Standard

Exposition Carole Delarue, 18 mars – 1 juin 2026

Harmonies des mondes

Pour Carole Delarue, cette exposition est une première.

Personne ne pourra lui reprocher d’avoir trop traîné, le chemin était long, tout simplement.

Dans son souvenir, sa fréquentation des arts graphiques remontent à la maternelle. Son professeur poussait ses élèves à développer toute initiative de création ce qui lui avait permis d’approcher la poterie, l’émail, la peinture….

Adulte, elle approchera l’expression graphique par des chemins détournés, comme par respect. Elle passera tout d’abord un CAP d’encadrement, en fera son métier qu’elle pratiquera de longues années dans son petit atelier du XIVe arrondissement, rue Francis de Pressensé, non loin du cinéma l’Entrepôt.

Carole ne peignait pas elle-même, elle n’avait pas le temps, mais son atelier devint rapidement un lieu d’exposition pour de nombreux amis et peintres.

C’est donc en travaillant à la mise en valeur du travail d’autres artistes qu’elle fit enfin son entrée dans le monde artistique et ce n’est qu’en arrivant à l’âge de la retraite, il y a une douzaine d’années, que Carole trouva enfin le temps et l’envie de se mettre devant une toile.

Toujours respectueuse, presque sur la pointe des pieds, Carole commença par rendre hommage à ses maîtres familiers, Géricault, Delacroix, Chardin, Cézanne, Matisse, en réalisant parfois non pas de simples copies de certaines de leurs œuvres, mais une nouvelle lecture, une nouvelle interprétation de leur travail pour présenter à sa façon paysages ou animaux.

Peu à peu, travaillant la peinture à l’huile, Carole Delarue va se créer son propre environnement.

Sans s’inspirer d’aucun modèle, une scène poussant l’autre, un tableau entraînant le suivant, elle va créer cette harmonie des mondes, des mondes qui se chevauchent, acrobates et funambules se moquant de l’équilibre à côté d’une cathédrale, elle-même voisine d’un moulin alors, qu’en fond, un nouveau globe terrestre semble apparaître à l’horizon.

Inutile de chercher la raison de ce décor, inutile de parler d’un style qui se cherche encore, il suffit de se laisser entraîner dans ce nouveau monde, un monde de liberté.

 

Ciné – Débat – film iranien My Stolen Planet, 8 mars 2026

 Femmes en résistance avec lesquels ADS est partenaire organise une soirée projection – débat  

My stolen planet

Dans le cadre du mois de l’égalité de la ville d’Arcueil et de la Journée internationale des droits des femmes, le cinéma d’Arcueil  propose le très beau film iranien de Farahnaz Sharifi : « My stohlen planet »dimanche 8 mars à 15h45 à L’Espace Jean Vilar d’Arcueil, 1 rue Pierre Signac

Le film explore la vie sous la dictature iranienne à travers le regard d’une enfant née durant la révolution islamique de 1979, utilisant des archives et des enregistrements pour créer une histoire alternative de l’Iran.

La séance sera suivie d’un échange avec Sandrine Goldschmidt*, journaliste spécialisée sur l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes et Nadja Ringart, sociologue, féministe et co – réalisatrice du film « Maso et Miso vont en bateau », aux côtés de Carole Roussoupoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder.

 

*Sandrine Goldschmidt est chargée de communication au Mouvement du Nid et militante féministe. 

Exposition Oh! Abstrait, Bagn’arts, 16 décembre 2025-13 mars 2026

Une visite des Bagn’artistes

Le 10 janvier 2026, petite bousculade au Crédit mutuel pour le vernissage de l’exposition « Oh ! Abstrait » proposée jusqu’au 13 mars par l’association « Bagn’Arts » réunissant une quinzaine de peintres de Bagneux. Presque tous et toutes les artistes de l’association, accompagnés de nombreux amis, avaient répondu présent et ont posé pour la photo souvenir, le directeur de l’agence ne pouvant commencer son discours autrement que par la phrase

« Voilà une exposition qui plaît à mes clients ! »

Et bien sûr, le nom de Bagn’Arts les a rendu immédiatement sympathiques …

Mais qui sont-ils ?

La ville de Bagneux a toujours été accueillante pour les artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs.

Il y a longtemps, plusieurs artistes balnéolais, avec le soutien de la mairie, s’étaient déjà regroupés pour partager un espace de travail. Pendant une dizaine d’années, ces artistes ont été accueillis dans l’ancienne école Langevin, désaffectée depuis longtemps, ou encore à la Maison des Arts. Ces locaux ont finalement été récupérés par la mairie pour de nouvelles affectations mais, après une année difficile, et grâce au soutien de l’ancienne députée maire de Bagneux,  Janine Jambu, un groupe de peintres, s’étant liés d’amitié de l’époque « Langevin »,  bientôt  rejoints par quelques sculpteurs, se sont réunis pour créer l’association « Bagn’Arts » et purent enfin poser toiles, pinceaux, couteaux, ciseaux à pierre ou gouges à la « galerie sud », local ayant déjà été consacré à la promotion de la peinture par le passé.

La mairie de Bagneux, qui dispose du lieu, le met gracieusement à disposition de l’association.

L’association compte aujourd’hui une quinzaine de membres qui peuvent disposer sur place de diverses facilités, tables, chaises, chevalets, peinture, papier…et surtout bénéficier d’un échange enrichissant entre artistes. Chacun d’eux possède une clef de l’atelier et peut ainsi y accéder à tout moment. Une large vitrine sur rue permet d’y exposer le travail des artistes de manière renouvelée. Également, plusieurs fois dans l’année, l’équipe organise des expositions-ventes ouvertes au public.

Bagn’Arts est un atelier partagé, espace de travail et d’exposition, mais c’est avant tout un collectif.

Chaque adhérent s’engage à participer à la vie du groupe et à faire vivre ce collectif en participant aux évènements : proposer des œuvres, des idées, installer, communiquer, accueillir, etc.  Chaque artiste y contribue tout en s’épanouissant librement dans sa singularité. Les membres de l’association ont à cœur de poursuivre et d’amplifier leur ouverture sur l’extérieur, la création de synergies avec les habitants, les commerçants et les autres associations culturelles de la ville. Quotidiennement, près d’une demi-douzaine d’artistes se retrouvent donc là pour peindre, simplement partager et accueillir avec plaisir les visiteurs de passage ou de nouveaux artistes souhaitant les rejoindre.

Pour devenir adhérent, et avant de pouvoir s’installer face à sa toile, il est nécessaire de remplir certains critères : habiter de préférence à Bagneux ou dans une commune proche et témoigner d’un niveau technique minimum et d’un travail antérieur un peu conséquent. Après avis de l’ensemble des membres de l’association, le conseil d’administration invitera le postulant, la postulante, à effectuer un essai de plusieurs séances de travail sur place, afin de vérifier une bonne adéquation réciproque avant de valider l’inscription définitive.

Les Bagn’Artistes participent activement aux évènements culturels de la ville, que ce soit les journées « ateliers portes ouvertes » de Bagneux ou, chaque année, une exposition à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars. L’association n’hésite pas, par ailleurs, à accepter les invitations « extérieures » et, à la demande d’ADS, présente depuis le 16 décembre 2025, sur les murs du Crédit Mutuel de Bourg-la-Reine, une quarantaine d’œuvres, consacrées à l’art abstrait.

Ce courant artistique est le thème du deuxième numéro de la publication de l’association, « OH ! » sous-titrée : « aire de jeu artistique et collective ».  Cette revue entièrement repensée et actuellement numérique, devrait être périodique et éditée sur support papier et disponible à la vente.

Conférence débat – Communication Non Violente , 15 janvier 2026

Et si on faisait autrement ?….

Le 15 janvier 2026, les adhérents, bénévoles et partenaires d’ADS eurent l’opportunité de découvrir les secrets de la girafe et les colères du chacal.

Geneviève Roger et Vincent Guillon ont présenté l’approche de la communication non violente (CNV) le temps d’une soirée de sensibilisation. A travers des mises en situation très concrètes, le public d’une vingtaine de personnes s’est pris au jeu et a fait la connaissance des deux marionnettes : la girafe et le chacal pour illustrer nos deux manières de communiquer.

Des extraits de films ont permis de visualiser le résultat obtenu dans des situations différentes*. La CNV fait prendre conscience de la possibilité d’une relation apaisée avec soi-même et avec les autres.  En savoir plus…

1001 façons de faire famille, 23 novembre 2025

A l’occasion de la semaine des droits de l’enfance

Un vrai succès pour un événement complet et multiple à l’Espace Joséphine Baker

Une exposition nourrie par des témoignages, des dessins originaux, des photos, des posters thématiques, préparée depuis plusieurs mois par des adhérents d’ADS et mise en scène par l’équipe du CAEL a tout d’abord eu lieu durant une semaine. Encore merci aux nombreux contributeurs ayant répondu à ADS !

Ensuite, ce dimanche 23 novembre en fin d’après midi , le public nombreux – près de 130 personnes – et varié -familles, enfants, citoyens – était au rendez vous à l’Espace Joséphine Baker du Cael pour le point d’orgue de l’ évènement “les 1001 façons de faire famille”, organisé par ADS .

Une passionnante introduction nous a d’abord sensibilisés à la richesse et diversité des modèles familiaux, avec de nombreuses illustrations au travers des cultures et de l’histoire . Ainsi, Mme Sylvaine Camelin, anthropologue a évoqué la famille,  une notion en apparence simple mais dont les déclinaisons sont si différentes ! (prenez en connaissance  ici.)
On retiendra sa conclusion : ce qui fait famille, ce sont avant tout les liens tissés au quotidien.

Ensuite, un spectacle musical plein d’émotions nous a emmenés, en chansons et théâtre d’ombres, avec son auteur et interprète Vincent Anh, découvrir son parcours d’enfant coréen abandonné à Busan puis adopté en France à l’age de 3 ans.

Pour se remettre de ce voyage touchant, le public a pu se restaurer au foyer du Cael, tout en s’imprégnant de l’exposition mais également avec la possibilité de converser avec nos trois intervenantes : Mme Camelin, maitresse de conférences à l’Université de Nanterre, anthropologue, mais également Béatrice Musseau présidente de l’association AEM, et Dinora Fernandes, adhérente à ADS ainsi que l’artiste, Vincent Ahn.

A signaler également, le succès de notre stand ”librairie” approvisionné par l’Infinie Comédie, avec des ouvrages variés, livres mais aussi bandes dessinées.

Ce qu’en disent des spectateurs :

● “la sensibilité de cet artiste est atypique et nous touche, du début à la fin, que ce soit dans ses chansons ou lorsqu’il s’adresse au public”

● “ une agréable soirée de partage et d’échanges où l’humain est au premier plan, des mots, des photos, des dessins pour montrer le sens de la famille pour chacun. L’intervention de l’anthropologue était tout particulièrement intéressante et pourrait faire l’objet de toute une soirée ! Et un spectacle, tout en délicatesse entre la musique, le chant, la voix et les ombres chinoises. Un grand merci pour cette belle organisation et ce partage de soupe extra!”

● “ riche intervention de l’universitaire : j’ai beaucoup appris en l’écoutant, surtout dans sa façon de mettre en perspective les différentes façons de faire famille, dans une vision pas exclusivement occidentale. Ensuite, un spectacle et un artiste qui m’ont touché artistiquement et émotionnellement avec son histoire peu commune”.

Soirée bénévoles ADS, 9 décembre 2025

2025, une année riche et diversifiée

Le mardi 9 décembre c’était la troisième édition de soirée des bénévoles, et elle est toujours autant appréciée. Evidemment, elle a démarré par la présentation des activités, pour donner à chacun une vision globale et transverse.

Une trentaine de bénévoles de l’association, anciens et nouveaux, se sont réunis pour partager quelques pâtisseries, et bien sûr également partager les expériences de leurs missions de bénévolat au cours de l’année écoulée.

Les bénévoles « récents » à l’œuvre depuis seulement quelques semaines ou mois, ont pu rassurer ceux qui ne s’étaient pas encore lancé dans l’aventure. Par leur enthousiasme, leur modestie, ils les ont convaincu qu’à leur tour, ils pouvaient essayer et y prendre très certainement plaisir. Certains ont manifesté leur intérêt pour de nouvelles missions, et sont repartis la besace pleine : soutien en anglais, FLE, appui à la préparation d’un spectacle par les enfants du CSCB … les besoins ne manquent pas !

Parallèlement aux activités en faveur de l’égalité Femmes/Hommes, les missions d’aides ou de soutiens divers pour tendre à une plus grande égalité de chances, en direction d’un public socialement défavorisé, se sont considérablement multipliées et structurées depuis quelques années.

Aujourd’hui, grâce à la générosité de plus de cinquante bénévoles actifs, ADS compte cinq groupes thématiques de bénévoles, groupes répondants à de savantes appellations :

  • Eureka, pour le soutien scolaire, groupe animé par Michel Pays.
  • Molière pour l’apprentissage et le perfectionnement de la pratique de la langue française, groupe animé par Nathalie Duruflé.
  • Aïda pour l’aide aux démarches, administratives ou sociales, groupe animé par Valérie Dagneau.
  • Ariane pour l’accompagnement vers l’emploi, groupe animé par Patricia Elsen.

et enfin le petit dernier :

  • Fabrik, pour répondre aux demandes les plus diverses, un groupe animé par Wei Ying Thang.

Chaque animateur a pris successivement la parole pour présenter rapidement l’activité de son groupe en 2025.

Pour Eurêka, les dix-sept bénévoles du groupe ont aidé trente personnes, principalement en français, math, physique, chimie, ou économie répondant souvent à des difficultés spécifiques pour des travaux précis pour des bénéficiaires allant du CP au études supérieures.

Chez Molière, Une vingtaine de bénévoles ont répondu aux besoins de quelque quarante bénéficiaires, de quatre ans à plus d’âge, individuellement ou en petits collectifs. Pour répondre au besoin de formation exprimé à la dernière soirée en juin, Nathalie a organisé deux sessions de formation auxquels ont participé douze bénévoles. Les « Mooks », cours à distance sur internet, ont également été beaucoup suivis. Nathalie a insisté sur le fait que, quelque soit la nature du soutien, des relations de confiance totale entre le bénévole et la personne aidée sont indispensables au succès d’une mission.

Pour Aïda, les bénévoles du groupe ont répondu aux demandes d’un trentaine de personnes, demandant de l’aide pour leurs démarches. Des demandes très variées allant de la rédaction d’un courrier, la résiliation d’un abonnement à la préparation de dossiers plus complexes pour les étrangers : demandes de cartes de séjour, de naturalisation, etc.

Les bénévoles d’Ariane, plus ou moins quinze bénévoles actifs, ont pu aider quelque vint cinq demandeurs d’emploi, soit pour rédiger un CV en s’efforçant de mettre en relief les capacités particulières du demandeur, rédiger des lettres de motivation, aider à la recherche d’emploi et préparer un premier entretien. Des ateliers sur le comportement au travail et sur la prise de parole en public ont également été organisés. En fin d’année, Ariane pouvait se féliciter d’avoir permis à dix demandeurs de trouver ou retrouver un emploi.

A la Fabrik, on fabrique de tout dit Wei-Ying Thang qui anime le groupe, des objets, des spectacles, des décors, du bien-être ! Les ateliers sont ponctuels, durent le temps du projet qui est à l’initiative d’ADS pour une structure, ou en réponse à une demande. Cette année, le groupe a animé deux ateliers de conception d’origamis et d’expériences scientifiques, destinés à ouvrir la curiosité des enfants pour la Science à Auxilia et Cités-Caritas. Il y a eu aussi des séances de Shiatsu offertes aux femmes de Cités-Caritas dans le cadre de Octobre Rose et de la journée des droits des femmes. Et en cette fin d’année, c’est la préparation d’un spectacle de théâtre et chant au CSCB qui occupe le groupe.

On pouvait voir un tableau apposé sur un mur de la pièce : Sous le titre « suggestions », les participants devaient noter leurs souhaits pour l’année à venir. En dehors de la disposition d’un local propre aux bénévoles pour recevoir les demandeurs, souhait récurrent mais qui ne s’exprime plus que par oral, une seule suggestion apparaissait sur ce tableau : le souhait qu’un contact soit pris pour un partenariat avec la Cimade.

Sans plus de souhaits ou de réclamations, il faut croire que les bénévoles sont assez satisfaits de leur implication dans les activités d’ADS et nous ne pouvons donc pas douter que l’élan donné en faveur de l’égalité des chances sera poursuivi et renforcé en 2026.

Témoignage Célia, 1001 façons de faire famille, Novembre 2025

Dans le prolongement de notre événement « 1001 façons de faire famille », retrouvez ce témoignage de Célia interviewée par Gérard Aimé :

L’histoire devait être écrite depuis longtemps, avant même ma naissance, il y a 19 ans.

Mon père et ma mère biologiques, Mauriciens, s’aimaient d’un amour passionnel mais, comme pour Roméo et Juliette, il fallait que les deux familles rejettent leurs amours, les privant ainsi du bonheur de s’occuper d’un enfant, ma mère biologique étant enceinte d’une fille, Moi.

Heureusement….

De l’autre côté des océans, ma future marraine, cousine mauricienne de ma mère adoptive, proche des deux familles et d’une association d’aide aux mères en détresse, considéra comme un devoir de réparer cette injustice. Car mon père et ma mère adoptifs ne pouvant pas avoir d’enfants se sont tournés vers elle. C’est ainsi que la jeune maman mauricienne accepta de donner naissance à cet enfant pour le confier immédiatement, en le reconnaissant, à mes futurs parents français et enclencher sur place la procédure d’adoption.

Ainsi, dès ma naissance, mes parents « adoptifs », se sont vus confier une jolie petite fille, et devinrent, sur papier, au terme de la procédure (enquête sociale et jugement), officiellement, mes parents. En savoir plus…

Témoignage Asta, 1001 façons de faire famille, Novembre 2025

Dans le prolongement de l’évènement 1001 façons de faire famille, découvrez le témoignage d’Asta interviewée par Gérard Aimé :

Une famille  éparpillée toujours en contact

 Aujourd’hui, Asta élève seule sa petite fille de 3 ans, Tapa, née à l’hôpital Béclère de Clamart. Auparavant, sa vie familiale fut souvent plus partagée.

Son premier fils, né en République Centrafricaine, avait aussi 3 ans lorsque son père est parti chercher fortune aux Etats-Unis. Asta, restée seule, s’était alors installée chez sa tante, la sœur de son père, puis s’était lié à un nouveau compagnon qui lui donna 3 filles.

Quelques années plus tard, après le décès du père de ses trois filles, le premier compagnon d’Asta, revenant des Etats-Unis, se réconcilia avec elle et « accepta » les trois filles de sa compagne. Ces trois filles, avaient été élevées par Asta, chez ses parents avec les enfants de ses autres sœurs. Au décès  d’une de ses sœurs, Asta devint d’une certaine façon la « mère » d une de ses nièces.

« Je l’ai élevée comme ma fille, ce qu’avait souhaité ma sœur. Quand sa fille est née, alors que je n’avais pas encore d’enfant, elle m’a dit « cette fille est pour toi, je te la donne ».

Ma soeur a élevé  sa fille jusqu’à son décès. Là, très naturellement, toute la famille m’a dit de garder la fille âgée alors de 7 ans comme l’avait souhaité ma sœur. Aujourd’hui elle est exactement comme ma fille. D ailleurs,  moi-même j’ai été élevée par ma tante, car ma maman, que je retrouvais aux vacances, m’avait confiée à sa sœur.  J’ai en quelque sorte eu deux mamans»

« Ma famille est un peu éparpillée, reconnait alors Asta en souriant, au Sénégal, au Niger, au Mali, au Cameroun, au Burkina Faso… mais grâce à WhatsApp, à la vidéo, on reste en contact ».

« Puis elle ajoute : si un étranger frappe à votre porte, si vous l’accueillez, si vous lui donnez un verre d’eau fraiche, c’est une nouvelle famille qui commence ». Et elle conclut : « En France, ma nouvelle famille, c’est ADS. J’étais seule, un peu perdue et, au fil des mois, ils m’ont tout procuré. J’ai eu mon diplôme, puis un travail, le sésame pour l’obtention d’un logement.

Ciné-débat – 17 décembre 2025, 20h30 – La Pléiade Cachan

 « Fahavalo, Madagascar 1947 » à la Pléiade


La section LDH du Val-de-Bièvre et le groupe local d’Amnesty International avec lesquels nous sommes partenaires depuis plusieurs années organisent une projection de
« Fahavalo, Madagascar 1947 » le mercredi 17 décembre à 20h30 au cinéma La Pléiade
(12 Av. Cousin de Méricourt, 94230 Cachan).

Vous trouverez toutes les informations dans les affiches ci-joint.

Sortie théâtre, studio Hébertot, 08 novembre 2025

Le coeur des femmes

Dans le prolongement de la projection débat sur l’interruption volontaire de grossesse organisée le 15 octobre dernier, le groupe égalité femmes hommes d’ADS a proposé aux adhérents et à leurs proches d’aller voir au studio Hébertot la pièce de théâtre « le chœur des femmes ».

Cette pièce tirée du roman éponyme de Martin Winckler est admirablement mise en scène et jouée par 2 actrices et 1 acteur, tous.tes formidables !

Cette pièce propose une réflexion stimulante sur la prise en charge de la santé des femmes, l’écoute qui est au cœur de la relation soignant soigné. Elle interroge également sur ce qui différencie un soignant d’un docteur. L’esprit du livre y est parfaitement conservé. La petite salle du théâtre confère une ambiance intimiste et nous plonge rapidement au sein du service de santé de la femme de l’hôpital de Tourmens. L’œuvre nous suggère que le lien soignant.e – patiente peut évoluer vers plus d’humanisme.

La pièce étant prolongée jusqu’au 7 décembre, réservez-vous un moment pour y aller sans hésiter !