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Théâtre et Chant au CSCB, 17 avril 2026

Liberté Egalité Fraternité … Solidarité

Mais que se passait-il au Centre Social et Culturel des Blagis ce 17 avril en fin de journée ?

Dès l’entrée, on pouvait percevoir au fond du couloir des cris, parfois des hurlements, puis des rires, des applaudissements et, très distinctement, le cri de : « Liberté !, égalité !, fraternité !». Une émeute ?  Une révolution ?

C’était en effet quelque chose comme une petite révolution pour les quelque 35 enfants, du CP au CM2, qui allaient, pour la plupart, avoir pour la première fois un vrai rôle d’acteur à jouer devant un public d’adultes.

L’excitation l’emportait heureusement largement sur le trac et gagnait même les animateurs de l’évènement, qui voyaient enfin, après quelques aléas ayant émaillé la création de l’évènement, leurs efforts récompensés.

Le chemin avait été particulièrement accidenté car si, pour réaliser un spectacle, il faut une idée, une équipe, un peu de sous, des acteurs, et un calendrier favorable, ces divers éléments avaient eu quelques difficultés à se coordonner correctement.

L’idée première répondait, à l’initiative d’ADS, à un appel à projet de la mission Ville de la préfecture des Hauts de Seine fin 2024.

ADS avait proposé un spectacle sur le thème « Apprivoiser la parole en public par le théâtre et le chant », avec l’idée que le thème pourrait être l’orthographe. Deux professionnels étaient pressentis Jeannine Manant, professeur d’art théâtral, et Cyril Adda chanteur et compositeur, avec l’idée de faire le projet avec une association de Bourg-la-Reine

La subvention fut une première fois refusée, nous avions déjà renoncé au projet quand finalement la subvention fut accordée fin septembre 2025. Trop tard pour envisager faire le projet avec les enfants de l’association de Bourg-la-Reine avec qui il était envisagé un spectacle avant les vacances d’été.

Heureusement, le CSCB, partenaire d’ADS depuis longtemps, prit rapidement le relais avec le groupe des 35 enfants de l’Accompagnement à la Scolarité. Le projet pouvait enfin démarrer, nous étions le 6 novembre 2025, les enfants étaient réunis, et compte tenu de la période des élections municipales, Jeannine Manant proposa un texte poétique propre à inculquer quelques principes démocratiques aux futurs acteurs sur le thème de la devise républicaine ; Cyril, musicien et compositeur se proposa pour mettre en musique et chanter avec les enfants quelques passages du texte. Et le projet a profité de 5 bénévoles, dont 1 musicienne pour faire répéter les chants, 2 artistes peintres pour les ateliers décors.

Nidhal, responsable jeunesse du CSCB ainsi que Birama, éducateur très apprécié des enfants, veillaient au bon déroulement des séances tout en appelant à tour de rôle les 35 enfants pour aller faire leurs devoirs avec les bénévoles du CSCB. Et à l’exception du temps « devoirs », les enfants se consacraient au théâtre et au chant.

Animateurs comme futurs acteurs ne regretteront pas ces petites difficultés de départ qui apportèrent au contraire, à tous, enfants et adultes, une énergie supplémentaire au cours des répétitions.

On comprend donc mieux l’excitation partagée par tous alors que prenait place le public, constitué principalement des mères et grands-mères des petits acteurs, certainement plus crispées que leurs enfants.

Et c’est ainsi que débuta, avec juste une petite quinzaine de minutes de retard, la première réplique de la pièce :

« Vraiment trop belle la mairie ! » une mairie dont le fronton s’ornait des mots « Liberté, Egalité, Fraternité » que trois jeunes acteurs vont hurler peu après pour lancer la pièce.

Vidéo

En quelques minutes, ce 17 avril 2026,  le CSCB était devenu aussi exalté que l’esplanade de La Bastille le 14 juillet 1789.

 

Le spectacle se déroula ensuite parfaitement jusqu’à la dernière réplique, les petits acteurs faisant rire à plusieurs reprises le public. Mères et grands-mères, qui connaissaient par cœur le rôle de leur enfant, et dont les lèvres avaient murmuré discrètement la plupart des répliques et des chansons, purent enfin laisser couler leurs larmes d’émotion et de fierté.

Les organisateurs et animateurs de la soirée purent également respirer plus calmement, les applaudissements couvrant les cris enthousiastes des enfants qui avaient effectivement oser prendre la parole en public pour parler de démocratie, mais aussi de solidarité et d’amour.

Peu après, les animateurs de ce spectacle reçurent le plus sincère des remerciements quand les institutrices et directeur de l’école des enfants, visiblement impressionnés, avouèrent qu’ils allaient maintenant regarder leurs élèves avec un œil nouveau « nous ne les aurions jamais cru capables de faire ça ».

Et pour la grande fierté des enfants, le Maire de Sceaux les a invités pour le prochain conseil municipal à venir chanter « Liberté Egalité Fraternité ».

Pour revivre ou découvrir ce moment inédit : Le spectacle,

 

Parole d’éducateur/éducatrice, 16 avril 2026

Sara, éducatrice spécialisée à Auxilia témoigne

Depuis plusieurs années, les bénévoles d’ADS s’engagent auprès de personnes et de familles hébergées par l’Association Auxilia, qui leur offre un accompagnement socio-éducatif vers un logement autonome.

Qu’apporte la complémentarité entre les bénévoles et les professionnels d’Auxilia ?

Nous posons la question à Sara Ducarteron, éducatrice spécialisée.

Sara me reçoit ce jeudi 16 avril au centre d’hébergement de l’avenue Galois à Bourg-la-Reine, là où les bénévoles d’ADS rencontrent les bénéficiaires. Auxilia gère différents services d’hébergement et de réinsertion avec au total environ 180 places. Sara intervient plus particulièrement auprès de mères seules avec leurs enfants, logées en appartement.

Elle précise les trois activités qu’ADS déploie auprès des personnes accueillies :

  • Les cours de français,
  • L’aide à l’insertion professionnelle et
  • L’atelier de soutien scolaire auprès des enfants.

Sara assure depuis 3 ans la responsabilité de ce dernier atelier et l’anime avec 2 bénévoles. Si l’accompagnement scolaire en constitue la base, son objectif est plus global : favoriser l’autonomie et la socialisation de l’enfant dans un espace différent de leur dom

icile, où les difficultés des parents peuvent prendre beaucoup de place.

Une partie de l’atelier est consacrée au soutien scolaire individuel et une autre aux jeux. Pendant les vacances scolaires d’autres activités, par exemple autour de la cuisine, sont proposées. La composition changeante du groupe d’enfants (les âges et les besoins de chacun), demande de la part des accompagnant(e)s beaucoup de souplesse. Les bénévoles d’ADS ont parfaitement intégré cette donnée, explique Sara. L’atelier de soutien scolaire s’enrichit grâce à leur collaboration. Sara affirme que sans les bénévoles, l’activité ne pourrait pas se maintenir sous sa forme actuelle.

Les travailleurs sociaux d’Auxilia ont inclus l’action bénévole d’ADS dans leurs pratiques d’accompagnement. Ainsi les cours de français sont évoqués avec les personnes sollicitant un hébergement dès la procédure d’admission, comme étant un axe de leur projet d’autonomie. Il en va de même pour l’insertion professionnelle, après évaluation au cours de l’hébergement. Sara souligne que la complémentarité du travail des bénévoles dans ces deux domaines permet aux travailleurs sociaux de se consacrer davantage aux questions d’ouverture des droits, de parentalité et d’accès à un logement pérenne.

Sara se soucie de la bonne intégration des bénévoles, essentielle dit-elle, pour leur bien-être et leur motivation. Le résultat est un respect mutuel de la place de chacun, professionnels et bénévoles.

Enfin, lorsque je demande de caractériser en deux mots la relation qu’elle a bâtie avec ADS, Sara répond sans hésiter :

« indispensable et fluide ».

Merci Sara pour cet échange sympathique.

 

Ciné – Débat lutte des femmes en Amérique latine, 25 mars 2026

Femmes rurales : histoires de résistance, d’émancipation et d’espoir

Le 25 mars, notre association a organisé une projection à l’espace Joséphine Baker du CAEL de Bourg-la-Reine, réunissant environ 60 participants autour d’un moment à la fois engagé et convivial.

À cette occasion, nous avons diffusé le documentaire « Mulheres rurais en movimento » (Femmes rurales en mouvement), une œuvre participative co-construite entre Héloïse Prévost, doctorante en sociologie, réalisatrice et les militantes du Mouvement de la Femme Travailleuse Rurale du Nord-Est du Brésil.

Ce documentaire met en lumière les luttes, les engagements et les réalités des femmes rurales brésiliennes, offrant un regard fort et inspirant sur leur combat pour leurs droits et leur autonomie. Les femmes y expriment tour à tour ce que signifient pour elles l’agroécologie, le féminisme, l’identité noire, l’oppression… Il montre leur implication et la force qu’elles tirent de la mobilisation collective. Il témoigne également du fait que le cinéma documentaire peut être pensé comme un outil d’émancipation.

La projection a été suivie d’un débat en présence de Jocelyne Adriant Mebtoul, fondatrice et présidente de Femmes du Monde et Réciproquement (FMR),  experte reconnue des droits des femmes à l’international.

Forte de son parcours, notamment en tant que Directrice de cabinet (2012-2013) de Yamina Benguigugi, ministre de la Francophonie, où elle a contribué à l’organisation du premier Forum mondial des femmes francophones en 2013, puis Déléguée spéciale aux Relations internationales de la Ville de Paris et présidente de la CLEF (2018 -2022), elle a éclairé les enjeux globaux de l’égalité femmes-hommes.

Les échanges avec le public ont été particulièrement enrichissants, permettant de prolonger la réflexion autour des thématiques abordées dans le film et de créer un véritable espace de dialogue et de partage d’expériences.

Cet événement, soutenu par les sections locales d’Amnesty international et de la ligue des droits de l’homme, a ainsi été une belle réussite, illustrant l’importance de sensibiliser et de mobiliser autour des droits des femmes à l’échelle internationale.

Formation Ethnoart, 19-20 mars 2026

Témoignage : formation « Le genre en question : approche interculturelle »

Depuis quelques années, ADS est adhérente de EthnoArt, une association loi 1901, intégrée au réseau d’éducation populaire. Son objet est d’initier le public aux modes de réflexion des sciences sociales et plus particulièrement de l’ethnologie. Les formations s’appuient sur le décentrement (sortir du point de vue de son propre groupe socioculturel) comme objectivation pour que chacun apprenne à ne pas émettre des jugements de valeur stigmatisants.

Source EthnoArt

Véronique et moi, adhérentes de l’association,  avons suivi la formation « Le genre en question : approche interculturelle », et nous vous livrons ce témoignage.

Pendant deux jours, nous avons eu l’occasion de nous questionner sur le premier marqueur identitaire, la différenciation sexuelle qui s’inscrit dès la naissance au cœur des modalités éducatives.

La formation nous met en lumière que la culture occidentale nous baigne dans une vision binaire du sexe biologique, assigné dès la naissance. Cela conditionne notre conception du genre, avec tous les rôles qui en découlent. Or au cours de la formation, nous avons pu nous rendre à l’évidence que le monde n’est pas aussi binaire que ça, qu’il existe d’autres cas, par exemple les intersexes ou les trans qui sont pourtant reconnus dans d’autres cultures.

Nous avons pu voir aussi des vidéos sur d’autres parties du monde où des communautés existent et sont reconnus, par exemple : les Hijras en Inde, communauté transgenre, qui depuis 2014 sont reconnus avec la création d’un troisième genre.

Une autre notion très intéressante a été abordée : l’intersectionnalité, avec la roue des privilèges, une vision intersectionnelle pour voir les inégalités comme un croisement de différentes situations sociales.

Deux jours pour sortir du cadre social que l’on connaît, où chacun peut échanger librement de ses représentations avec les autres stagiaires, pour mettre en lumière ses propres stéréotypes. Une formation enrichissante que l’on ne peut que recommander.

 

Pour approfondir le sujet, une bibiographie est disponible : Bibliographie-formation-genre MAJ2026

Café-débat IA , 19 mars 2026

Comment s’informent les étudiants et comment utilisent ils  l’IA?

Un café-débat de grande qualité

Comme chaque année, ADS a organisé un café-débat comme point d’aboutissement d’un projet conduit par des étudiants de l’IUT de Sceaux et tutoré par une équipe de l’association.

Particularité de cette année, ce ne sont pas les résultats d’un projet mais de deux qui ont fait l’objet de présentations. En effet, deux sujets ont pu être présentés et débattus :

  • Le premier concernait la manière dont les étudiants s’informent et se forgent une opinion.
  • Le second la manière dont ils utilisent l’Intelligence Artificielle (IA).
Étudiants de l’IUT de sceaux

Les deux groupes d’étudiants avaient bâti un questionnaire et pour chacun d’eux plus de 100 étudiants de l’IUT ont répondu, et même quelques enseignants pour le questionnaire sur l’IA.

Ils ont par ailleurs effectué une recherche bibliographique leur permettant de confronter les réponses à des résultats d’enquête externes.

En savoir plus…

La maison des femmes, 13 mars 2026

Un moment fort

Le 13 mars dernier, notre association a organisé un ciné-débat au cinéma Le Trianon à Sceaux, autour du film La Maison des femmes. Cet événement a rencontré un vif succès, rassemblant près de 160 participants venus assister à cette projection suivie d’un échange riche et engagé.

Ce film, profondément humain et nécessaire, met en lumière le parcours de femmes victimes de violences et le travail essentiel des structures qui les accompagnent. Il a suscité beaucoup d’émotion dans la salle, ouvrant la voie à une discussion sincère et constructive.

 

Nous avons eu l’honneur d’accueillir, pour le débat qui a suivi la projection, la Dr Ghada Hatem, fondatrice en 2016 de la première Maison des femmes de Saint-Denis.

Son témoignage, à la fois poignant et inspirant, a permis d’éclairer concrètement les enjeux abordés dans le film. Elle a partagé son expérience de terrain, les défis rencontrés, mais aussi les avancées significatives dans la prise en charge des femmes victimes de violences.

Les échanges avec le public ont été particulièrement riches, témoignant d’un réel intérêt et d’un besoin de dialogue autour de ces sujets encore trop souvent tabous. De nombreuses questions ont été posées, permettant d’approfondir la réflexion collective et de mieux comprendre les dispositifs existants ainsi que les actions à soutenir.

Cet événement s’inscrit pleinement dans les engagements de notre association : sensibiliser, informer et favoriser les échanges autour des enjeux sociaux majeurs. Le succès de cette soirée confirme l’importance de créer des espaces de parole et de réflexion accessibles à toutes et tous.

Nous remercions chaleureusement l’ensemble des participants pour leur présence, leur écoute et la qualité des échanges.

Un grand merci à Ghada Hatem pour sa précieuse participation et à Stéphanie Debaye , directrice du cinéma le Trianon pour la co-organisation de cet événement.

 

 

 

Forts de cette belle mobilisation, nous poursuivrons nos actions pour continuer à porter ces sujets essentiels au cœur du débat public.

Exposition Carole Delarue, 18 mars – 1 juin 2026

Harmonies des mondes

Pour Carole Delarue, cette exposition est une première.

Personne ne pourra lui reprocher d’avoir trop traîné, le chemin était long, tout simplement.

Dans son souvenir, sa fréquentation des arts graphiques remontent à la maternelle. Son professeur poussait ses élèves à développer toute initiative de création ce qui lui avait permis d’approcher la poterie, l’émail, la peinture….

Adulte, elle approchera l’expression graphique par des chemins détournés, comme par respect. Elle passera tout d’abord un CAP d’encadrement, en fera son métier qu’elle pratiquera de longues années dans son petit atelier du XIVe arrondissement, rue Francis de Pressensé, non loin du cinéma l’Entrepôt.

Carole ne peignait pas elle-même, elle n’avait pas le temps, mais son atelier devint rapidement un lieu d’exposition pour de nombreux amis et peintres.

C’est donc en travaillant à la mise en valeur du travail d’autres artistes qu’elle fit enfin son entrée dans le monde artistique et ce n’est qu’en arrivant à l’âge de la retraite, il y a une douzaine d’années, que Carole trouva enfin le temps et l’envie de se mettre devant une toile.

Toujours respectueuse, presque sur la pointe des pieds, Carole commença par rendre hommage à ses maîtres familiers, Géricault, Delacroix, Chardin, Cézanne, Matisse, en réalisant parfois non pas de simples copies de certaines de leurs œuvres, mais une nouvelle lecture, une nouvelle interprétation de leur travail pour présenter à sa façon paysages ou animaux.

Peu à peu, travaillant la peinture à l’huile, Carole Delarue va se créer son propre environnement.

Sans s’inspirer d’aucun modèle, une scène poussant l’autre, un tableau entraînant le suivant, elle va créer cette harmonie des mondes, des mondes qui se chevauchent, acrobates et funambules se moquant de l’équilibre à côté d’une cathédrale, elle-même voisine d’un moulin alors, qu’en fond, un nouveau globe terrestre semble apparaître à l’horizon.

Inutile de chercher la raison de ce décor, inutile de parler d’un style qui se cherche encore, il suffit de se laisser entraîner dans ce nouveau monde, un monde de liberté.

 

Ciné – Débat – film iranien My Stolen Planet, 8 mars 2026

 Femmes en résistance avec lesquels ADS est partenaire organise une soirée projection – débat  

My stolen planet

Dans le cadre du mois de l’égalité de la ville d’Arcueil et de la Journée internationale des droits des femmes, le cinéma d’Arcueil  propose le très beau film iranien de Farahnaz Sharifi : « My stohlen planet »dimanche 8 mars à 15h45 à L’Espace Jean Vilar d’Arcueil, 1 rue Pierre Signac

Le film explore la vie sous la dictature iranienne à travers le regard d’une enfant née durant la révolution islamique de 1979, utilisant des archives et des enregistrements pour créer une histoire alternative de l’Iran.

La séance sera suivie d’un échange avec Sandrine Goldschmidt*, journaliste spécialisée sur l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes et Nadja Ringart, sociologue, féministe et co – réalisatrice du film « Maso et Miso vont en bateau », aux côtés de Carole Roussoupoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder.

 

*Sandrine Goldschmidt est chargée de communication au Mouvement du Nid et militante féministe. 

Ciné – Débat , lutte des femmes en Amérique latine

Les femmes en Amérique Latine