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Auxilia – retour d’expérience, Mai 2021

ADS, un couteau suisse

Karen Torres, ayant quitté récemment son poste de chef de service au CHRS Auxilia, a bien voulu, à notre invitation, évoquer quelques souvenirs du partenariat entre le CHRS et ADS

portrait de Karen, responsable d'AuxiliaLorsque je suis arrivée à Auxilia pour ma prise de fonction, Vinciane, éducatrice, m’a fait un rapport très positif des relations qu’Auxilia entretenait avec les responsables et bénévoles d’ADS. Je me suis rapidement rendu compte de l’importance que cette association avait prise dans le quotidien d’Auxilia grâce à l’organisation de différentes activités, individuelles ou collectives, favorisant la réinsertion sociale de la vingtaine de résidentes hébergées actuellement 

Dans la petite vidéo présentant certaines de ces activités, j’ai employé le terme de « couteau suisse » pour qualifier la nature de cette aide. En effet, j’ai le sentiment qu’on pouvait toujours trouver auprès d’ADS, une ou plusieurs solutions pour répondre à un besoin, de quelque nature qu’il soit.
De plus, ce qui est très encourageant et même bluffant, peu importe notre besoin, la réponse commençait toujours par « nous allons chercher un bénévole » ou « je pense à quelque chose », avant même d’en étudier la réalisation.

Le succès de ce partenariat, selon moi, repose sur le fait qu’avec le temps s’est tissée une confiance réciproque totale.
Nous ne pouvions pas tout faire mais nous pouvions au moins tout se dire, tout envisager sans crainte d’un refus ou d’un échec. Toute nouvelle idée d’activité, collective ou individuelle, que ça soit une demande d’Auxilia ou une proposition d’ADS, était toujours discutée.

Cette relation, et les échanges constants d’Auxilia avec la responsable des bénévoles, a permis de n’avoir jamais le moindre problème sur le rôle respectif des bénévoles de l’ADS et des éducateurs et éducatrices d’Auxilia

Il m’est arrivé de vivre dans d’autres institutions des malentendus désagréables quand les éducateurs considéraient que les bénévoles outrepassaient leur rôle, parfois en toute bonne foi, en particulier quand ils recherchaient sans prudence à rentrer dans la vie personnelle des personnes aidées. Je n’ai pas le souvenir d’un tel problème avec les bénévoles de l’ADS.

Ce respect mutuel du rôle de chacun, cette complémentarité, était largement dû à la très grande et rapide faculté d’adaptation des bénévoles de l’ADS aux besoins spécifiques des résidentes. Il est arrivé que, à la suite d’un échange entre une éducatrice et une bénévole, l’activité collective suivie par une résidente se transforme, pour elle, en activité individuelle. 

Ce partenariat a non seulement bénéficié aux résidentes, mais également aux éducatrices ou éducateurs et plus généralement aux responsables d’Auxilia qui ont pu ainsi se consacrer plus régulièrement à leurs missions premières : assurer les contraintes administratives diverses avec les organismes de tutelle et surtout assurer le suivi de la vie quotidienne des résidentes

En outre, le regard et le contact avec des personnes extérieures aux métiers du social et riches de leurs expériences professionnelles et personnelles apporte sans aucun doute une ouverture et une réflexion différentes qui permettent aux travailleurs sociaux d’enrichir leurs connaissances des résidentes.

Cette capacité à comprendre qu’en soutenant telle ou telle activité, individuelle ou collective, les bénévoles soutenaient en fait toute l’activité d’Auxilia a été particulièrement appréciée. 

On peut dire que le partenariat avec ADS est aujourd’hui indispensable pour Auxilia.

Je n’ai qu’un petit regret après avoir quitté Auxilia, celui de ne pas avoir pu mettre sur pied une véritable salle informatique dans les locaux, une salle qui aurait pu servir aussi bien aux éducatrices qu’aux résidentes, où on aurait pu faire du soutien collectif ou individuel à l’apprentissage des outils numériques, mais aussi du soutien à la rédaction de CV pour des recherches d’emploi, des lettres de motivation, etc…
Mais il n’est peut-être pas trop tard……

Compte-rendu du Café-débat du 27 avril sur les « Stéréotypes de genre »  

Regards de lycéen(nes) sur les stéréotypes de genre 

Le débat, animé par Christophe du groupe EFH, a démarré par une introduction sur ce que sont les stéréotypes de genre et leur importance dans notre société contemporaine : un stéréotype de genre est une idée préconçue ou une opinion toute faite qui a pour effet de réduire les particularités, les capacités ou les potentialités d’une fille ou d’un garçon. Différents exemples de stéréotypes connus ont été donnés. Il a terminé son introduction en mentionnant que le sujet des stéréotypes de genre est un thème central pour avancer notamment sur le chemin de l’égalité fille-garçon. 

 Lou, lycéenne a ensuite fait part de ses constats et de son analyse des stéréotypes de genre présents au lycée. Elle a invité deux de ses camarades à témoigner avec elle ; ils ont mis en évidence les conséquences de ces stéréotypes pour les filles et les garçons. Globalement, ceux-ci ne favorisent pas une mixité fille-garçon épanouie et libérée. Ils agissent comme des contraintes à travers lesquelles les jeunes doivent adapter leurs attitudes et comportements entre jeunes ou en classe, leur apparence corporelle, vestimentaire pour se conformer à une norme acceptée par le groupe. Ces contraintes peuvent avoir des conséquences délétères importantes telles que le harcèlement qui peut survenir lorsqu’une personne se trouve d’une manière ou d’une autre jugée « hors-norme » par les autres.  Ces stéréotypes pèsent (fortement) sur l’estime qu’ont les jeunes de leurs propres capacités scolaires et déterminent largement l’orientation scolaire des jeunes entre filières scientifiques ou littéraires.  

S’en est suivi un débat nourri par de nombreuses réactions et échanges entre les participants de toutes générations. 

Un temps de discussion a ensuite été consacré à la formulation de proposition d’actions visant à lutter contre les stéréotypes de genre. 

Vous trouverez, en cliquant sur le lien suivant, le compte rendu détaillé de ce café-débat qui reprend les nombreux exemples cités, le contenu des échanges et la teneur des propositions mises en avant. 

Compte-rendu du café débat sur les stéréotypes de genre 

Vidéo de l’ADS, Mai 2021

Les coulisses d’un tournage

Comment et par qui cette proposition a-t-elle été avancée ? Nul ne s’en souvient, ce devait être à une époque très lointaine, sans doute en mai 2020, car cette réunion du conseil d’administration nous réunissait autour d’une table, masqués quand même.

Cherchant des idées pour mieux faire connaître objectifs et missions de l’ADS, quelqu’un lança:

« Et pourquoi ne pas faire une vidéo à diffuser sur différents forums ou différentes réunions? »

Un autre répliqua:

« Quelqu’un a-t-il déjà tourné une vidéo? »

équipe de projet vidéo
Equipe de projet

Aucune main ne se leva. Un petit groupe se saisit pourtant de l’idée et, avec pour seule connaissance sur le sujet qu’une vidéo ne doit pas dépasser 6 minutes pour maintenir l’attention, un vague plan de travail est rapidement élaboré dès la fin du mois de juin : Isoler les principales missions de l’association, rédiger un premier script pour rythmer cette présentation, sélectionner quelques intervenants et surtout se trouver un réalisateur pour profiter d’un soutien technique car aucun de nous n’a effectivement de connaissances pratiques sur la réalisation d’une vidéo.
Wei Ying a immédiatement l’idée de contacter l’IUT de Sceaux, fidèle partenaire de l’ADS, pour solliciter la coopération technique des étudiants en communication.

Tout va alors assez vite….

En savoir plus…

L’animation du bénévolat à ADS en 2021

Ariane, Esculape, Eurêka, Molière …

Mais que se cache-t-il derrière ces quatre noms ?

Nous avions depuis plusieurs mois la volonté de renforcer l’animation du bénévolat à ADS. En effet avec la croissance continue du nombre de bénévoles et l’extension des demandes en matière de soutien, les quelques temps d’échanges conviviaux de l’association et les rencontres informelles ne suffisaient plus. Il nous fallait un dispositif pour permettre aux bénévoles de se connaître, échanger sur les pratiques et les outils pédagogiques, s’entraider. Dans quel but ? Celui d’améliorer le service rendu aux bénéficiaires tout en créant un environnement plus stimulant et convivial entre bénévoles.

C’est ainsi que dès fin 2020:

  • Le groupe baptisé Eurêka réunit les bénévoles qui assurent un soutien scolaire en math, physique et/ou  chimie. Depuis sa création, le groupe développe une abondante documentation scolaire mise à la disposition de tous ses membres, assure les remplacements en cas d’absence de l’un d’entre eux, échange sur les expériences accumulées, les difficultés et les solutions mises en œuvre.  Ce groupe est animé par Alain Esterle.                 

Puis, début 2021, nous avons créé 3 autres groupes :

  • Le groupe Ariane, animé par Patricia Elsen, qui réunit les bénévoles qui font du coaching professionnel et de l’accompagnement vers l’emploi. Depuis sa création, le groupe a partagé ses expériences et réfléchi sur ce que le coaching recouvre auprès de bénéficiaires en réinsertion. Il a réussi à réunir au pied levé une équipe pour aider un groupe d’étudiants d’Initiatives à préparer leur recherche de stage obligatoire.
  • Le groupe Esculape  (Dieu gréco-romain de la médecine) animé par Laurence Esterle, réunit les professionnels de santé qui dispensent des soins et des conseils sur la santé. Depuis sa création, le groupe a animé une conférence sur la vaccination Covid’19 à destination des adhérents et tient une permanence médicale au centre Huda Aurore chaque semaine. Depuis janvier, plus de 60 personnes ont bénéficié d’une consultation médicale, et beaucoup d’entre eux, sans assurance maladie, ont pu être traités grâce aux médicaments fournis gracieusement par les adhérents d’ADS.
  • Et le groupe Molière animé par Christine Vinée-Jacquin. Il réunit tous les bénévoles qui œuvrent pour l’apprentissage du français : FLE (français langue étrangère) et alphabétisation. Le groupe met en commun des ressources, des outils, constitue une bibliothèque d’ouvrages adaptés et organise des rencontres pour que les bénévoles partagent leurs expériences, interrogations et méthodes afin d’accompagner au mieux les apprenants en fonction de leurs besoins.

Ces groupes permettent à chaque bénévole de s’enrichir des pratiques des autres, de mener des ateliers collectifs plus ambitieux faisant intervenir plusieurs bénévoles, partager des idées … et bien sûr se sentir moins seul en cas de difficulté.

Les groupes actuels reflètent les domaines où l’activité de soutien est la plus développée aujourd’hui : d’autres groupes pourront être créés dès lors que plusieurs bénévoles interviennent sur une même discipline

Café-débat : Les stéréotypes de genre

Dans une société qui prône l’égalité Femme-Homme, les stéréotypes de genre persistent dans les mentalités. En effet les jeunes générations sont toujours confrontées à des normes sociales liées à leurs genres. Dès lors que nous nous extirpons de ces stéréotypes en quête d’affirmation d’identité, nous nous exposons au harcèlement puisque la tendance générale décide que ce n’est pas normal… Dans l’inconscient collectif, ces stéréotypes sont véhiculés par l’ensemble de la société notamment à travers les réseaux sociaux, l’éducation, et l’école. Pour briser les codes, il faut en parler.

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