Education

Café débat « Préjugés et Intolérance », le 18 mars 2025

Lien entre préjugés et intolérance : des étudiants mènent l’enquête

Comprendre l’origine des préjugés, la manière dont les jeunes y sont confrontés au quotidien, mieux appréhender comment ils contribuent à la montée de l’intolérance, analyser leurs conséquences et explorer des pistes pour les combattre., c’est le thème qu’ont choisi 3 étudiants de l’IUT de Sceaux, dans le cadre de leur projet tutoré et proposé par ADS.

Pour nourrir leur réflexion, ils ont conçu un questionnaire auquel 70 étudiants, soit plus du tiers des personnes interrogées, ont répondu. Ce questionnaire couvrait plusieurs aspects : la perception des préjugés et leur fréquence, les domaines de la vie quotidienne où ils sont les plus présents, leur influence sur les interactions au sein de l’IUT, la perception de l’environnement de l’IUT comme inclusif ou non, les facteurs responsables des préjugés et les pistes de réflexion pour les déconstruire. Deux témoignages en vidéo sont venus étayer la façon dont ces jeunes pouvaient être confrontés dans leur quotidien à des préjugés.

Les résultats de cette enquête corroborés par ceux d’études externes de référence ont mis en lumière plusieurs facteurs contribuant à la formation et au renforcement des préjugés. Le rôle des médias, le manque d’interaction entre personnes différentes limitant la compréhension mutuelle, l’influence du groupe d’appartenance et l’éducation qui façonne notre perception des choses, ont été identifiés comme les principales causes de cette situation. Ils ont montré clairement que les préjugés, en particulier ceux liés à l’origine et aux stéréotypes de genre, renforcent les discriminations. Ils entretiennent également un sentiment d’opposition entre groupes et peuvent alimenter des discours de haine. Par ailleurs, les préjugés sont souvent profondément enracinés et difficiles à combattre.

Enfin, les étudiants ont conclu sur la nécessité d’encourager le dialogue et les rencontres interculturelles afin de favoriser la découverte et la compréhension des autres, développer un esprit critique face aux médias pour déceler les biais, mais aussi, plus localement, renforcer les actions de sensibilisation au sein de l’IUT (formation, ateliers, espaces de dialogue, décloisonnement au sein des promotions, …). Déjà, ce projet, pour lequel le groupe est constitué arbitrairement par le professeur et non par les étudiants est une action qui rompt leur tendance à se regrouper entre amis ou avec ceux qui leur ressemblent.

La présentation de ce travail a eu lieu lors d’un café-débat le 18 mars dernier qui réunissait des adhérents de l’ADS et des étudiants. Cette rencontre a permis de nombreux échanges et confrontations d’idées avec l’auditoire, tous mettant en évidence l’importance d’une prise de conscience collective pour lutter contre les préjugés, d’un dialogue apaisé pour faciliter la compréhension mutuelle et acceptée des différences et favoriser une société plus tolérante. Un des moyens les plus efficaces pour sensibiliser les jeunes à ce problème passe par l’éducation : éduquer dès le plus jeune âge, encourager la diversité, s’informer et remettre en cause les biais, oser en parler et corriger les stéréotypes.

Les étudiants ont été félicités pour leur engagement dans ce projet et la qualité de la restitution de leurs travaux. Un point positif : la réalisation de ce travail leur a aussi permis de se découvrir mutuellement, ce qu’ils n’auraient peut-être pas fait naturellement, nous ont-ils dit.

Atelier égalité filles-garçons, le 8 mars 2025 au CSCB

Égalité filles-garçons : un 8 mars réussi au CSCB

A l’occasion du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, ADS a été sollicitée par le Centre Social et Culturel des Blagis à Sceaux (CSCB) pour organiser un atelier de sensibilisation aux rôles respectifs des garçons et des filles, à la maison et à l’école en particulier. Cet atelier, en direction des familles, s’adressait aux parents et aux enfants à partir de 8 ans.
En collaboration avec les animateurs du Centre, le choix a été fait de présenter l’atelier sous forme ludique, avec la projection de trois courtes vidéos :

  • Deux vidéos étaient réalisées par des enfants dans le cadre d’un concours national intitulé « Buzzons contre le sexisme », organisé chaque année par l’association Matilda éducation.
    • La première vidéo, « Mon super pouvoir » portait sur les préjugés quant aux aptitudes des garçons et des filles : une fille peut-elle bricoler ? Envisager de faire un stage de garagiste ? Peut-elle jouer au foot avec des garçons ?
    • La seconde vidéo « Partage des tâches domestiques » portait sur les rôles de chacune et chacun dans la vie quotidienne à la maison. Les garçons doivent-ils débarrasser la table ou passer l’aspirateur ? Préparer un repas ?
  • La troisième vidéo « Espace » (extraite d’un film d’Eléonor Gilbert) portait sur l’occupation de la cour de récréation par les garçons et par les filles. Une enfant de 9 ans expliquait, tout en dessinant un plan de sa cour de récréation, son problème de place face aux garçons footballeurs …

Après chaque vidéo, l’assistance était invitée à intervenir sous forme ludique, chacun(e) se positionnant « pour » ou « contre » dans la salle et donnant des arguments.
La vidéo « Espace », à la suite de laquelle les enfants issus de trois écoles primaires différentes ont dessiné leur propre cour de récréation pour la présenter aux autres (une constante dans ces dessins : le terrain réservé au foot couvre environ 70% de l’espace !) a posé aussitôt le problème de la mixité des équipes évoqué par les filles.  Les problèmes rencontrés ou les mesures prises par leur établissement scolaire pour un partage équilibré de l’espace ont été expliqués.

Ainsi au cours de ces deux heures passées ensemble, parents et enfants qui pour certains(es) ont étonné par leur grande maturité, se sont exprimés dans une ambiance joyeuse, en fonction de leur personnalité, les plus timides arrivant eux aussi à prendre la parole. Ce fut donc un sympathique partage, une réflexion sur la place de chacun, fille ou garçon, à l’école ou à la maison … Un point de départ prometteur !

Vingt-quatre personnes, parents et enfants, étaient présentes, grâce en partie au « tractage » effectué par ADS et grâce, surtout, au travail continu et fructueux mené par les animateurs du Centre en direction des familles.

Atelier filles/garçons : égalité?

En partenariat avec le CSCB, En savoir plus…

Témoignage d’une bénévole, Catherine Enault, Décembre 2024

Comment devient-on bénévole auprès d’ADS ?

Vous avez un peu de temps à partager, vous êtes bien sûr concerné par la vie sociale, vous ressentez peut-être une envie de vous sentir utile et, par hasard, vous croisez la route de Wei Ying Thang, l’éminente cheville ouvrière d’ADS. Il y a fort à parier que, quelques semaines plus tard, vous aurez trouvé une nouvelle raison de vous lever le matin.

C’est en s’époumonant dans la même chorale que Wei-Ying et Catherine Enault se sont rencontrées. Catherine, jeune retraitée après une carrière d’infirmière en psychiatrie, était soucieuse de rester active en s’occupant des autres, avec des activités sportives et même une petite expérience d’alphabétisation à Arcueil, trop vite interrompue par la covid.

Cette rencontre avec Wei-Ying semblait donc prédestinée et il ne fallut pas longtemps pour qu’une réunion, en avril 2023, soit organisée avec Christine, responsable du groupe Molière d’ADS, chargé en particulier de l’insertion par la pratique du français, écrit ou oral, pour les jeunes dont ce n’est pas la langue maternelle.

Dès le mois de juillet, Catherine avait rendez-vous avec une éducatrice de l’association Esperem et se retrouvait bientôt face à deux jeunes d’environ 16 ans pour le premier de ses deux cours d’alphabétisation hebdomadaires d’une heure et demi. Cette première mission se termina au bout d’un mois et demi, les deux « élèves » partant en formation.

Les cours ne reprendront qu’en avril 2024, cette fois-ci pour un groupe de six adolescents. N’ayant aucune directive particulière, Catherine prend l’initiative de demander aux jeunes ce qu’ils désirent. Le groupe, plutôt dynamique, s’entend rapidement pour demander une aide à l’écrit en français, seul l’un d’entre eux souhaitant une aide en calcul. Pas de problème, le cours collectif, en dehors de dictées et autres exercices d’écriture, va donc intégrer quelques exercices de calcul. Ces jeunes, qui maitrisent assez bien le français, préparent pour la plupart un CAP ou sont en recherche d’un premier emploi. Ils s’essayent donc avec sérieux à la maîtrise de l’écriture et les échanges avec Catherine se passent plutôt bien.

Le principal problème, pour Catherine, réside dans la difficulté de préparer ses interventions, ne sachant pas toujours à l’avance à combien d’élèves elle va s’adresser.  Ces jeunes, tous volontaires, n’ont aucune véritable obligation de suivre ces cours. Viennent ceux qui peuvent, ceux qui veulent, et si ces absences sont toujours justifiées par une autre occupation, les imprévus ne sont pas rares. Seule l’équipe d’Esperem prend parfois le temps de passer un coup de fil pour secouer les absents.

En novembre 2024, la nouvelle « rentrée » n’intéresse plus que 3 « élèves » et les cours « collectifs » se transforment finalement en 2 cours individuels à la demande des responsables d’Esperem, un des trois élèves, ayant réussi son CAP, ne se consacrant plus qu’à la recherche d’un emploi. Ce passage en cours individuels avait de toute façon la préférence de Catherine.

Entre temps, en décembre 2023, ADS avait confié à Catherine une autre mission auprès du REP (Relais enfants/parents). Là, il s’agissait de donner des cours d’alphabétisation à deux jeunes femmes seules, souffrant d’une maladie chronique et soignées en France. Le fait que l’une d’elles ne savait ni lire, ni écrire, ne facilitait pas vraiment le cours « collectif » de deux personnes, mais les bénévoles savent toujours faire face.

« La principale qualité à laquelle doit s’astreindre un ou une bénévole, reconnait Catherine, c’est de savoir continuellement s’adapter à de nouvelles situations imprévues, Il faut toujours faire avec … Faire parfois avec le manque de motivation des jeunes que l’on doit aider, souvent avec leur manque d’assiduité. Faire avec l’impossibilité de préparer sérieusement des « cours » quand on ignore le nombre « d’élèves » que nous allons trouver. Faire avec des jeunes qui semblent ne donner aucune suite à nos demandes. Faire avec une communication parfois difficile avec le personnel de certaines structures aidées, au fait que les questions posées peuvent être laissées lettre morte ».

Au sein même d’ADS, Catherine souhaiterait que des réunions régulières avec les autres bénévoles du groupe Molière, ou même des autres groupes, soient instituées, au moins pour échanger quelques expériences, mais la diversité des calendriers de chacun rend la chose difficile.  Les échanges ne se font qu’à l’occasion, individuellement. Elle a pu connaître les bénévoles intervenant sur le même site début novembre, le jour de la répartition des missions de chacun, le point de départ à de futurs échanges peut-être.

Malgré ces « petits » problèmes, le besoin de se sentir utile, pour Catherine, reste intact, tout comme la stimulation intellectuelle née des réussites comme des échecs. Reste enfin, essentielle, la reconnaissance et les remerciements que lui adressent les jeunes et les éducateurs des structures aidées.

Harcèlement scolaire, 8 novembre 2024

Ne minimisons pas ce que vivent les enfants

Ce jeudi 7 novembre 2024 marquait la journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école entre élèves.

A cette occasion, l’ADS en partenariat avec le CAEL organisait le vendredi 8 novembre une rencontre débat avec pour but de prévenir les parents sur des situations qui doivent retenir leur attention dès que leur enfant change de comportement.

Céline Moreau, psychologue et deux intervenantes de l’association Claf’outils sont intervenues pour sensibiliser les parents et être à l’écoute. Ne pas rester isolé et croiser son ressenti avec son entourage pour faire une alliance avec son enfant.

 

Deux intermèdes chorégraphiques sur ce thème composés par Lauriane Hellegouarch, professeure  au CAEL, et dansés par ses élèves sont venus compléter cette soirée. En savoir plus…

Harcèlement scolaire rencontre-débat

ADS  s’associe avec le CAEL En savoir plus…

Atelier parents, le corps de mon enfant

Le corps de mon enfant, En savoir plus…

Stage engagement citoyen au sein d’ADS, 19 juin-13 juillet 2023

Témoignage : préparation du forum des associations pour ADS

Bonjour !

Je m’appelle Alexis et je suis étudiant en 2ème année d’école d’ingénieurs à l’EPF Paris-Cachan. Dans le cadre de ma seconde année, je devais effectuer un stage engagement citoyen au sein d’une association dans le but d’acquérir une expérience citoyenne et sociale de terrain.

L’association ADS BLR m’a proposé un stage pour sa communication, domaine pour lequel j’avais montré une grande motivation et des compétences multiples. Il s’agissait de préparer les supports de communication (affiches, banderole, flyer, vidéos) pour le forum des associations de septembre. De plus, pour me permettre de participer aux activités d’ADS, j’avais également des cours de soutien scolaire à assurer.

Ce stage d’un mois fût très intéressant. Au-delà du fait de développer mes compétences sur les logiciels de communication, j’ai pu rencontrer et découvrir des parcours divers et variés. Avant mon stage, je n’avais aucune idée de l’organisation dans une association. Maintenant, j’en ai une idée plus claire et contrairement à ce que j’aurai pu croire, il y a beaucoup plus de personnes impliquées dans une association qu’on ne le pense.

Je suis très content d’avoir pu faire connaissance avec autant de personnes. Cette expérience fût une superbe découverte de la vie associative. Et je remercie ADS de m’avoir accueilli en tant que stagiaire.

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Stage engagement citoyen au sein d’ADS, Juin 2023

Un mois de stage en binôme: Hélie et Paul témoignent

Pendant le mois de juin, nous avons eu la chance d’effectuer un stage au sein d’ADS. Il s’agit d’un stage d’engagement citoyen dans le cadre de notre école, l’EPF.

Au cours de cette expérience, nous avons eu l’occasion de participer à diverses activités qui ont grandement contribué à notre engagement envers la société.

L’un des aspects les plus marquants de notre stage a été notre engagement en tant que tuteurs auprès d’un jeune élève de troisième préparant le brevet. Nous avons pu lui apporter notre soutien tout au long de sa préparation. Nous l’avons d’abord aidé pour son oral, puis en lui donnant des cours de français et de mathématiques.

En parallèle, nous avons également eu la chance de mener des entretiens avec plusieurs bénévoles, partenaires et bénéficiaires d’ADS. Ces rencontres nous ont permis de recueillir en vidéo des témoignages passionnants et inspirants, que nous avons ensuite retranscrits par des montages de films et textes pour les réseaux sociaux de l’association.

Effectuer un stage chez ADS fut une expérience extrêmement enrichissante pour tous les deux.

En nous engageant dans cette association nous ne pensions pas être autant impliqué dans ses activités. Ce fut tout simplement un plaisir de pouvoir aider des plus jeunes en difficulté, de pouvoir transmettre nos connaissances et de les aider à comprendre des thèmes importants dans leurs apprentissages. Nous nous rendions chaque jour à ces cours dans l’optique de pouvoir transmettre quelque chose d’utile.

Et le plaisir était d’autant plus grand lorsque nous voyions les résultats. Nous pensons à ce jeune que nous aidions à réviser son brevet qui nous appela à la sortie de son oral pour nous dire que ça c’était super bien passé et que le jury avait trouvé son oral excellent. Nous avons été très contents pour lui et ce fut une vraie joie également de le voir fier d’avoir réussi.

Lors de la prise de vue et de l’enregistrement des témoignages des bénévoles d’ADS, nous avons pu également apprendre beaucoup de choses très belles notamment concernant les actions effectuées par cette association et c’était très beau d’être entouré de toutes ces personnes qui s’engagent au quotidien auprès de personnes dans le besoin.

La partie de notre stage sur les réseaux sociaux fut moins enrichissante mais tout aussi plaisante à travailler. C’était très sympathique de travailler sur la visibilité d’ADS sur Instagram.

Hélie et Paul  

Spectacle des écoles, 15 juin 2023

L’éducation à l’égalité : les enfants acteurs

Le spectacle donné à l’Agoreine le 15 juin dernier par des élèves de CM1 de l’école Lallier de l’Haÿ-les-Roses et de l’école de la République de Bourg-la-Reine a été un vrai succès.
Plus de 150 élèves, principalement de l’école de la République, étaient venus avec leurs enseignants et quelques parents accompagnateurs assister au spectacle.

Le spectacle présenté a été conçu à partir de travaux de classes élémentaires de l’école Lallier de l’Haÿ-les-Roses, de l’école de la République de Bourg-la-Reine, et de l’école Pajeaud d’Antony.
Il s’agissait de scénettes, lectures, films… autour des thèmes suivants :

  • L’égalité entre les femmes et les hommes : en nous intéressant plus particulièrement au rôle des femmes dans les processus de paix, scénette écrite et jouée par 8 élèves de la classe de CM1 de l’école Lallier dans le cadre des Olympes de la parole ;
  • Les droits des enfants, scénette écrite et jouée par toute la classe de CM1 de l’école Lallier ;

    Le crayon magique de Malala (extrait)
  • Lecture « Le crayon magique de Malala » par des élèves de CM1 de l’école de la République ;
  • L’éloge de la différence : 2 films écrits et joués par des élèves de CM2 de l’école Pajeaud d’Antony dans le cadre du Forum des Droits de l’Homme en décembre 2022.

Et pour faire participer tous les enfants dans la salle, un quiz a été animé à partir de portraits « Femmes d’Exception » de H3llly.

Ce spectacle est l’aboutissement du projet porté par le groupe Égalité Femmes Hommes de l’Association BLR Dynamique et Solidaire et organisé avec le soutien de la Mairie de Bourg-la-Reine.

Nous remercions tous les participants et espérons qu’il suscitera la naissance de nouveaux projets pour l’année prochaine.