Égalité des chances

Formation bénévoles , webinaire le 29 juin 2026

ADS continue à s’impliquer dans le soutien aux immigrés.

Un nouveau champ d’intervention s’ouvre pour les bénévoles d’ADS !

Un examen civique vient désormais compléter les formalités en vue de l’obtention des divers niveaux de titres de séjour ; nous pourrions être amenés à traiter un nombre croissant de demandes d’aides en vue de l’obtention de ce certificat.

Le GISTI  (groupe d’information et de soutien des immigré -e-s) a organisé une session d’information sous forme de webinaire sur les « Nouvelles exigences civiques et linguistiques pour le droit au séjour et à la nationalité française ».

Huit bénévoles ont pu la suivre ; un nombre plus important s’était déclaré intéressé par le sujet mais n’avait pu se libérer. Cette demi-journée a été jugée très intéressante (quoique très dense), bien structurée, et nous disposons des supports de formation qui étaient très bien faits. Cela contextualise en particulier la mise en place des derniers décrets de loi sur le sujet ainsi que les conditions associées à chaque type de permis de séjour.

Le test que nous avons pu faire en fin de session d’information montre la réelle difficulté de cette nouvelle procédure et induit de manière évidente un besoin de formation en amont pour les candidats, nos futurs bénéficiaires.

Les bénévoles qui se positionneront pour réaliser ces formations pourront se retrouver à la rentrée de Septembre pour décider des modalités de ce type d’aide. Dans un souci d’efficacité d’une part et de bienveillance d’autre part, il paraît judicieux que nous soyons capables de proposer un cursus susceptible d’amener nos bénéficiaires au succès : une évaluation de leur niveau de départ serait un plus, car il ne pourra s’agir de leur proposer de faire du « par cœur » sur des séries de notions qu’ils ne comprendraient pas. Il est nécessaire qu’ils aient un niveau suffisant de compréhension des questions.

J’ai trouvé cette formation très intéressante, bien structurée et avec de bons supports de formation. J’ai bien aimé la remise en contexte des derniers décrets.La question reste ouverte sur la façon dont sont posées les questions de l’examen civique pour les permis de séjours pluriannuels.Ce serait bien d’organiser à la rentrée une session de travail sur la base de la formation et des documents transmis pour qu’on se réexplique les conditions associées à chaque type de permis de séjour et les cas où les différents tests ne sont clairement pas applicables.Par rapport à l’idée d’organiser des groupes de travail par thématique de l’examen civil, je propose également d’organiser une séance de travail pour définir  » les livrables » de chaque groupe de travail . Véronique 

 

J’ai trouvé la formation intéressante, parfois un peu rapide mais bon, puisqu’ils nous ont envoyé le support, ça ira. Je me suis dis que pour chaque bénéficiaire, il faudrait vérifier s’il est dispensé des examens.
Le test que nous avons fait a confirmé que les questions n’étaient pas faciles du tout, et qu’il faudrait préparer nos bénéficiaires.
Leur faire apprendre par cœur ne suffit pas, vu la complexité des réponses suggérées au quiz, cela nécessite une compréhension. Avoir un bénévole par domaine qui puisse former d’autres bénévoles serait bien. Wei Ying

Stage engagement citoyen, 15 juin – 10 juillet 2026

Pourquoi les sciences attirent-elles moins les filles?

Trois étudiants de l’école d’ingénieurs EPF, motivés par l’envie de s’investir dans une cause qui a résonné dans leur quotidien, ont récemment effectué leur stage d’engagement citoyen du 15 juin  au 10 juillet 2026  autour d’un projet proposé par l’association.

Le sujet s’intitulait : Comment expliquer que l’attrait pour les disciplines scientifiques soit moindre chez les filles que chez les garçons ?

ADS a bénéficié de leur dynamisme et de leur réseau de jeunes étudiant-es, une belle collaboration.

 

Découvrez leurs témoignages avec des propos qui se recoupent :

TEOMAN D. :

Lors de mon stage d’engagement citoyen au sein d’ADS, j’ai travaillé, avec deux autres étudiants, sur la question : « Comment expliquer que l’attrait pour les disciplines scientifiques soit moindre pour les filles que pour les garçons ? ».
Le fait de travailler en groupe de trois a été très bénéfique. Chacun a apporté ses idées, ses connaissances et son point de vue, ce qui a enrichi nos échanges et notre réflexion. Cette collaboration nous a permis de mieux répartir les tâches, de confronter nos opinions et de construire un travail plus complet et plus pertinent.
Au cours de ce stage, j’ai compris que cette différence d’intérêt ne vient pas des capacités des filles, mais surtout des stéréotypes de genre, de l’éducation et du manque de modèles féminins dans les domaines scientifiques. Les recherches et les discussions m’ont permis de mieux comprendre les freins qui peuvent influencer les choix d’orientation.
Cette expérience a été très enrichissante. Elle m’a permis de développer mon esprit d’équipe, mon sens de l’écoute et mon esprit critique, tout en prenant conscience de l’importance de promouvoir l’égalité des chances dans les filières scientifiques.

THOMAS R. :

Effectuer ce stage au sein d’ADS BLR a été une expérience très enrichissante, tant sur le plan humain que sur le plan méthodologique. Notre mission consistait à mener une enquête autour de la problématique suivante : « Comment expliquer que l’attrait pour les disciplines scientifiques soit moindre chez les filles que chez les garçons ? ».
Pour y répondre, nous avons réalisé des interviews, conçu et diffusé un sondage, analysé des statistiques et des statistiques croisées, tout en nous appuyant sur des témoignages ainsi que sur différentes ressources mises à disposition par l’EPF. Ce travail nous a permis de mieux comprendre les nombreux facteurs qui influencent les choix d’orientation, mais aussi de découvrir des parcours inspirants et des points de vue variés.
Au-delà de cette enquête, ce stage nous a appris à communiquer avec des interlocuteurs très différents, à travailler efficacement en équipe et à mener un projet de recherche de A à Z. Il nous a également sensibilisés aux enjeux de l’égalité des chances et de la place des femmes dans les filières scientifiques. Une expérience formatrice qui nous sera précieuse pour la suite de notre parcours.

ISAAC B. :

Durant ce stage dans l’association ADS BLR, j’ai dû travailler en collaboration avec deux autres étudiants de ma classe sur le sujet : « Comment expliquer que l’attrait pour les disciplines scientifiques soit moindre pour les filles que pour les garçons ? ».
Pour mieux comprendre notre sujet sur l’intérêt des femmes et leur place dans les études scientifiques, nous avons lu deux ouvrages consacrés à cette thématique. Ces lectures nous ont permis d’approfondir nos connaissances et de mieux cerner les enjeux liés aux stéréotypes de genre afin de construire notre réflexion.

Nous avons également conçu et diffusé un sondage afin de recueillir des témoignages et des avis sur le sujet. L’analyse des réponses nous a permis de confronter nos recherches théoriques à la réalité des gens. En parallèle, nous nous sommes organisés pour contacter plusieurs intervenantes et planifier des interviews en visioconférence. Ces échanges ont enrichi notre travail grâce aux témoignages de professionnelles et de personnes engagées sur cette question.
Enfin, ce stage m’a permis de développer des compétences tant sur le plan humain que méthodologique. Tout d’abord, il m’a appris à travailler efficacement en équipe, en répartissant les tâches, en échangeant régulièrement avec mes camarades et en coordonnant notre travail tout au long du projet. Il m’a aussi fait améliorer mes capacités d’analyse, en travaillant sur une problématique de société actuelle et particulièrement enrichissante.

Stage engagement citoyen, 15 juin – 10 juillet 2026

Des jeux pour transmettre la notion de laïcité

Lors de notre stage chez ADS BLR, nous avons eu pour mission principale de concevoir des jeux pédagogiques autour de la laïcité, destinés à deux publics très différents : des enfants de primaire pour une animation au Centre Social et Culturel des Blagis à Sceaux et des jeunes adultes dans un foyer. Nous avons imaginé plusieurs formats pour rendre ce sujet accessible et ludique : des jeux de cartes, des débats, ainsi que des situations à résoudre. Chaque groupe d’enfants, ont eu à la fin des jeux, un numéro permettant d’ouvrir un coffre surprise. L’objectif était clair : leur faire comprendre les bases et les principes de la laïcité tout en gardant une dimension amusante et interactive, loin d’un cours théorique classique.

Nous avons aussi préparé des activités destinées au foyer de jeunes adultes, avant de nous consacrer à l’animation avec les enfants du CSCB de Sceaux, qui a eu lieu le 9 juillet. Malgré la canicule qui a compliqué l’organisation, nous avons pu mener cette journée avec eux. Ce fut une journée plaisante, il y avait une bonne ambiance avec les enfants. Les enfants ont plutôt apprécié, et ils ont pu bien saisir les bases de la laïcité grâce à cela.

Ce stage nous a permis de développer notre créativité, notre capacité à travailler en équipe, ainsi que notre sens de la pédagogie : transformer un sujet parfois complexe en une expérience concrète et compréhensible pour un jeune public. Nous remercions toute l’équipe d’ADS BLR pour sa confiance et son accompagnement tout au long de ce stage.

 

 

 

 

 

Concevoir ces jeux m’a appris à me mettre à la place d’un enfant de primaire face à un sujet aussi délicat que la laïcité : chaque carte, chaque question devait être pensée pour ne heurter personne, sans pour autant tomber dans la langue de bois ou perdre en clarté. C’est un exercice d’équilibriste auquel je ne m’attendais pas en arrivant, et c’est justement ce qui a rendu ce travail passionnant. -Talia RIEFFEL

 

J’ai eu beaucoup de plaisir à concevoir ces jeux sur la laïcité, un travail qui m’a permis de laisser parler ma créativité tout en réfléchissant à la meilleure façon de transmettre des valeurs essentielles. Personnellement, ce projet m’a beaucoup plu car il m’a poussé à imaginer des formats variés et adaptés à chaque public, du Tribunal de la Laïcité pour les plus jeunes aux cartes Time’s Up pour des échanges plus approfondis avec des adultes. De plus, j’ai eu l’occasion, au cours de ce travail, de porter une attention particulière à la mise en page et à la présentation, afin que ces outils soient à la fois clairs, ludiques et agréables à utiliser au quotidien en classe.  Martin CHEVALIER

 

J’ai particulièrement apprécié ce stage car il m’a permis de travailler au contact des enfants autour d’une cause qui me tient à cœur : la sensibilisation à la laïcité. Lors de notre intervention au CSCB, les enfants ont participé avec beaucoup d’enthousiasme aux activités que nous avions préparées. Leur curiosité, leurs questions et leur expériences ont rendu cette expérience très enrichissante. Voir les enfants repartir avec le sourire et avoir le sentiment d’avoir contribué à transmettre des valeurs importantes a été une véritable satisfaction. Je garderai un très bon souvenir de cette expérience. – Elias AMEUR

 

J’ai beaucoup apprécié ce stage, car il m’a permis de développer ma créativité en faisant des jeux pour des enfants, dans un type de travail que je n’ai pas l’habitude de faire. J’ai beaucoup aimé faire jouer les enfants du CSCB avec les jeux que j’avais préparés. On les sentait intéressés et captivés, ce qui donnait une véritable impression de transmission des valeurs républicaines dans une ambiance accueillante. Je garderais un très bon souvenir de ces expériences. – Florian VUILLIN—GOARRIN.

Soirée des bénévoles, 2 juin 2026

Ensemble, on fait la différence

C’est désormais un rendez-vous ancré dans la vie d’ADS : la soirée bi-annuelle des bénévoles

Comme toujours dans la bonne humeur et dans une dynamique de partage,  les bénévoles se sont retrouvés ce 2 juin autour d’un petit buffet convivial, en profitant de cette soirée pour faire connaissance.

41 bénévoles étaient présents, se côtoyaient ainsi les plus anciens (5 ans et plus), ceux déjà expérimentés avec plus de deux ans de bénévolat à ADS et les nouveaux de l’année. L’association a eu aussi eu le plaisir d’accueillir 3 futurs bénévoles, prêts à démarrer leur première mission !

Au cours de la soirée Arnaud Hertz a abordé la nécessité d’aller plus loin dans l’aide à l’intégration des étrangers en les aidant à préparer l’examen civique . Il comporte désormais des questions de connaissance générale sur la France (histoire, géographie, culture générale, droit ..). Depuis le 1er janvier c’est devenu obligatoire pour obtenir des titres de séjour pluriannuels (2,4 ans),  une carte de résident (10 ans) ou la nationalité française. 10 bénévoles se sont déclarés intéressés pour constituer un groupe de travail sur le sujet, ce qui montre combien ADS est sensible à la précarité des étrangers.

partage bénévolesUne soirée agréable, où chacun a pu échanger librement, partager son expérience, proposer ses compétences aux 6 animateurs des groupes voire même (re) découvrir les différentes activités de notre association. C’est ainsi que, Agnès nouvelle bénévole, Véronique jusque-là bénévole à EFH, et Josette qui venait de finir une mission, se sont vues proposées des accompagnements en FLE. Carole et Béatrice ont concocté une idée d’atelier d’encadrement, Pierre a proposé de rejoindre l’équipe des bénévoles en math et Hervé le groupe EFH.

 

Nous voici prêts à accueillir les demandes de nos partenaires. Rendez-vous en décembre pour la prochaine soirée !

Stage engagement citoyen EPF, Mars-Avril 2026

Mon bilan d’engagement citoyen

À l’approche de la fin de mon stage, j’avais envie de partager avec vous un petit retour sur ces quelques semaines passées ici. Dans le cadre de ma 3ème année à l’EPF, école d’ingénieurs généralistes engagée dans les transitions, j’ai rejoint ADS BLR pour mon stage d’engagement citoyen de 10 demi-journées.

Ce que j’ai fait
J’ai eu deux missions principales :

  • Les cours de français écrit : j’ai encadré des élèves de niveaux A1/A2 et A2/B1. L’idée était vraiment de donner des clés concrètes pour que les élèves puissent progresser à l’écrit.
  • La préparation au questionnaire de connaissances : une mission plus théorique, mais essentielle pour les demandes de titres de séjours.

Ma petite touche personnelle
Pour aider les élèves à mémoriser, j’ai créé des questionnaires sur Google Forms. L’idée était de proposer une alternative à la longue fiche de questions et de rendre les révisions plus interactives. Cela devrait rendre l’apprentissage plus fluide et moins stressant pour les futurs candidats. Je suis heureux de laisser cet outil à l’association pour les prochains bénévoles.

Ce qui m’a étonné
Cette immersion m’a permis de voir les choses sous un autre angle :

  • La complexité de notre grammaire : j’ai découvert à quel point notre grammaire peut être complexe. Expliquer des règles que l’on utilise instinctivement demande beaucoup d’efforts.
  • La motivation des personnes : j’ai été marqué par la détermination des élèves. Ils avaient été peu scolarisés dans leur pays d’origine, ce qui rend leur effort encore plus impressionnant. Repartir de zéro avec de telles barrières est une leçon de persévérance admirable.
  • Les interrogations des élèves : j’ai été surpris par les questions des élèves. Leurs interrogations sur le vocabulaire et la culture française m’ont obligé à repenser ma façon d’expliquer les choses.

Ce que j’en retire 
Ces 10 demi-journées m’ont appris à être beaucoup plus flexible. J’ai compris que pour bien transmettre, il faut surtout savoir écouter et s’adapter au rythme de l’autre. C’est une expérience humaine très enrichissante.

Merci beaucoup pour votre accueil !

Théâtre et Chant au CSCB, 17 avril 2026

Liberté Egalité Fraternité … Solidarité

Mais que se passait-il au Centre Social et Culturel des Blagis ce 17 avril en fin de journée ?

Dès l’entrée, on pouvait percevoir au fond du couloir des cris, parfois des hurlements, puis des rires, des applaudissements et, très distinctement, le cri de : « Liberté !, égalité !, fraternité !». Une émeute ?  Une révolution ?

C’était en effet quelque chose comme une petite révolution pour les quelque 35 enfants, du CP au CM2, qui allaient, pour la plupart, avoir pour la première fois un vrai rôle d’acteur à jouer devant un public d’adultes.

L’excitation l’emportait heureusement largement sur le trac et gagnait même les animateurs de l’évènement, qui voyaient enfin, après quelques aléas ayant émaillé la création de l’évènement, leurs efforts récompensés.

Le chemin avait été particulièrement accidenté car si, pour réaliser un spectacle, il faut une idée, une équipe, un peu de sous, des acteurs, et un calendrier favorable, ces divers éléments avaient eu quelques difficultés à se coordonner correctement.

L’idée première répondait, à l’initiative d’ADS, à un appel à projet de la mission Ville de la préfecture des Hauts de Seine fin 2024.

ADS avait proposé un spectacle sur le thème « Apprivoiser la parole en public par le théâtre et le chant », avec l’idée que le thème pourrait être l’orthographe. Deux professionnels étaient pressentis Jeannine Manant, professeur d’art théâtral, et Cyril Adda chanteur et compositeur, avec l’idée de faire le projet avec une association de Bourg-la-Reine

La subvention fut une première fois refusée, nous avions déjà renoncé au projet quand finalement la subvention fut accordée fin septembre 2025. Trop tard pour envisager faire le projet avec les enfants de l’association de Bourg-la-Reine avec qui il était envisagé un spectacle avant les vacances d’été.

Heureusement, le CSCB, partenaire d’ADS depuis longtemps, prit rapidement le relais avec le groupe des 35 enfants de l’Accompagnement à la Scolarité. Le projet pouvait enfin démarrer, nous étions le 6 novembre 2025, les enfants étaient réunis, et compte tenu de la période des élections municipales, Jeannine Manant proposa un texte poétique propre à inculquer quelques principes démocratiques aux futurs acteurs sur le thème de la devise républicaine ; Cyril, musicien et compositeur se proposa pour mettre en musique et chanter avec les enfants quelques passages du texte. Et le projet a profité de 5 bénévoles, dont 1 musicienne pour faire répéter les chants, 2 artistes peintres pour les ateliers décors.

Nidhal, responsable jeunesse du CSCB ainsi que Birama, éducateur très apprécié des enfants, veillaient au bon déroulement des séances tout en appelant à tour de rôle les 35 enfants pour aller faire leurs devoirs avec les bénévoles du CSCB. Et à l’exception du temps « devoirs », les enfants se consacraient au théâtre et au chant.

Animateurs comme futurs acteurs ne regretteront pas ces petites difficultés de départ qui apportèrent au contraire, à tous, enfants et adultes, une énergie supplémentaire au cours des répétitions.

On comprend donc mieux l’excitation partagée par tous alors que prenait place le public, constitué principalement des mères et grands-mères des petits acteurs, certainement plus crispées que leurs enfants.

Et c’est ainsi que débuta, avec juste une petite quinzaine de minutes de retard, la première réplique de la pièce :

« Vraiment trop belle la mairie ! » une mairie dont le fronton s’ornait des mots « Liberté, Egalité, Fraternité » que trois jeunes acteurs vont hurler peu après pour lancer la pièce.

Vidéo

En quelques minutes, ce 17 avril 2026,  le CSCB était devenu aussi exalté que l’esplanade de La Bastille le 14 juillet 1789.

 

Le spectacle se déroula ensuite parfaitement jusqu’à la dernière réplique, les petits acteurs faisant rire à plusieurs reprises le public. Mères et grands-mères, qui connaissaient par cœur le rôle de leur enfant, et dont les lèvres avaient murmuré discrètement la plupart des répliques et des chansons, purent enfin laisser couler leurs larmes d’émotion et de fierté.

Les organisateurs et animateurs de la soirée purent également respirer plus calmement, les applaudissements couvrant les cris enthousiastes des enfants qui avaient effectivement oser prendre la parole en public pour parler de démocratie, mais aussi de solidarité et d’amour.

Peu après, les animateurs de ce spectacle reçurent le plus sincère des remerciements quand les institutrices et directeur de l’école des enfants, visiblement impressionnés, avouèrent qu’ils allaient maintenant regarder leurs élèves avec un œil nouveau « nous ne les aurions jamais cru capables de faire ça ».

Et pour la grande fierté des enfants, le Maire de Sceaux les a invités pour le prochain conseil municipal à venir chanter « Liberté Egalité Fraternité ».

Pour revivre ou découvrir ce moment inédit : Le spectacle,

 

Formation Ethnoart, 19-20 mars 2026

Témoignage : formation « Le genre en question : approche interculturelle »

Depuis quelques années, ADS est adhérente de EthnoArt, une association loi 1901, intégrée au réseau d’éducation populaire. Son objet est d’initier le public aux modes de réflexion des sciences sociales et plus particulièrement de l’ethnologie. Les formations s’appuient sur le décentrement (sortir du point de vue de son propre groupe socioculturel) comme objectivation pour que chacun apprenne à ne pas émettre des jugements de valeur stigmatisants.

Source EthnoArt

Véronique et moi, adhérentes de l’association,  avons suivi la formation « Le genre en question : approche interculturelle », et nous vous livrons ce témoignage.

Pendant deux jours, nous avons eu l’occasion de nous questionner sur le premier marqueur identitaire, la différenciation sexuelle qui s’inscrit dès la naissance au cœur des modalités éducatives.

La formation nous met en lumière que la culture occidentale nous baigne dans une vision binaire du sexe biologique, assigné dès la naissance. Cela conditionne notre conception du genre, avec tous les rôles qui en découlent. Or au cours de la formation, nous avons pu nous rendre à l’évidence que le monde n’est pas aussi binaire que ça, qu’il existe d’autres cas, par exemple les intersexes ou les trans qui sont pourtant reconnus dans d’autres cultures.

Nous avons pu voir aussi des vidéos sur d’autres parties du monde où des communautés existent et sont reconnus, par exemple : les Hijras en Inde, communauté transgenre, qui depuis 2014 sont reconnus avec la création d’un troisième genre.

Une autre notion très intéressante a été abordée : l’intersectionnalité, avec la roue des privilèges, une vision intersectionnelle pour voir les inégalités comme un croisement de différentes situations sociales.

Deux jours pour sortir du cadre social que l’on connaît, où chacun peut échanger librement de ses représentations avec les autres stagiaires, pour mettre en lumière ses propres stéréotypes. Une formation enrichissante que l’on ne peut que recommander.

 

Pour approfondir le sujet, une bibiographie est disponible : Bibliographie-formation-genre MAJ2026

Café-débat IA , 19 mars 2026

Comment s’informent les étudiants et comment utilisent ils  l’IA?

Un café-débat de grande qualité

Comme chaque année, ADS a organisé un café-débat comme point d’aboutissement d’un projet conduit par des étudiants de l’IUT de Sceaux et tutoré par une équipe de l’association.

Particularité de cette année, ce ne sont pas les résultats d’un projet mais de deux qui ont fait l’objet de présentations. En effet, deux sujets ont pu être présentés et débattus :

  • Le premier concernait la manière dont les étudiants s’informent et se forgent une opinion.
  • Le second la manière dont ils utilisent l’Intelligence Artificielle (IA).
Étudiants de l’IUT de sceaux

Les deux groupes d’étudiants avaient bâti un questionnaire et pour chacun d’eux plus de 100 étudiants de l’IUT ont répondu, et même quelques enseignants pour le questionnaire sur l’IA.

Ils ont par ailleurs effectué une recherche bibliographique leur permettant de confronter les réponses à des résultats d’enquête externes.

En savoir plus…

1001 façons de faire famille, 23 novembre 2025

A l’occasion de la semaine des droits de l’enfance

Un vrai succès pour un événement complet et multiple à l’Espace Joséphine Baker

Une exposition nourrie par des témoignages, des dessins originaux, des photos, des posters thématiques, préparée depuis plusieurs mois par des adhérents d’ADS et mise en scène par l’équipe du CAEL a tout d’abord eu lieu durant une semaine. Encore merci aux nombreux contributeurs ayant répondu à ADS !

Ensuite, ce dimanche 23 novembre en fin d’après midi , le public nombreux – près de 130 personnes – et varié -familles, enfants, citoyens – était au rendez vous à l’Espace Joséphine Baker du Cael pour le point d’orgue de l’ évènement “les 1001 façons de faire famille”, organisé par ADS .

Une passionnante introduction nous a d’abord sensibilisés à la richesse et diversité des modèles familiaux, avec de nombreuses illustrations au travers des cultures et de l’histoire . Ainsi, Mme Sylvaine Camelin, anthropologue a évoqué la famille,  une notion en apparence simple mais dont les déclinaisons sont si différentes ! (prenez en connaissance  ici.)
On retiendra sa conclusion : ce qui fait famille, ce sont avant tout les liens tissés au quotidien.

Ensuite, un spectacle musical plein d’émotions nous a emmenés, en chansons et théâtre d’ombres, avec son auteur et interprète Vincent Anh, découvrir son parcours d’enfant coréen abandonné à Busan puis adopté en France à l’age de 3 ans. En savoir plus…

Témoignage Célia, 1001 façons de faire famille, Novembre 2025

Dans le prolongement de notre événement « 1001 façons de faire famille », retrouvez ce témoignage de Célia interviewée par Gérard Aimé :

L’histoire devait être écrite depuis longtemps, avant même ma naissance, il y a 19 ans.

Mon père et ma mère biologiques, Mauriciens, s’aimaient d’un amour passionnel mais, comme pour Roméo et Juliette, il fallait que les deux familles rejettent leurs amours, les privant ainsi du bonheur de s’occuper d’un enfant, ma mère biologique étant enceinte d’une fille, Moi.

Heureusement….

De l’autre côté des océans, ma future marraine, cousine mauricienne de ma mère adoptive, proche des deux familles et d’une association d’aide aux mères en détresse, considéra comme un devoir de réparer cette injustice. Car mon père et ma mère adoptifs ne pouvant pas avoir d’enfants se sont tournés vers elle. C’est ainsi que la jeune maman mauricienne accepta de donner naissance à cet enfant pour le confier immédiatement, en le reconnaissant, à mes futurs parents français et enclencher sur place la procédure d’adoption.

Ainsi, dès ma naissance, mes parents « adoptifs », se sont vus confier une jolie petite fille, et devinrent, sur papier, au terme de la procédure (enquête sociale et jugement), officiellement, mes parents. En savoir plus…