Arrêt sur images
Dans une demi pénombre, devant le voile transparent d’un rideau, une chaise semble attendre. Le temps s’est arrêté.
L’artiste, Jane Lorrain, a exercé son pouvoir absolu de suspendre à un moment précis la course du pinceau, pour arrêter le temps et nous livrer le mystère de toute œuvre d’art.
On ne saura jamais si la Joconde voulait vraiment sourire, ni comment, sur l’herbe, le déjeuner allait se poursuivre. On ne saura jamais si cette chaise recouverte de velours cramoisi attend le retour d’un ami, d’une amie, ou témoigne d’un départ définitif.
« Arrêter le temps », c’est peut-être le propos de tout artiste et c’est le titre de l’exposition que Jane Lorrain, invitée par ADS, propose au Crédit mutuel du 12 janvier au 5 mars.
Chercheuse dans le domaine de la pharmacologie, passionnée par toute découverte, animée d’une curiosité sans limites, Jane Lorrain a découvert la peinture, et plus particulièrement l’aquarelle, par un véritable coup de foudre pour le travail d’une amie, puis en découvrant les œuvres de Gottfried Salzman, le « peintre de l’eau », jouant de la transparence et de la fluidité pour transcender la rigueur des paysages urbains.
Avec l’obstination de tout chercheur, Jane Lorrain a tout d’abord étudié plusieurs techniques picturales, la gouache, le pastel, l’acrylique, pour revenir toujours vers ce médium « exaltant, puissant, enjoué, lumineux, sensible… » : l’aquarelle.
Un choix courageux pour une pratique qui ne bénéficie pas toujours aujourd’hui d’une excellente presse, considérée trop
souvent comme un passe-temps de vieille dame ou un simple coloriage pour enfants par un public qui n’a pas toujours suivi l’évolution de l’aquarelle, passant aujourd’hui de la « peinture à l’eau » à la peinture « dans l’eau », technique plus récente adoptée par Jane Lorrain, où le papier est soit trempé avant d’être tendu sur un châssis, soit plongé dans l’eau avant d’être posé sur plexiglas.
Depuis 2014, date de sa première exposition, Jane Lorrain a reçu pratiquement chaque année de nombreux prix, de nombreuses distinctions.
Invitée pour la seconde fois par ADS, après une première exposition en 2019, Jane Lorrain a de nouveau pris possession des murs de Crédit Mutuel, pour nous inviter, par de nouvelles aquarelles, et même quelques huiles, à arrêter nos regards sur ses paysages de neige, de fleurs ou d’intérieurs.

l’Infinie Comédie, pour la Journée Internationale pour l’élimination des violences envers les femmes.
douter de la violence subie par certaines femmes. Un film poignant et c’est encore tous remués, que nous avons enchaîné sur le débat, un débat mené par Michel Giraud de ADS, avec une participation très active de la salle.
autobiographique, Alissa Wenz a expliqué, en prenant des images très parlantes, l’incompréhensible vu de l’extérieur : pourquoi la femme, sous emprise, ne rompt pas immédiatement ? « quand vous attendez le bus qui n’arrive pas, et que vous avez déjà attendu 15 mn, vous attendez encore 5 mn, puis encore 5 mn, puis … , parce-que vous avez déjà fait tout ce chemin et que vous ne voulez pas renoncer, recommencer. Il y a toujours l’espoir que ce sera différent demain ».
Le groupe se limite en effet à dix amis, principalement des peintres mais, l’amitié et la liberté étant les maîtres mots de ce regroupement, deux sculpteurs y furent rapidement tout autant bienvenus.
A l’issue du film, à 19h, nous pourrons débattre sur le phénomène d’emprise, avec ALISSA WENZ, qui l’a vécu de l’intérieur avant d’écrire son roman d’inspiration autobiographique « À trop aimer », d’une rare justesse sur l’emprise amoureuse.
Béatrice utilise le plus souvent l’huile, l’encre, plus récemment l’acrylique, au pinceau ou parfois au couteau. Elle s’accorde la même liberté pour le choix de ses sujets selon l’inspiration du moment. Cependant, Béatrice Berchon ne cache pas une attirance constante pour la scène qu’offre une route rectiligne, sans fin, se perdant dans un paysage brumeux et pluvieux, pour en réaliser des tableaux particulièrement envoutants tout en nuances de gris colorés.





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