bien que pas vraiment représentative de l’ensemble du problème du mal logement, offrant quand même l’exemple classique d’un système qui concerne toutes les communes. Un système, de l’aveu même des conférenciers, extrêmement compliqué, pesant et mouvant.

Que pouvait-on retenir de la situation à Bourg-la-Reine, commune privilégiée ?

  • Que le parc de logement social est vieillissant, la plupart des logements datant d’avant 1979.
  • Que la tradition des logements sociaux intégrés aux grands ensembles a vécu. Les nouvelles réalisations, mieux réparties dans le tissu urbain, ne correspondent pourtant pas assez à la demande, en particulier en ce qui concerne les petits logements pour célibataires, étudiants ou familles monoparentales, et surtout avec des faibles revenus.
  • Que Bourg-La-Reine ne remplit pas son obligation de respecter un taux légal de logements sociaux prévu par la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain). Ce qui pourrait entraîner un arrêté de carence de la part du préfet, ce qui ne se fait pas pour le moment, pour des raisons sans doute plus politiques que sociales. 
  • Que le processus d’attribution des logements sociaux est très compliqué, très long, au moins 3 ou 4 ans, dépendant de commissions multiples, de critères encore plus nombreux … dont le principal est quand même de présenter des garanties de solvabilité pour payer son loyer, et que donc les heureux bénéficiaires se recrutent en majorité parmi les plus « riches » des pauvres.

Quelques repères chiffrés et pourcentages concernant Bourg-La-Reine :

  • 330 : nombre de logements ne bénéficiant pas de système sanitaire.
  • 161 : nombre de logement surpeuplés.
  • 142 : nombre de logements du parc privé jugés « indignes ». 
    ( chiffres de 2013 )
  • 8% : taux de « pauvres » à selon les critères d’accès à une aide au logement.
  • 25,3% : taux de PIS (Profession Intellectuelle Supérieure),
  • 9221 : nombre de résidences principales
  • 4580 : propriétaires de leur logement
  • 4396 : locataires de leur logement
    ( chiffres de 2020 )
  • 1716 : nombre de logements sociaux (chiffre de 2020) : 12% datent d’avant 1946, 30% de 1965 à 1979, 8% de 1980 à1999, 18% depuis 2000.
  • 628 : nombre de logements sociaux qu’il faudrait construire pour atteindre le taux légal de 25% de logements sociaux sur la commune exigé par la loi SRU de 2013.
  • 766 : nombre de demandes d’un logement social déposées en 2018.
  • 40 : nombre d’attributions de logements sociaux la même année.
  • 40 : nombre de mois d’attente moyen pour obtenir une réponse favorable à une demande de logement.

Les données de détail se trouvent sur le site de l’Observatoire de la précarité et du mal logement.

ADS au forum des associations et du bénévolat de Bourg la Reine : 4 septembre 2021

Une journée fertile en rencontres

Pour la première fois, se tenait à Bourg-la-Reine, simultanément le forum des associations et les rencontres du bénévolat. C’est donc dans une ambiance animée, rythmée par les démonstrations sportives,  que nous avons échangé avec les réginaburgiens venus sur notre stand. 

stand ADS au forum associations BLRUne journée riche de belles rencontres avec plusieurs personnes motivées pour s’engager dans une action bénévole.

L’un a déjà commencé en se joignant à l’équipe d’aide aux collégiens du Huda Aurore, et deux autres à Auxilia pour l’accompagnement à l’emploi et  l’aide aux devoirs !   

Nous avons aussi été heureux de revoir les autres associations et reprendre le cours de nos projets communs. Nul doute que ce forum fera germer de nouvelles idées et projets !

Un grand merci à tous les bénévoles d’ADS qui se sont relayés toute la journée sur le stand pour présenter nos valeurs et la diversité de nos actions à nos visiteurs.

Alain Esterle nous a quitté le 26 août 2021

 

Stage d’engagement citoyen à l’ADS : Juin-Juillet 2021

Témoignage de mon stage d’engagement citoyen

Etudiante en école d’ingénieurs à l’EPF Troyes, j’ai effectué durant six semaines, pendant les mois de juin et juillet, un stage Engagement Citoyen au sein de l’ADS. Le programme de ce stage était d’assurer d’une part une mission de soutien auprès d’enfants et d’adolescents comme une bénévole lambda de l’Association, et d’autre part  de réaliser une enquête téléphonique auprès des adhérents de l’association avec une synthèse de toutes les réponses. Les actions de soutien que j’ai effectuées étaient principalement avec des enfants-ados car c’était le public avec qui j’étais le plus à l’aise.

Tout d’abord, je suis beaucoup allée au HUDA (Aurore) pour faire des ateliers avec les enfants qui y vivent. Nous nous installions dans une grande salle d’activités très lumineuse et agréable où nous faisions principalement des jeux de société et de la lecture. Il nous est arrivé aussi de préparer des projets plus ambitieux comme lors du 14 juillet où tous les enfants étaient déguisés avec des dons récupérés. Lorsque les enfants avaient encore école, Clarisse et moi faisions aussi de l’aide aux devoirs. J’ai adoré aller au HUDA, les enfants sont très gentils et je sens qu’ils sont vraiment contents quand il y a des bénévoles. En savoir plus…

Disparition de Claudine Hermann, une femme exceptionnelle, juillet 2021

Claudine Hermann, une scientifique engagée, grande combattante de la cause des femmes

Claudine Herrmann est décédée le 17 juillet 2021 à l’âge de 75 ans après avoir combattu de longs mois contre le cancer. Ancienne élève de l’école normale supérieure de jeunes filles, agrégée  et docteure en physique, Claudine a été la première femme nommée professeure à l’Ecole Polytechnique en 1992. Très rapidement, elle se sensibilise au déficit de femmes dans les sciences. Son engagement va se traduire tout d’abord  par des études et rapports sur la présence des femmes dans les études et carrières scientifiques qui achèveront de la convaincre de la nécessité d’agir pour les promouvoir.

En 2000, elle co-fonde  l’association Femmes et Sciences aux cotés d’Huguette Delavault, Françoise Cyrot-Lackman, Francoise Gaspard, Colette Kreder et l’association Femmes et Mathématiques. Elle en sera la première présidente et en deviendra présidente d’honneur. Son action institutionnelle va s’étendre  à l’Union européenne en participant entre autres à la création de l’European Platform of Women scientists (EPWS) en 2005, qui regroupe actuellement 15 000 femmes scientifiques et une centaine d’associations. D’abord vice présidente de 2009 à 2017, elle en sera présidente de 2017 à 2021.

Son engagement était total aussi bien auprès des  instances politiques les plus élevées qu’auprès des  collégiennes et lycéennes qu’elle  allait sur place encourager  à s’engager dans les études scientifiques. En 2016, elle était intervenue pour la groupe Egalité Femmes Hommes d’ADS en participant à la soirée «Dépassons les préjugés– Filles ou garçons osons tous les métiers ».

Claudine était exceptionnelle, grande combattante de la cause des femmes, loyale avec ses partenaires, fidèle en amitié, simple et empathique, active jusqu’au bout de sa vie. C’était une chance immense d’œuvrer à ses côtés, elle nous manquera.

Nouvelles estivales d’ADS : Juillet-Août 2021

Envie d’apporter votre aide pendant l’été ?

Pour vous consoler d’avoir renoncé, pour cause de Covid, à vos vacances aux Seychelles, l’ADS vous a préparé un petit programme estival pour lequel certificats de vaccination, quarantaines et provisions de masques ne seront pas toujours exigés.

Des expos …

La saison s’est déjà ouverte avec la soirée du 25 juin, organisée dans le salon Dalpayrat de la Villa Saint Cyr, à l’occasion du décrochage de l’exposition de H3IIIy, artiste engagée notamment sur l’égalité Femmes-Hommes. L’artiste et Philippe Tariel ont lu les poèmes illustrant les peintures à l’attention des 45 invités heureux de se retrouver enfin en chair et en os après 266 jours de rencontres virtuelles.

A cette occasion, nous avons pu faire connaissance avec Léa Corcos, jeune artiste peintre qui, en présentant ses œuvres dès le 3 juillet au Crédit Mutuel, réalisera sa première exposition. ADS a remercié les deux adhérentes qui nous ont fait connaître ces artistes, l’occasion de rappeler que tout adhérent souhaitant présenter et parrainer un artiste pour une prochaine exposition, peintures, dessins ou photographies, sera bienvenu.

Par ailleurs, l’exposition photo-poésie « Allô », de Thierry le Fouillé et les Rencontres Poétiques de Bourg-la-Reine, présentée récemment sur les murs du Crédit Mutuel, rejoindra la galerie des Colonnes dès le 6 juillet.

Des sorties et des ateliers…

Plusieurs sorties pour un groupe hébergé au Huda Aurore sont programmées au cours de l’été :  Sortie à Paris mardi 29 juin 2021 Montée à l’Arc de Triomphe et promenade au Trocadéro avec les bénévoles Clarisse et Caroline et, Sortie à Paris mercredi 7 juillet 2021  visite du Musée des Arts et métiers avec Clarisse et Sophie.

Une sortie au Château de Versailles est également envisagée, dans l’attente de bénévoles pour organiser et accompagner des visites … Avis aux amateurs !

Les enfants et adolescents ne seront pas oubliés avec, le 13 juillet, des ateliers pour enfants de 4 à 13 ans du CHU Auxilia.  L’ADS accueillerait volontiers des bénévoles pour animer ces ateliers du 13 juillet, et au fil de l’été, proposer des ateliers de loisirs, de lecture, des jeux de société, des sorties … pour les enfants et les adultes du Huda et du CHRS qui ne partent pas en vacances.

Du soutien scolaire…

Nous attendons aussi des bénévoles pour aider les enfants et collégiens du SAFP et du HUDA Aurore à préparer au mieux leur rentrée scolaire avec quelques séances de révision dans différentes matières, en particulier la dernière semaine d’août.

Même pour quelques heures de bénévolat, votre aide sera toujours appréciée !

Des actions au sein de l’association…

En interne, les groupes thématiques Molière, Eurêka et EFH, font une dernière réunion avant les vacances, pour un bilan des actions menées et la préparation de la rentrée qui verra sans doute la création d’un nouveau groupe, constitué pour aider les gens un peu démunis dans leurs différentes démarches administratives.

Une enquête pour recueillir les avis sur l’ADS et propositions des adhérents est en cours avec Caroline et donnera à la rentrée, nous l’espérons, de bonnes pistes pour améliorer notre fonctionnement, notre communication et notre champ d’activités. 

L’ADS reste donc dynamique et solidaire au cours de l’été, en attendant, début septembre, nos rencontres habituelles : le 4 septembre le forum des associations, la publication du prochain ADS info qui rendra compte des différentes activités estivales et surtout le samedi 11 septembre, le traditionnel pique-nique des adhérents.

Bon été solidaire à toutes et tous et merci pour votre engagement !

Comprendre l’impact environnemental de nos habitudes de vie

Réduisons nos émissions de gaz En savoir plus…

Auxilia – retour d’expérience, Mai 2021

ADS, un couteau suisse

Karen Torres, ayant quitté récemment son poste de chef de service au CHRS Auxilia, a bien voulu, à notre invitation, évoquer quelques souvenirs du partenariat entre le CHRS et ADS

portrait de Karen, responsable d'AuxiliaLorsque je suis arrivée à Auxilia pour ma prise de fonction, Vinciane, éducatrice, m’a fait un rapport très positif des relations qu’Auxilia entretenait avec les responsables et bénévoles d’ADS. Je me suis rapidement rendu compte de l’importance que cette association avait prise dans le quotidien d’Auxilia grâce à l’organisation de différentes activités, individuelles ou collectives, favorisant la réinsertion sociale de la vingtaine de résidentes hébergées actuellement 

Dans la petite vidéo présentant certaines de ces activités, j’ai employé le terme de « couteau suisse » pour qualifier la nature de cette aide. En effet, j’ai le sentiment qu’on pouvait toujours trouver auprès d’ADS, une ou plusieurs solutions pour répondre à un besoin, de quelque nature qu’il soit.
De plus, ce qui est très encourageant et même bluffant, peu importe notre besoin, la réponse commençait toujours par « nous allons chercher un bénévole » ou « je pense à quelque chose », avant même d’en étudier la réalisation.

Le succès de ce partenariat, selon moi, repose sur le fait qu’avec le temps s’est tissée une confiance réciproque totale.
Nous ne pouvions pas tout faire mais nous pouvions au moins tout se dire, tout envisager sans crainte d’un refus ou d’un échec. Toute nouvelle idée d’activité, collective ou individuelle, que ça soit une demande d’Auxilia ou une proposition d’ADS, était toujours discutée.

Cette relation, et les échanges constants d’Auxilia avec la responsable des bénévoles, a permis de n’avoir jamais le moindre problème sur le rôle respectif des bénévoles de l’ADS et des éducateurs et éducatrices d’Auxilia

Il m’est arrivé de vivre dans d’autres institutions des malentendus désagréables quand les éducateurs considéraient que les bénévoles outrepassaient leur rôle, parfois en toute bonne foi, en particulier quand ils recherchaient sans prudence à rentrer dans la vie personnelle des personnes aidées. Je n’ai pas le souvenir d’un tel problème avec les bénévoles de l’ADS.

Ce respect mutuel du rôle de chacun, cette complémentarité, était largement dû à la très grande et rapide faculté d’adaptation des bénévoles de l’ADS aux besoins spécifiques des résidentes. Il est arrivé que, à la suite d’un échange entre une éducatrice et une bénévole, l’activité collective suivie par une résidente se transforme, pour elle, en activité individuelle. 

Ce partenariat a non seulement bénéficié aux résidentes, mais également aux éducatrices ou éducateurs et plus généralement aux responsables d’Auxilia qui ont pu ainsi se consacrer plus régulièrement à leurs missions premières : assurer les contraintes administratives diverses avec les organismes de tutelle et surtout assurer le suivi de la vie quotidienne des résidentes

En outre, le regard et le contact avec des personnes extérieures aux métiers du social et riches de leurs expériences professionnelles et personnelles apporte sans aucun doute une ouverture et une réflexion différentes qui permettent aux travailleurs sociaux d’enrichir leurs connaissances des résidentes.

Cette capacité à comprendre qu’en soutenant telle ou telle activité, individuelle ou collective, les bénévoles soutenaient en fait toute l’activité d’Auxilia a été particulièrement appréciée. 

On peut dire que le partenariat avec ADS est aujourd’hui indispensable pour Auxilia.

Je n’ai qu’un petit regret après avoir quitté Auxilia, celui de ne pas avoir pu mettre sur pied une véritable salle informatique dans les locaux, une salle qui aurait pu servir aussi bien aux éducatrices qu’aux résidentes, où on aurait pu faire du soutien collectif ou individuel à l’apprentissage des outils numériques, mais aussi du soutien à la rédaction de CV pour des recherches d’emploi, des lettres de motivation, etc…
Mais il n’est peut-être pas trop tard……

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