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Atelier de peinture pour les jeux olympiques à Cité-Caritas, mai 2024

Touches de couleur

L’après-midi du 15 mai, ADS-BLR organisait à Cité-Caritas, le troisième atelier du projet « A vos anneaux, je tiens le pinceau », organisé à l’occasion des JO : une activité riche en sensations et émotions artistiques pour les participants. J’y ai contribué en tant que bénévole, assurant ma part d’intendance en cette opération.

Avoir à sa disposition une palette de couleurs, y grapiller selon son inspiration quelques touches de jaune, de rouge, de bleu, de vert ou de blanc pour composer un tableau plein d’imagination, et qui vous en met « plein les yeux », voilà ce qui a fait en cet après-midi le bonheur des participants : Ali, Ramadan et la maman de Ramadan.

Tout cela était rendu possible par l’organisation pratique et originale conçue par Jean-Jacques Grand, artiste-peintre. Crayons pour un premier tracé sur des fonds artistement colorés évitant l’angoisse de la page blanche, palettes de peinture acrylique et pinceaux de différentes tailles, fins pour des touches délicates, épais pour des à-plats conséquents, « énormes » pour un arc-en-ciel déclenchant le fou-rire d’Ali, c’était là une belle introduction à la peinture, autant couleur que graphisme, pour nos artistes âgés de 5 ans.

 

Jean-Jacques nous avait prévu des modèles de sportifs en action affichés aux murs, mais l’inspiration de Ali et Ramadan les a conduit à représenter chacun une tour Eiffel, Ali n’a pas oublié son drapeau ivoirien, et Ramadan a représenté les anneaux olympiques et une compétition de personnes à mobilité réduite en fauteuils. Quant à nous bénévoles, nous nous souviendrons des éclats de rire communicatifs d’Ali et de la concentration de Ramadan, nos deux peintres en herbe.

Le 11 juin, un deuxième atelier était organisé pour faire participer d’autres enfants. Ali et Ramadan étaient à nouveau présents, très heureux de remettre ça, et nous avons accueilli Owayes 7 ans, et Ibrahim 6 ans. Après une petite séance de mime, les 4 enfants ont choisi de dessiner ensemble sur la grande feuille de papier cartonnée que nous avions préalablement colorée. Chacun y est allé selon son inspiration, anneaux olympiques bien sûr, ballon, saut de haie, équitation, tir à l’arc … la partie de tennis faisant passer la balle au-dessus de la Tour Eiffel nous aura bien impressionnés !

 

Projection débat du film « quelques jours de plus » au cinéma de Sceaux

Nous relayons ci après  le message que nous a transmis la directrice du cinéma de Sceaux, avec laquelle nous avons noué un partenariat, nous informant  de la projection débat mercredi 5 juin d’un film  dont la thématique, l’accueil des migrants, porte sur des questions qui intéressent notre association.

Bien cordialement, pour le bureau d’ADS, Marie Broutin

« Bonjour à tous,

Je voulais porter à votre connaissance la soirée des Amis du Trianon que nous organisons la semaine prochaine, mercredi 5 juin à 20h30, autour du film « Quelques jours pas plus ».

Nous aurons la chance de recevoir la réalisatrice Julie Navarro, deux comédiens du film, Amrullah Safi et Olivier Charasson, et le co-scénariste Marc Salbert, dont le roman « De l’avantage du lancer de minibar sur l’engagement humanitaire » a été le point de départ du film.

Je vous invite à prendre connaissance de la bande-annonce de cette comédie sociale et néanmoins romantique qui aborde sous un angle assez inédit la question de l’accueil des migrants, de l’engagement et de l’entraide avec un critique rock pris un peu malgré lui dans cette histoire. Le trio de comédiens fonctionne à merveille.

Au plaisir de vous voir bientôt. Si cela vous est possible, ne vous privez pas de relayer cette info ! Merci d’avance.

Bien à vous, Stéphanie Debaye
Directrice du Trianon
Ville de Sceaux »

Stage engagement citoyen 26/2/2024 – 1/5/2024

Un Engagement Associatif Dynamique

Ce stage associatif a été une expérience enrichissante dans le monde de l’action sociale. Notre mission principale était de réaliser une vidéo commémorative pour les 10 ans de l’association, un défi qui nous a permis d’exploiter nos compétences techniques en montage vidéo et en organisation de projet.

En parallèle, nous avons participé activement à une conférence sur l’immigration, contribuant ainsi à sensibiliser le public à cette thématique complexe. Nous avons été particulièrement touchés par les retours de l’expérience personnelle de certains étudiants.

Enfin, notre engagement ne s’est pas limité à l’événementiel. Nous avons également donné des cours à un élève de première en difficulté, offrant notre soutien et nos connaissances pour favoriser sa réussite scolaire. C’était un défi qui nous a ouvert les yeux sur les problèmes d’insertion scolaire d’élèves étrangers que ce soit scolairement ou socialement.

Ce stage a été une véritable opportunité d’apprentissage tant sur le plan professionnel que personnel. Il nous a permis de développer nos compétences techniques, notre sens de l’initiative et notre capacité à travailler en équipe. De plus, il a renforcé notre engagement envers les valeurs de solidarité et de partage qui animent notre parcours d’ingénieur en devenir.

En conclusion, cette expérience associative a été une véritable aventure humaine et professionnelle, confirmant notre conviction que l’engagement citoyen est essentiel pour construire un avenir meilleur.

ADS info 22, Mai 2024

Nos actualités Janvier – Avril 2024

Ads info N°22

Ateliers de peinture pour les jeux olympiques aux Trois-Mâts, avril 2024

Une fresque pour les JO aux Trois-Mâts

La ville de Bourg-la-Reine, reconnue en particulier pour le palmarès de ses escrimeurs, et qui accueille cette année l’équipe olympique d’escrime japonaise pour ses entraînements, a lancé auprès de plusieurs associations locales un appel à projets dédiés aux Jeux Olympiques et Paralympiques.

ADS s’est retrouvée parmi les huit associations subventionnées après avoir présenté un projet de trois ateliers de peinture évoquant différents sports, en partenariat avec l’Association Soutien Scolaire et Culturel, l’équipe du Trois-Mâts et l’association Cité-Caritas. Les deux premiers ateliers se sont déroulés aux Trois-Mâts auprès d’enfants d’une dizaine d’années : le premier réunissant 8 enfants de l’Association soutien Scolaire et Culturel et sa présidente, le second regroupant 4 enfants dans le cadre des ateliers organisés par le Trois-Mâts pendant les congés scolaires de printemps.

Jean-Jacques Grand, calligraphe et graphiste de l’ADS, avait minutieusement préparé les ateliers. Il a tout d’abord initié ses « élèves », à l’aide de modèles dessinés, à l’art de saisir une attitude, le mouvement d’un sportif, pour entraîner les enfants, armés d’un crayon ou d’un pinceau, à prendre possession de la toile, en s’inspirant des modèles  proposés ou le plus souvent laissant vaquer leur imagination.

« Mettez de la couleur partout ! » avait lancé le « maître » et, un peu timides au début, les enfants se sont laissés aller à créer des personnages et des scènes de compétitions sportives, où l’on pouvait voir des affrontement non violents, des rencontres permettant simplement de découvrir l’autre. Peu à peu, les petites toiles carrées distribuées aux enfants se sont retrouvées couvertes de silhouettes parfois étranges de boxeurs, de cyclistes, couvertes de coureurs et de couleurs, poussant Jean-Jacques Grand, le plus souvent sévère quand il s’agit de peinture,  à avouer son étonnement devant le talent spontané de Arken, Bidja, Bintou, Coumba, Fatou, Maimouna, Maty, Rayen pour ASC, sa classe de 6 filles et 2 garçons à laquelle s’était jointe Marie-Dominique la responsable, Marlon, Sira, Inès, Horié pour l’atelier dédié aux vacances de printemps.

Les toiles ont ensuite été assemblées par Jean-Jacques Grand pour former la fresque qu’il a voulu tournante. Les enfants pourront faire pivoter d’un quart de tour la fresque chaque semaine jusqu’à la fin des Jeux et même au-delà !

Concert Alissa Wenz : grand succès le 3 mars 2024

Le public de l’Agoreine conquis

Invitée par ADS pour l’ouverture de la semaine des Droits des Femmes, Alissa Wenz a donné son spectacle Je Tu Elle à l’Agoreine le 3 mars, devant une salle comble. Une belle découverte pour le public et nous ne pouvons qu’être heureux d’avoir fait connaître, dans notre ville, cette artiste que nous apprécions tant.

Compositrice, pianiste, interprète et même humoriste, c’est un peu toutes les facettes de son travail et de sa personnalité qu’Alissa Wenz a présenté. Rapidement, l’artiste a su établir une véritable complicité avec le public, conquis par ses mélodies, par ses textes, par son humour et sa présence sur scène, par son talent en un mot. L’artiste, à son tour, s’est déclarée conquise par ce public, « un public formidable » selon ses mots, qui a su lui communiquer son enthousiasme par des applaudissements nourris.

Et pour la première partie, ADS avait invité la chorale Chantereine de Bourg-la-Reine, qui avait préparé un programme spécial, avec des textes drôles, interprétés avec brio et un plaisir manifeste, communicatif avec le public. Cela lui a valu d’être invitée dès le lendemain à assurer la première partie de deux concerts du festival de chanson française organisé par le CAEL !

ADS remercie la ville de Bourg-la-Reine pour sa présence et sa participation à l’organisation de cette soirée en mettant à notre disposition la salle de l’Agoreine et son équipe technique performante.

Café-Débat immigration, 19 mars 2024

Être étudiant(e) immigré(e) en France aujourd’hui

quatre étudiantes devant un bureauMardi 19 mars, en fin de journée, quatre étudiantes de l’I.U.T. de Sceaux ont présenté dans la salle des Garages, à Sceaux, les résultats d’un projet tutoré proposé par ADS pour traiter du « ressenti » de la condition d’immigré par les jeunes étudiantes ou étudiants, soit nés dans une famille arrivée récemment en France soit étant arrivés seuls pour y suivre des études.

Pour cerner d’éventuelles difficultés ou discriminations dues à leur condition d’immigrés ou au contraire souligner une intégration souhaitée et réussie, les étudiantes avaient élaboré un questionnaire très complet, diffusé au sein de plusieurs établissements universitaires et auquel avait répondu une cinquantaine d’étudiantes et étudiants.

Les sujets abordés étaient nombreux : profil des répondants, maîtrise de la langue française, intégration en France, dans leur établissement universitaire, les discriminations, les difficultés rencontrées, leur conscience citoyenne, leurs perspectives d’avenir.

Très riches, les réponses à ce questionnaire, présentées malheureusement un peu trop rapidement compte tenu du temps accordé, sont accessibles ici ce qui permettra de comprendre que chacune de ces diapositives aurait pu faire l’objet d’un débat à elle seule.

Cette présentation a été complétée d’une part par une vidéo d’extraits d’interviews d’étudiantes de l’IUT et d’autre part par la prise de parole de la dizaine d’étudiantes et d’étudiants immigrés présents dans l’auditoire, qui d’une voix pleine d’émotion, ont parlé de leur propre ressenti du statut d’immigré.

Qu’ils ou qu’elles soient né(e)s en France, arrivé(e)s avec leurs parents, ou encore arrivé(e)s seul(e)s pour suivre des études, qu’elles ou ils aient un seul ou leurs deux parents nés à l’étranger, ces étudiantes et étudiants ont exprimé leur fierté d’être « différents », découvrant parfois, en France, la chance d’acquérir une double culture.

Bien sûr, une intégration en France, pour peu qu’elle soit revendiquée, n’est jamais une entreprise facile ; bien sûr, les discriminations existent, plus ou moins déguisées, ressenties d’ailleurs plus par les garçons que par les filles dont la résilience doit être saluée. Bien sûr, les difficultés sont nombreuses, difficultés économiques, difficultés sociales, mais n’est-ce pas le cas de la majorité des étudiants ? Bien sûr aussi, l’avenir est incertain, partagé entre un futur retour dans son pays d’origine, un ancrage en France, ou encore un nouvel exil dans un tout autre pays.

Mais là n’était pas l’essentiel de ce que ces jeunes étudiants, ces jeunes étudiantes, venus d’Haïti, d’Algérie, du Congo, de Pologne ou de Colombie, voulaient exprimer. Ce qu’ils voulaient faire entendre et ce que tous les participants ont retenu de ces paroles contenues, c’était tout simplement une déclaration d’amour et de reconnaissance envers leurs parents, qui avaient eu le courage d’affronter l’inconnu pour immigrer, dans l’espoir d’offrir à leurs enfants de meilleures conditions de vie.

Un véritable moment d’enthousiasme, d’optimisme et de chaleur humaine dont les participants se rappelleront certainement.

Exposition « Femmes » du 16 mars à fin mai 2024

Le rendez-vous des photographes expose au Crédit mutuel

Il y avait affluence au Crédit Mutuel le samedi 16 mars pour le vernissage de l’exposition « Femmes » présentée par le Rendez-Vous des Photographes (RDVDP).

L’idée de cette exposition est venue assez naturellement.

Le RDVDP avait choisi le thème des « femmes » pour le numéro 12 de son Fanzine, avec l’objectif de le distribuer à partir du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes. Droits des femmes qui sont au cœur des engagements de l’Association Dynamique et Solidaire (AD&S) de Bourg-la-Reine.

Les deux associations ne pouvaient donc que se rejoindre pour organiser cet événement.

Et le vernissage a confirmé l’intérêt de ce travail en commun ! Un vernissage joyeux, animé. Les discussions sont allées bon train devant les photos. Les exposants étaient heureux de se retrouver comme à chaque rendez-vous, mais aussi ravis de rencontrer les adhérents d’ADS, avec quelques retrouvailles entre vieux amis, et les représentants du Crédit Mutuel.

 

Un vernissage convivial, à l’image des deux associations.

 

Le Rendez-vous des Photographes est une association dont le siège est à Bagneux. Elle regroupe des photographes, professionnels, amateurs éclairés ou simples passionnés. Mais pas que…
Ce n’est pas un hasard si le sous-titre de son Fanzine indique « À la rencontre des Arts ». Sculpture, peinture, dessin, musique, poésie, écriture, etc., tous les arts sont bienvenus dans l’association.
L’idée n’est pas de devenir un club photo mais un lieu d’échanges entre artistes pour partager les pratiques, les réalisations, les envies… Un rendez-vous dominical autour d’une tasse ou d’un verre.

Compte tenu de la particularité du RDVDP, l’exposition présente à la fois des œuvres photographiques de membres de l’association et des photos d’œuvres, tableaux et sculptures, dont d’autres membres sont les créateurs. En tout vingt-trois clichés qui présentent chacun une image de la femme, vue par les dix-huit exposants (*), tous membres de l’association.

(*) liste des exposants : Jacqueline Chesta, Caroline Giraud, Françoise Leboullenger, Danièle Le Déon, Sophie Lempérière, Wabé sculpture, Serge Barès, Olivier Dumay, Amadou Gaye, Hugues Guilleminot, Clode Hivernon, Patrick Houe, Bernard Jolivalt, Pierre Josse, Alain Legouas, Philip Pontay, Nicolas Téclès, Mostfa Turki

Crédit photographique : Serge Barès, Caroline Giraud, Bernard Jolivalt et Patrick Houe. Dessin : Isabelle Amiel.

Alissa Wenz, une nouvelle Barbara? en concert le 3 mars 2024

ALISSA WENZ Je, tu, elle

En partenariat avec la Ville de Bourg-la-Reine, nous vous proposons d’ouvrir la semaine de l’égalité femmes-hommes en musique,  avec le magnifique spectacle de Alissa Wenz, Je, tu, elle.

Le spectacle aura lieu à l’AGOREINE, 63 bis Bd du Maréchal Joffre, Bourg-la-Reine, le dimanche 3 mars 2024, à 17h30. En première partie, la chorale Chant’reine nous fera le plaisir d’interpréter quelques chansons.
L’entrée est libre, avec une participation au chapeau.

Avec « Je, tu, elle », Alissa Wenz raconte une histoire, des histoires, une femme, des femmes. De portraits en confidences, de douleurs en douceurs, elle observe l’intime et le monde avec un regard tour à tour tendre, malicieux, exigeant, rageur, fougueux ou romantique. Accompagnée au piano par Nathalie Fortin, elle nous embarque dans un voyage aussi prometteur que désenchanté, aussi impétueux que réconfortant.

 

Interview de Nadja, scéenne : Nadja, vous nous avez dit être heureuse d’apprendre la venue de Alissa Wenz à Bourg-la-Reine. Pourquoi ?

« Je suis capable de faire des kilomètres de route pour aller écouter Alissa et sa merveilleuse pianiste, Nathalie Fortin. Alors savoir qu’elles vont jouer leur spectacle si près de chez nous, dans la belle salle de l’Agoreine, me remplit en effet de joie ! Alissa fait partie d’une génération de jeunes chanteuses et chanteurs que j’admire beaucoup, pour leur persévérance à écrire de beaux textes, à tracer leur route, sans jamais renoncer à leur personnalité profonde.  Il y a de l’humour, de la tendresse et du souffle quand Alissa nous embarque. Et, sur des thèmes très variés, vous verrez qu’en grande connaisseuse de l’histoire du cinéma, elle déroule chaque chanson comme un petit scénario poétique.« 

Ce spectacle accompagne l’album Je, tu, elle (EPM / Universal), dont Romain Didier signe les arrangements.

Météo bretonne Alissa Wenz

Crédit photos : Nicolas Blanchard
Production : Contrepied Productions

Ce qu’en dit la Presse :

« Poétique, piquante ou un peu nostalgique : on retrouve chez elle un petit quelque chose de Barbara. » (Télérama)
« Une énergie folle. Une maîtrise remarquable qui vient mettre en valeur des textes d’une grande qualité. » (Hexagone)
« Une nouvelle venue dans le monde de la chanson, une jeune chanteuse à qui on souhaite le meilleur. » (France Musique)
« Imaginez une élégante dame brune venue des brumes, passionnée par la musique et la littérature, qui écrit des textes sensibles et romantiques, exaltés aussi. » (RFI)
« Dramaturgie et décor : chaque chanson est en soi une histoire. C’est un ravissement. » (Nos Enchanteurs)

Exposition peinture Jane Lorrain, 12 janvier 2024 – 5 mars 2024

Arrêt sur images

Dans une demi pénombre, devant le voile transparent d’un rideau, une chaise semble attendre. Le temps s’est arrêté. L’artiste, Jane Lorrain, a exercé son pouvoir absolu de suspendre à un moment précis la course du pinceau, pour arrêter le temps et nous livrer le mystère de toute œuvre d’art.

On ne saura jamais si la Joconde voulait vraiment sourire, ni comment, sur l’herbe, le déjeuner allait se poursuivre. On ne saura jamais si cette chaise recouverte de velours cramoisi attend le retour d’un ami, d’une amie, ou témoigne d’un départ définitif.

« Arrêter le temps », c’est peut-être le propos de tout artiste et c’est le titre de l’exposition que Jane Lorrain, invitée par ADS, propose au Crédit mutuel du 12 janvier au 5 mars.

Chercheuse dans le domaine de la pharmacologie, passionnée par toute découverte, animée d’une curiosité sans limites, Jane Lorrain a découvert la peinture, et plus particulièrement l’aquarelle, par un véritable coup de foudre pour le travail d’une amie, puis en découvrant les œuvres de Gottfried Salzman, le « peintre de l’eau », jouant de la transparence et de la fluidité pour transcender la rigueur des paysages urbains.

Avec l’obstination de tout chercheur, Jane Lorrain a tout d’abord étudié plusieurs techniques picturales, la gouache, le pastel, l’acrylique, pour revenir toujours vers ce médium « exaltant, puissant, enjoué, lumineux, sensible… » : l’aquarelle.

Un choix courageux pour une pratique qui ne bénéficie pas toujours  aujourd’hui d’une excellente presse, considérée trop souvent comme un passe-temps de vieille dame ou un simple coloriage pour enfants par un public qui n’a pas toujours suivi l’évolution de  l’aquarelle, passant  aujourd’hui de la « peinture à l’eau » à la peinture « dans l’eau », technique plus récente adoptée par Jane Lorrain, où le papier est soit trempé avant d’être tendu sur un châssis, soit plongé dans l’eau avant d’être posé sur plexiglas.

Depuis 2014, date de sa première exposition, Jane Lorrain a reçu pratiquement chaque année de nombreux prix, de nombreuses distinctions.

Invitée pour la seconde fois par ADS, après une première exposition en 2019, Jane Lorrain a de nouveau pris possession des murs de Crédit Mutuel, pour nous inviter, par de nouvelles aquarelles, et même quelques huiles, à arrêter nos regards sur ses paysages de neige, de fleurs ou d’intérieurs.