Projection d’une série documentaire au cinéma Le tournelle à l’Hay les Roses 20h
Le groupe local Val de Bièvre d’Amnesty International, en association avec la section LDH de l’Haÿ les Roses, dont nous sommes partenaires depuis plusieurs années, nous informe de la tenue d’une soirée ciné-débat au cinéma le Tournelle de l’Haÿ le 18 juin 2026 à 20h.
La projection de la série documentaire d’environ 1h, s’inscrit dans le cadre de la campagne « justice climatique » d’Amnesty International en partenariat avec la Ligue des droits de l’Homme. Elle sera suivie d’un débat.
« Justice Climatique – Quand la lutte pour le futur entre dans les tribunaux »
Ces documentaires d’ARTE racontent la lutte de citoyens européens afin d’obliger les états à respecter leurs obligations environnementales en traduisant leurs États devant les tribunaux, jusqu’à la Cour européenne des droits de l’Homme. Grâce aux interventions de deux chercheurs réputés, cette série souligne l’urgence d’un combat semé d’embûches, tout en recensant les leviers d’action, notamment sur le plan juridique, dont dispose le mouvement écologiste.
La campagne « justice climatique » d’Amnesty International
Le changement climatique menace l’exercice des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, voire la vie des générations présentes et futures.
Pour lutter contre la crise climatique, l’effondrement de la biodiversité et la pollution, les défenseurs et défenseuses de l’environnement s’engagent chaque jour pour protéger les terres, les forêts, les océans, et se mobilisent pour exiger une action des États et des entreprises à la hauteur de ces crises. Mais leur combat fait d’eux une cible.
Amnesty les défend en France et dans le monde notamment par la pétition en ligne
Il faut faire vite… Il faut se dépêcher de jeter l’encre avant de réfléchir.
L’inspiration vient du ventre et du cœur… Il faut empêcher le cerveau de prendre le dessus.
L’esquisse préparatoire se fait dans la tête… Il est inutile de la crayonner, la page doit rester blanche.
Plus on revient sur une calligraphie, plus on la massacre.
Il ne faut rien retoucher, la maladresse fait partie du jeu.
Il faut s’avoir s’arrêter… trois taches peuvent être un chef-d’œuvre, une quatrième peut tout déséquilibrer.
La page blanche est le champ de bataille, il faut savoir l’attaquer, lui laisser du terrain, la conquérir sans l’envahir.
Le hasard a du talent, il est inconsciemment provoqué. Il est plus talentueux que moi.
Une calligraphie est réussie parce que j’en ai raté une centaine.
Une trainée d’eau sur une feuille blanche… Quel feu d’artifice nous promettent les projections de gouttes d’encre. Elles vont exploser, s’étaler de mille feux et perdre leur magie en séchant.
« Mettre la vie dans un point » disait Hokusai. Je n’en suis pas encore là, je suis trop grandiloquent !
Je me sens comme un chef d’orchestre, incapable de jouer d’un instrument mais indispensable pour leur faire bien jouer une symphonie.
AU FIL DE L’ENCRE, tel est le titre de l’exposition que je vous propose du 5 juin au 6 octobre au Crédit Mutuel de Bourg-la-Reine.
À l’approche de la fin de mon stage, j’avais envie de partager avec vous un petit retour sur ces quelques semaines passées ici. Dans le cadre de ma 3ème année à l’EPF, école d’ingénieurs généralistes engagée dans les transitions, j’ai rejoint ADS BLR pour mon stage d’engagement citoyen de 10 demi-journées.
Ce que j’ai fait
J’ai eu deux missions principales :
Les cours de français écrit : j’ai encadré des élèves de niveaux A1/A2 et A2/B1. L’idée était vraiment de donner des clés concrètes pour que les élèves puissent progresser à l’écrit.
La préparation au questionnaire de connaissances : une mission plus théorique, mais essentielle pour les demandes de titres de séjours.
Ma petite touche personnelle
Pour aider les élèves à mémoriser, j’ai créé des questionnaires sur Google Forms. L’idée était de proposer une alternative à la longue fiche de questions et de rendre les révisions plus interactives. Cela devrait rendre l’apprentissage plus fluide et moins stressant pour les futurs candidats. Je suis heureux de laisser cet outil à l’association pour les prochains bénévoles.
Ce qui m’a étonné
Cette immersion m’a permis de voir les choses sous un autre angle :
La complexité de notre grammaire : j’ai découvert à quel point notre grammaire peut être complexe. Expliquer des règles que l’on utilise instinctivement demande beaucoup d’efforts.
La motivation des personnes : j’ai été marqué par la détermination des élèves. Ils avaient été peu scolarisés dans leur pays d’origine, ce qui rend leur effort encore plus impressionnant. Repartir de zéro avec de telles barrières est une leçon de persévérance admirable.
Les interrogations des élèves : j’ai été surpris par les questions des élèves. Leurs interrogations sur le vocabulaire et la culture française m’ont obligé à repenser ma façon d’expliquer les choses.
Ce que j’en retire
Ces 10 demi-journées m’ont appris à être beaucoup plus flexible. J’ai compris que pour bien transmettre, il faut surtout savoir écouter et s’adapter au rythme de l’autre. C’est une expérience humaine très enrichissante.
Depuis plusieurs années, les bénévoles d’ADS s’engagent auprès de personnes et de familles hébergées par l’Association Auxilia, qui leur offre un accompagnement socio-éducatif vers un logement autonome.
Qu’apporte la complémentarité entre les bénévoles et les professionnels d’Auxilia ?
Nous posons la question à Sara Ducarteron, éducatrice spécialisée.
Sara me reçoit ce jeudi 16 avril au centre d’hébergement de l’avenue Galois à Bourg-la-Reine, là où les bénévoles d’ADS rencontrent les bénéficiaires. Auxilia gère différents services d’hébergement et de réinsertion avec au total environ 180 places. Sara intervient plus particulièrement auprès de mères seules avec leurs enfants, logées en appartement.
Elle précise les trois activités qu’ADS déploie auprès des personnes accueillies :
Les cours de français,
L’aide à l’insertion professionnelle et
L’atelier de soutien scolaire auprès des enfants.
Sara assure depuis 3 ans la responsabilité de ce dernier atelier et l’anime avec 2 bénévoles. Si l’accompagnement scolaire en constitue la base, son objectif est plus global : favoriser l’autonomie et la socialisation de l’enfant dans un espace différent de leur domicile, où les difficultés des parents peuvent prendre beaucoup de place.
Une partie de l’atelier est consacrée au soutien scolaire individuel et une autre aux jeux. Pendant les vacances scolaires d’autres activités, par exemple autour de la cuisine, sont proposées. La composition changeante du groupe d’enfants (les âges et les besoins de chacun), demande de la part des accompagnant(e)s beaucoup de souplesse. Les bénévoles d’ADS ont parfaitement intégré cette donnée, explique Sara. L’atelier de soutien scolaire s’enrichit grâce à leur collaboration. Sara affirme que sans les bénévoles, l’activité ne pourrait pas se maintenir sous sa forme actuelle.
Les travailleurs sociaux d’Auxilia ont inclus l’action bénévole d’ADS dans leurs pratiques d’accompagnement. Ainsi les cours de français sont évoqués avec les personnes sollicitant un hébergement dès la procédure d’admission, comme étant un axe de leur projet d’autonomie. Il en va de même pour l’insertion professionnelle, après évaluation au cours de l’hébergement. Sara souligne que la complémentarité du travail des bénévoles dans ces deux domaines permet aux travailleurs sociaux de se consacrer davantage aux questions d’ouverture des droits, de parentalité et d’accès à un logement pérenne.
Sara se soucie de la bonne intégration des bénévoles, essentielle dit-elle, pour leur bien-être et leur motivation. Le résultat est un respect mutuel de la place de chacun, professionnels et bénévoles.
Enfin, lorsque je demande de caractériser en deux mots la relation qu’elle a bâtie avec ADS, Sara répond sans hésiter :
Mais que se passait-il au Centre Social et Culturel des Blagis ce 17 avril en fin de journée ?
Dès l’entrée, on pouvait percevoir au fond du couloir des cris, parfois des hurlements, puis des rires, des applaudissements et, très distinctement, le cri de : « Liberté !, égalité !, fraternité !». Une émeute ? Une révolution ?
C’était en effet quelque chose comme une petite révolution pour les quelque 35 enfants, du CP au CM2, qui allaient, pour la plupart, avoir pour la première fois un vrai rôle d’acteur à jouer devant un public d’adultes.
L’excitation l’emportait heureusement largement sur le trac et gagnait même les animateurs de l’évènement, qui voyaient enfin, après quelques aléas ayant émaillé la création de l’évènement, leurs efforts récompensés.
Le chemin avait été particulièrement accidenté car si, pour réaliser un spectacle, il faut une idée, une équipe, un peu de sous, des acteurs, et un calendrier favorable, ces divers éléments avaient eu quelques difficultés à se coordonner correctement.
L’idée première répondait, à l’initiative d’ADS, à un appel à projet de la mission Ville de la préfecture des Hauts de Seine fin 2024.
ADS avait proposé un spectacle sur le thème « Apprivoiser la parole en public par le théâtre et le chant », avec l’idée que le thème pourrait être l’orthographe. Deux professionnels étaient pressentis Jeannine Manant, professeur d’art théâtral, et Cyril Adda chanteur et compositeur, avec l’idée de faire le projet avec une association de Bourg-la-Reine
La subvention fut une première fois refusée, nous avions déjà renoncé au projet quand finalement la subvention fut accordée fin septembre 2025. Trop tard pour envisager faire le projet avec les enfants de l’association de Bourg-la-Reine avec qui il était envisagé un spectacle avant les vacances d’été.
Heureusement, le CSCB, partenaire d’ADS depuis longtemps, prit rapidement le relais avec le groupe des 35 enfants de l’Accompagnement à la Scolarité. Le projet pouvait enfin démarrer, nous étions le 6 novembre 2025, les enfants étaient réunis, et compte tenu de la période des élections municipales, Jeannine Manant proposa un texte poétique propre à inculquer quelques principes démocratiques aux futurs acteurs sur le thème de la devise républicaine ; Cyril, musicien et compositeur se proposa pour mettre en musique et chanter avec les enfants quelques passages du texte. Et le projet a profité de 5 bénévoles, dont 1 musicienne pour faire répéter les chants, 2 artistes peintres pour les ateliers décors.
Nidhal, responsable jeunesse du CSCB ainsi que Birama, éducateur très apprécié des enfants, veillaient au bon déroulement des séances tout en appelant à tour de rôle les 35 enfants pour aller faire leurs devoirs avec les bénévoles du CSCB. Et à l’exception du temps « devoirs », les enfants se consacraient au théâtre et au chant.
Animateurs comme futurs acteurs ne regretteront pas ces petites difficultés de départ qui apportèrent au contraire, à tous, enfants et adultes, une énergie supplémentaire au cours des répétitions.
On comprend donc mieux l’excitation partagée par tous alors que prenait place le public, constitué principalement des mères et grands-mères des petits acteurs, certainement plus crispées que leurs enfants.
Et c’est ainsi que débuta, avec juste une petite quinzaine de minutes de retard, la première réplique de la pièce :
« Vraiment trop belle la mairie ! » une mairie dont le fronton s’ornait des mots « Liberté, Egalité, Fraternité » que trois jeunes acteurs vont hurler peu après pour lancer la pièce.
Vidéo
En quelques minutes, ce 17 avril 2026, le CSCB était devenu aussi exalté que l’esplanade de La Bastille le 14 juillet 1789.
Le spectacle se déroula ensuite parfaitement jusqu’à la dernière réplique, les petits acteurs faisant rire à plusieurs reprises le public. Mères et grands-mères, qui connaissaient par cœur le rôle de leur enfant, et dont les lèvres avaient murmuré discrètement la plupart des répliques et des chansons, purent enfin laisser couler leurs larmes d’émotion et de fierté.
Les organisateurs et animateurs de la soirée purent également respirer plus calmement, les applaudissements couvrant les cris enthousiastes des enfants qui avaient effectivement oser prendre la parole en public pour parler de démocratie, mais aussi de solidarité et d’amour.
Peu après, les animateurs de ce spectacle reçurent le plus sincère des remerciements quand les institutrices et directeur de l’école des enfants, visiblement impressionnés, avouèrent qu’ils allaient maintenant regarder leurs élèves avec un œil nouveau « nous ne les aurions jamais cru capables de faire ça ».
Et pour la grande fierté des enfants, le Maire de Sceaux les a invités pour le prochain conseil municipal à venir chanter « Liberté Egalité Fraternité ».
Pour revivre ou découvrir ce moment inédit : Le spectacle,
Femmes rurales : histoires de résistance, d’émancipation et d’espoir
Le 25 mars, notre association a organisé une projection à l’espace Joséphine Baker du CAEL de Bourg-la-Reine, réunissant environ 60 participants autour d’un moment à la fois engagé et convivial.
À cette occasion, nous avons diffusé le documentaire « Mulheres rurais en movimento » (Femmes rurales en mouvement), une œuvre participative co-construite entre Héloïse Prévost, doctorante en sociologie, réalisatrice et les militantes du Mouvement de la Femme Travailleuse Rurale du Nord-Est du Brésil.
Ce documentaire met en lumière les luttes, les engagements et les réalités des femmes rurales brésiliennes, offrant un regard fort et inspirant sur leur combat pour leurs droits et leur autonomie. Les femmes y expriment tour à tour ce que signifient pour elles l’agroécologie, le féminisme, l’identité noire, l’oppression… Il montre leur implication et la force qu’elles tirent de la mobilisation collective. Il témoigne également du fait que le cinéma documentaire peut être pensé comme un outil d’émancipation.
La projection a été suivie d’un débat en présence de Jocelyne Adriant Mebtoul, fondatrice et présidente de Femmes du Monde et Réciproquement (FMR), experte reconnue des droits des femmes à l’international.
Forte de son parcours, notamment en tant que Directrice de cabinet (2012-2013) de Yamina Benguigugi, ministre de la Francophonie, où elle a contribué à l’organisation du premier Forum mondial des femmes francophones en 2013, puis Déléguée spéciale aux Relations internationales de la Ville de Paris et présidente de la CLEF (2018 -2022), elle a éclairé les enjeux globaux de l’égalité femmes-hommes.
Les échanges avec le public ont été particulièrement enrichissants, permettant de prolonger la réflexion autour des thématiques abordées dans le film et de créer un véritable espace de dialogue et de partage d’expériences.
Cet événement, soutenu par les sections locales d’Amnesty international et de la ligue des droits de l’homme, a ainsi été une belle réussite, illustrant l’importance de sensibiliser et de mobiliser autour des droits des femmes à l’échelle internationale.
Témoignage : formation « Le genre en question : approche interculturelle »
Depuis quelques années, ADS est adhérente de EthnoArt, une association loi 1901, intégrée au réseau d’éducation populaire. Son objet est d’initier le public aux modes de réflexion des sciences sociales et plus particulièrement de l’ethnologie. Les formations s’appuient sur le décentrement (sortir du point de vue de son propre groupe socioculturel) comme objectivation pour que chacun apprenne à ne pas émettre des jugements de valeur stigmatisants.
Source EthnoArt
Véronique et moi, adhérentes de l’association, avons suivi la formation « Le genre en question : approche interculturelle », et nous vous livrons ce témoignage.
Pendant deux jours, nous avons eu l’occasion de nous questionner sur le premier marqueur identitaire, la différenciation sexuelle qui s’inscrit dès la naissance au cœur des modalités éducatives.
La formation nous met en lumière que la culture occidentale nous baigne dans une vision binaire du sexe biologique, assigné dès la naissance. Cela conditionne notre conception du genre, avec tous les rôles qui en découlent. Or au cours de la formation, nous avons pu nous rendre à l’évidence que le monde n’est pas aussi binaire que ça, qu’il existe d’autres cas, par exemple les intersexes ou les trans qui sont pourtant reconnus dans d’autres cultures.
Nous avons pu voir aussi des vidéos sur d’autres parties du monde où des communautés existent et sont reconnus, par exemple : les Hijras en Inde, communauté transgenre, qui depuis 2014 sont reconnus avec la création d’un troisième genre.
Une autre notion très intéressante a été abordée : l’intersectionnalité, avec la roue des privilèges, une vision intersectionnelle pour voir les inégalités comme un croisement de différentes situations sociales.
Deux jours pour sortir du cadre social que l’on connaît, où chacun peut échanger librement de ses représentations avec les autres stagiaires, pour mettre en lumière ses propres stéréotypes. Une formation enrichissante que l’on ne peut que recommander.
Comment s’informent les étudiants et comment utilisent ils l’IA?
Un café-débat de grande qualité
Comme chaque année, ADS a organisé un café-débat comme point d’aboutissement d’un projet conduit par des étudiants de l’IUT de Sceaux et tutoré par une équipe de l’association.
Particularité de cette année, ce ne sont pas les résultats d’un projet mais de deux qui ont fait l’objet de présentations. En effet, deux sujets ont pu être présentés et débattus :
Le premier concernait la manière dont les étudiants s’informent et se forgent une opinion.
Le second la manière dont ils utilisent l’Intelligence Artificielle (IA).
Étudiants de l’IUT de sceaux
Les deux groupes d’étudiants avaient bâti un questionnaire et pour chacun d’eux plus de 100 étudiants de l’IUT ont répondu, et même quelques enseignants pour le questionnaire sur l’IA.
Ils ont par ailleurs effectué une recherche bibliographique leur permettant de confronter les réponses à des résultats d’enquête externes.
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